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Le club des magistrats libres charge le porte-parole du gouvernement, Hassan Rabhi

Le club des magistrats n’a visiblement pas apprécié l’intervention du porte-parole du gouvernement sur le conflit qui oppose le syndicats des magistrats au ministère de la Justice. Le Club estime que cette intervention est “une solidarité ministérielle entre les membre d’un pouvoir exécutif cherchant par tous les moyens à défendre sa position “funeste” contre des juges indépendants.

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Les magistrats en grève illimitée

Dans un communiqué rendu publique ce dimanche, le porte-parole du club des magistrats libres en cours de création, Saadeddine Marzouk n’y est pas allé avec le dos de la cuillère pour s’attaquer à hassan Rabhi indiquant que ce dernier s’est impliqué dans une crise “qui ne lui concerne pas en essayant “de donner des leçons gratuites, pour la seconde fois, sur la déontologie et le bon fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature”, soulignant que “seuls les magistrats connaissent les rouages de leur secteur”.

“Les conseils que Hassan Rabhi souhaite donner aux juges indépendants qu’ils soient membres du SNM ou du club des magistrats aurait été plus fructueux  s’il avait été adressé à son secteur en difficulté”, fulmine l’organisation.

Ainsi, le Club des magistrats dénonce les déclarations du porte-parole d’un gouvernement “contesté dans sa légitimité et nommé par des forces anticonstitutionnelles et populairement rejetée“, note le communiqué lui demandant de prêter attention à son secteur, “qui a cruellement besoin de réformes radicales pour annihiler les frontières et les restrictions que subissent la presse”, ajoute les rédacteurs du communiqué.

Le club affirme que “la majorité des juges de divers tribunaux et conseils judiciaires nationaux ainsi que la Cour suprême et le Conseil d’État ont fortement participé pour la deuxième semaine consécutive au boycott du travail judiciaire appelé par le syndicat national des magistrats en pleine coordination avec le Club des magistrats” niant par la même toutes les informations et les données avancées par le porte-parole du gouvernement, hassan Rabhi.

Allant plus loins dans sa critique, le club des magistrat a appelé le ministre de la communication d’élaborer “sérieusement” un code de déontologie pour la profession du journaliste, d’éliminer le chaos général que connait le secteur de l’audiovisuel plutôt que de s’engager dans la crise actuelle entre les magistrats et le ministère de la Justice.

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Affaire Ali Haddad : ce que révèle une enquête sur la fortune “incommensurable” de l’homme d’affaire

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Le président du FCE, Ali Haddad a démenti, dans un communiqué publié ce dimanche 27 janvier, l’exclusion de Laid Benamor de la direction du FCE.

L’influent homme d’affaires Ali Haddad, patron du groupe ETRHB et ex président du Forum des chefs d’entreprise (FCE) actuellement en détention ne doit sa richesse qu’au soutien de Said Bouteflika frère du Président déchu et de son hégémonie sur les marchés publics et l’argent des banques. L’homme d’affaire a, su depuis plusieurs années, assoir son autorité et bâtir un empire financier qui dissimulait de sombres affaires. les conclusions de l’enquête préliminaire publiées sur le journal El Watan révèlent des chiffres qui font tomber à la renverse.

En effet, le Groupe ETRHB a bénéficié depuis l’année 2000 jusqu’à 2019, “de 124 marchés publics (dont la plus grande partie entre 2012 et 2018), d’un montant de 78 410 milliards de centimes”, indique la même source.

L’enquête révèle ainsi que le secteur des travaux publics “occupe la première position avec 99 marchés, pour une enveloppe de 56 430 milliards de centimes. Il est suivi de l’hydraulique avec 23 marchés d’un montant de 21 719 milliards de centimes, puis de l’énergie et des mines avec 2 marchés de plus de 261 milliards de centimes”.

Le statut de privilégié accordé à Ali Haddad n’a été possible, selon la même source, que grâce “à sa relation assez solide avec Saïd Bouteflika”.

Ce statut qui lui a permis de bénéficier, selon l’enquête,de 452 crédits auprès des banques, pour un montant de 211 000 milliards de centimes, dont 167 000 milliards de centimes, soit 83%, ont été accordés par des banques publiques, à leur tête le CPA (Crédit populaire d’Algérie), avec 73 000 milliards de centimes, soit 43% des montants prêtés”. L’enquête révèle également que le nombre d’incidents de remboursement ont atteint 88, dont seulement 4 ont été remboursés par le groupe ETRHB.

Une fortune incommensurable

Le puissant homme d’affaire a pu ériger des fortunes à l’étranger. Les enquêteurs explique que celui-ci s’arrangeait “pour être dans des groupements de sociétés avec, comme chef de file, des entreprises étrangères – le portugais Teixeira, les turcs Mapa et Ozgun, les chinois CSCEC et Chec, l’italien Rizzani Todini, les espagnoles Ofcc, Inerica, Enyse – pour qu’elles bénéficient de la plus grande partie des montants transférables à l’étranger”.

Cette pratique lui a ainsi permis d’acheter à Barcelone, en Espagne, l’hôtel Palace “pour un montant de 55 millions d’euros, dont 44 millions proviennent d’un crédit alloué par une banque espagnole, alors que 10 millions d’euros ont été avancés par deux sociétés (5 millions d’euros pour chacune des sociétés Mapa et Teixeira Duarte), des chefs de file dans des groupements avec Haddad en Algérie”, ajoute la même source.

Lourdes pertes financières

L’enquête révèle en outre que la majorité des projets confiés à Ali Haddad “ont vu leur prix augmenter” et fait l’objet, par la suite, “d’avenants qui ont suscité de lourdes pertes financières”. Cité a titre d’exemple, “le montant des travaux d’aménagement des gorges de Kherrata, sur la RN9, arrêté à 3 526 333 646 DA et 89 350 880 millions d’euros, a connu, après la signature de l’avenant (02) une hausse de 1 250 954 582 DA et de 8 903 685 euros, soit une augmentation de 59% pour la partie en dinars et de 99,6% pour la partie en devises, avec une prolongation du délai de réalisation de 14 mois”, développe l’enquête.

Le marche de la réalisation de la ligne de tramway Alger-Est, qui a été confié à Haddad a connu également “de nombreuses violations de la réglementation”. L’homme d’affaire a soumissionné avec Meditrail et Alstom comme chef de file, “pour un montant de 3263 milliards de centimes, dont une grande partie, soit 2300 milliards de centimes, ont été transférée en devises”.

“Autre contrat suspicieux, celui de la réalisation de la ligne ferroviaire de 185 km, reliant Relizane-Tiaret-Tisemsilt. Confié au groupement Infrafer-Crgl, le moins disant, ce marché a fait l’objet de recours de la part de l’ETRHB associée avec l’espagnole FCC, mais aussi de Cosider associé à l’italienne Astaldi, qui ont été rejetés par la Commission nationale des marchés en octobre 2009. Non content de ce refus, Haddad saisit, par courrier, le Premier ministre, alors Ahmed Ouyahia, lequel instruit les ministres des Finances et des Transports pour annuler l’attribution provisoire des marchés de réalisation de la ligne ferroviaire Relizane-Tisemsilt ainsi que celle Saïda-Tiaret, attribués à un groupement algéro-chinois et les affecter pour la première ligne à Haddad-FCC et la seconde à Cosider-Astaldi”, selon l’enquête.

“Ce contrat, pour un montant de près de 90 milliards de dinars, va connaître six avenants pour atteindre la somme de 102,687 milliards de dinars”? ajoute-on.

En 2016, l’ETRHB introduit une demande de réévaluation à la hausse des prix unitaires, acceptée par le ministre des Travaux publics et des Transports, Boudjemaa Talai, alors qu’un rapport du DG de l’Anesrif (Agence nationale d’étude et de suivi des réalisations ferroviaires) affirme que cette réévaluation a engendré une perte sèche de 8 milliards de dinars et que le reste de l’autorisation du programme a atteint 392 millions de dinars précisant que la hausse des besoins du projet est estimée à 25,700 milliards de dinars”, rapporte l’enquête.

Une situation qui a poussé le ministre à saisir Abdelmalek Sellal, alors Premier ministre, par une correspondance dans laquelle il l’informe que l’exécution de l’accord de réévaluation avec l’ETRHB et l’application des montants de change au moment de la signature du même accord ont causé un préjudice financier de 9,600 milliards de dinars, alors que les travaux ne sont qu’à 28% de leur réalisation, tout en demandant des autorisations de programme complémentaire de 15 milliards de dinars pour financer les avenants signés et les travaux restants.

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Le ministre émirati des Affaires étrangères en visite à Alger

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Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale des Emirats arabes unis (EAU), Sheikh Abdullah Bin Zayed Al Nahyan effectuera, ce lundi, une visite de travail en Algérie au cours de laquelle il s’entretiendra avec son homologue algérien, Sabri Boukadoum, a indiqué dimanche un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

« Cette visite s’inscrit dans le cadre des relations de fraternité unissant les deux pays frères, et devra permettre de procéder à une évaluation de la coopération bilatérale dans toutes ses dimensions et d’examiner les perspectives de son renforcement, notamment en matière de partenariat et d’investissement », a précisé le communiqué.

La visite du chef de la diplomatie émiratie constituera, également, une occasion pour les deux ministres « d’échanger autour des questions régionales et internationales d’intérêt commun, notamment la situation en Libye au vu des derniers développements que connait ce pays voisin, et les efforts consentis par l’Algérie et les parties prenantes internationales afin de trouver un règlement politique mettant un terme à la crise à travers le dialogue inclusif entre les parties libyennes, loin de toute ingérence étrangère », conclu la même source.

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L’Algérie condamne avec force l’attentat de Sokolo (Mali)

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© DR | Mali, au moins 19 morts dans l'attaque de jihadistes contre la Gendarmerie dans la région du Ségou

Suite à l’attentat meurtrier attribué à des djihadistes et qui a fait 19 victimes, selon un dernier bilan provisoire, parmi les gendarmes du camp de Sokolo dans la région du Ségou dans le Centre du Mali, le ministère des Affaires étrangères algériennes condamne « avec force l’attaque terroriste ayant ciblé ce dimanche 26 janvier 2020 le camp militaire de Sokolo ». C’est ce que rapporte une déclaration du Porte-parole du MAE, parvenue à notre rédaction.

L’attaque a été perpétrée par des membres des groupes jihadistes liés à Al-Qaïda qui sévissent dans la région et qui seraient arrivés en motos, selon des agences de presse. Les assaillants étaient lourdement armés et ont emporté des équipements et du matériel militaire en quittant le camp.

Ayant fait l’expérience amère du terrorisme et des deuils qu’engendre le terrorisme, le peuple algérien compatit avec ses voisins du Sud en cette triste circonstance. A cet effet, le MAE s’incline « devant le sacrifice des militaires maliens morts au service de leur patrie et de leur peuple », rapporte le communiqué et continue « nous tenons à  présenter nos condoléances et assurer de notre solidarité  leurs familles, le Gouvernement et le Peuple frère du Mali ».

Soutenant la stabilité aux frontières, le communiqué affirme que l’ Algérie demeure convaincue que « les forces de sécurité et de défense, le peuple et le gouvernement du Mali continueront à livrer une lutte implacable contre l’hydre terroriste dans ce pays voisin », conclut le communiqué.

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