L’autorité palestinienne ne veut plus de l’aide américaine

C’est ce qui a annoncé le 22 janvier, Saeb Erekat,  secrétaire général de de l’organisation de libération de la Palestine (OLP).Ce dernier indique dans une lettre officielle envoyé à l’administration américaine que les autorités palestiniennes refusent a partir du fin janvier toute aide venant du gouvernement américain y compris l’assistance aux services de sécurité palestinienne en affirmant que cette décision n’aura aucun impact sur le rôle des service de sécurité.

 

La décision des autorités palestiniennesest motivée par l’adoption aux Etats-Unis en 2018 de l’Anti-TerrorismClarification Act (ATCA)  autorisant les citoyens américains à poursuivre en justice pour des faits de terrorisme des gouvernements étrangers bénéficiant de l’aide américaine.

Par ailleurs, un haut responsable palestinien en charge de la sécurité ne semble pas être du même avis que son collaborateur. Car selon lui, «cette décision aura des conséquences». En rejetant l’aide de l’administration américaine, il insiste tout de même sur « de nouveaux financements, notamment auprès des Etats européens»a-t-il expliqué.

Parallèlement, un responsable américain  a indiqué que l’administration « travaillait » sur l’impact potentiel du ATCA et avait « pris des mesures pour réduire progressivement certains projets et programmes en Cisjordanie et à Ghaza », territoire palestinien soumis au blocus israélien.

Territoires palestiniens

Quelques entreprises américaines travaillant dans le domaine des services de sécurité ont déjà quitté les territoires palestiniens, a-t-il dit en requérant l’anonymat. Le président américain Donald Trump a transféré l’ambassade des Etats-Unis vers El-Qods occupée qu’il a considéré comme  capitale d’Israel en décembre 2017.

En réaction, le président palestinien Mahmoud Abbas a gelé les relations de l’Autorité avec l’administration américaine. Donald Trump a ensuite coupé de 500 millions de dollars l’aide américaine aux Palestiniens.