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Le CNLD dénonce les conditions d’incarcération des détenus d’opinions

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© DR | Comité national pour la libération des détenus (CNLD)

Le Comité national pour la libération des détenus (CNLD) a dénoncé, ce mercredi 28 aout, les conditions d’incarcération des détenus emprisonnés depuis plus d’un mois pour avoir brandi un drapeau Amazigh lors des manifestations populaires. Le comité révèle que Samira Messouci, élue à l’APW de Tizi-Ouzou, s’est vue imposer le port du hijab pour recevoir des soins en détention.

 

Le comité dont sont membres le collectif d’avocats de la défense des détenus d’opinion affirment que les conditions de détention à la prison d’El Harrach “relèvent d’une époque qu’on croyait à jamais révolue” ajoutant que “dans cet établissement, la dignité d’un détenu est une notion étrange ! “.

“Il n’est pas inutile de rappeler qu’ils ne sont ni des corrompus, ni des voleurs des richesses du peuple comme certains de leurs colocataires. Ce sont pour la plupart des jeunes qui sont déterminés à parachever la libération du peuple après l’indépendance arrachés par leurs ainés dont l’un deux, le valeureux commandant Bouregaâ, est leur compagnon d’infortune”, s’indigne le CNLD

“Ces jeunes ont choisi de vivre dignement dans leur pays. Certains avaient programmé leur mariage pour cet été mais n’ont pu réaliser leurs projets en raison d’une détention aussi injuste qu’illégale”, peste le comité.

Le CNLD a pointé du doigt les conditions de détention de Samira Messouci, jeune élue à l’APW de Tizi-Ouzou précisant qu’elle “subit une pression morale indigne de cette institution”. “pour pouvoir se soigner à l’infirmerie, on lui impose de porter un ‘’hijab’’ sous prétexte que l’infirmier qui doit l’examiner est de sexe masculin”.

“Refusant ce chantage, Samira Messouci se retrouve privée depuis le 28 juin, jour de son arrestation, de soins suite aux traumatismes causés par les brutalités des policiers qui l’ont appréhendée“, dénonce le Comité national pour la défense des détenus dans un communiqué rendu publique ce mercredi.

“L’acharnement de l’administration pénitentiaire va jusqu’à lui interdire le port de la robe kabyle et le foulard ‘’amendil’’ qui va avec, qu’elle avait choisi elle-même devant la condition insistante de cette administration de vouloir lui imposer de porter le hijab le jour de son jugement au tribunal de Sidi M’hammed, portant ainsi atteinte, une fois de plus, à sa conviction et liberté de choix”, s’insurge en outre le CNLD.

Par ailleurs, le comité indique que “sur le plan de l’instruction du dossier, le CNLD relève un traitement qui s’étire volontairement dans le temps”, estimant qu’il “est clair que le seul objectif d’une procédure qui n’a pas lieu d’être au regard de la loi est de faire des détenus une monnaie d’échange ou un moyen de chantage pour la concrétisation de la feuille de route pour régénérer le système qui a ruiné le pays”.

Indigné par le traitement réservés aux détenus, le CNLD réitère son appel à leur “libération immédiate et inconditionnelle” ajoutant q’une délégation d’avocats du collectif de la défense se rendra dans la matinée du jeudi 29 août à la prison d’El Harrach “pour s’enquérir à nouveau des conditions de détention des détenus et s’entretenir avec l’administration sur les questions de pressions qu’ils subissent et de leurs droits bafoués, notamment le droit élémentaire aux soins”, conclut le communiqué.

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