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L’armée récupère l’organe de surveillance des TIC qui était sous la tutelle de la justice

Bouzid ICHALALENE

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Censure, verrouillage et censure dans le domaine des TIC

L’organe central de surveillance des TIC dédié à la prévention et à la lutte contre les infractions liées aux technologies de l’information et de la communication qui était sous la tutelle du ministère de la justice est désormais sous les ordres du ministère de la Défense nationale. Cette situation inquiète les ligues de droits de l’homme.

 

C’est ce qui est indiqué dans le décret présidentiel n° 19-172 paru dans le 37e Journal officiel, qui fixe la composition, l’organisation et les modalités de fonctionnement de l’organe national de prévention et de lutte contre les infractions liées aux technologies de l’information et de la communication. Selon la même source, l’organe en devient désormais “établissement public à caractère administratif, doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière, placé sous l’autorité du ministère de la Défense nationale”.

“Il est composé des représentants des ministères suivants : le ministère de la Défense nationale ; le ministère en charge de l’Intérieur; le ministère de la Justice et le ministère en charge des Télécommunications”.

déterminer la source et la traçabilité”

Avant sa remise sous la coupe du ministère de la défense nationale (MDN), l’organe en question avait pour mission “d’assister, sur leur demande, les autorités judiciaires et les services de police judiciaire, y compris en matière d’expertises judiciaires, dans le cadre de la lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication, et des infractions nécessitant le recours aux moyens spécifiques d’investigation de l’organe ; de la collecte, de l’enregistrement et de la sauvegarde des données numériques et d’en déterminer la source et la traçabilité en vue de leur utilisation dans les procédures judiciaires”.

Pour l’avocate et députée du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD), Fetta Sadat, “c’est encore une autre manière de bafouer les libertés”. La mise sous la tutelle du MDN de cet appareil de surveillance est “une preuve qu’il y’a une volonté certaine des tenants du pouvoir central des verrouiller les champs des droits et des libertés individuelles et collectives “, ajoute la députée qui dénonce “une autre dérive à l’encontre de la volonté du peuple sorti le 22 février pour demander, que sa souveraineté soit restituée, et à ce qu’il y’ait une libération du champs médiatique de tous les obstacles et les lois liberticides”.

Le vice président de la ligue Algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH), Said Salhi s’inquiète de cette situation. Il estime que« l’armée doit respecter la sphère inviolable des libertés individuelles et de la vie privée, c’est la règle générale, et l’exception doit être encadrée par la justice, seul pouvoir habilité à intervenir dans des cas précis et motivés ». Cette institution sécuritaire « a récupéré tous les organes de surveillance et de contrôle, notamment les renseignements, les écoutes et les organes des Tic. C’est inquiétant dans le sens où il n’y a pas de garantie de protection des données personnelles, du secret des correspondance et de la vie privée des gens, qui sont tous des droits individuels à protéger ».

Directeur de publication. Passionné par l'enquête et le reportage. Je m'intéresse à tout ce qui se passe autours de moi.

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Une poudre pour dépister le coronavirus : L’ARAV dénonce une “consécration de l’obscurantisme”

Yasmine Marouf-Araibi

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L’Autorité de régulation de l’audiovisuel (ARAV) a réagi, mercredi, à la promotion par l’émission matinale d’Echorouk TV ,”Sabah Echourouk”, d’une poudre pouvant dépister le coronavirus. L’autorité a condamné “sévèrement” les émissions “versant dans l’ignorance” et a dénoncé une “consécration de l’obscurantisme”.

“L’ARAV, qui condamne sévèrement ce genre d’émission versant dans l’ignorance et la mystification, appelle à la promotion et à la moralisation de l’acte d’information médiatique favorisant le développement de l’esprit et de la connaissance et la vulgarisation du bon sens au sein de la société dans le cadre du service public”, indique le communiqué de l’ARAV.

“Alors que les scientifiques et les chercheurs de par le monde sont engagés dans une véritable course pour trouver un vaccin contre le covid-19 et que les grandes puissances mobilisent des milliards de dollars à cet effet, la chaîne Echourouk TV n’a pas trouvé mieux, à travers son émission matinale +Sabah Echourouk+, que de présenter une femme se targuant de proposer un médicament et même un moyen de dépistage, sans aucun égard pour le bon sens et au mépris de la science et de l’opinion publique”, déplore l’ARAV.

“Cette chaîne et d’autres s’étaient déjà illustrées par la vulgarisation de ce genre de charlatanisme en donnant la parole à des individus, qui sous le couvert de la médecine alternative, abusent de la crédulité de citoyens”, rappelle l’ARAV qui considère que “c’est là une atteinte à l’image des médias, en particulier et du pays, en général et une consécration de l’obscurantisme au sein de la société “.

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Education : Le gouvernement compte généraliser les tablettes électroniques dans les écoles

Yasmine Marouf-Araibi

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Le gouvernement oeuvre à généraliser l’utilisation des tablettes électroniques dans les écoles, c’est ce qu’à affirmé ce mardi le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, lors de sa visite à la wilaya de Tindouf.

L’annonce a été faite alors que le ministre inspecté le projet de réalisation d’un lycée situé entre les cités «Wifak » et «Wiam » au chef-lieu de la wilaya.

Selon, Abdelaziz Djerad le Gouvernement compte généraliser la tablette électronique à travers tout le territoire national, afin de réduire l’utilisation des manuels et d’alléger le poids du cartable, mais aussi afin d’améliorer la qualité d’enseignement. “D’autant que les élèves maîtrisent désormais les TIC”, a-t-il souligné.

Abdelaziz Djerad a entamé ce mardi une visite d’inspection et de travail à la wilaya de Tindouf. Il est accompagné d’une délégation ministérielle composée des ministres de de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Kamel Beljoud, de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, Kamel Nasri, de l’Agriculture et du Développement rural, Abdelhamid Hamdane, de l’Education nationale, Mohamed Oudjaout et des Affaires religieuses et des Wakfs, Youcef Belmehdi. 





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L’application chinoise TikTok victime des tensions entre Pékin et New Delhi

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Coupez la musique ! Interdite par l’Inde pour des raisons de sécurité nationale après un affrontement militaire meurtrier avec la Chine, la plateforme chinoise TikTok s’est défendue mardi d’avoir communiqué des données d’utilisateurs indiens à Pékin.

La plateforme figure en tête de la liste de 59 applications chinoises publiées lundi soir par New Delhi, qui a ordonné leur blocage dans le pays pour “assurer la sécurité et la souveraineté du cyberespace indien”.

La décision du gouvernement du Premier ministre Narendra Modi survient deux semaines après un rarissime accrochage meurtrier entre les armées indienne et chinoise autour d’un litige frontalier dans l’Himalaya, qui a suscité des appels au boycott de produits chinois dans le géant d’Asie du Sud.

Cette interdiction constitue un revers majeur pour TikTok, extrêmement populaire auprès des jeunes Indiens, qui va perdre d’un seul coup une part importante de ses utilisateurs mondiaux.

“TikTok continue de respecter la sécurité et le caractère privé des données aux termes du droit indien et n’a partagé aucune information sur nos utilisateurs en Inde avec des gouvernements étrangers, y compris le gouvernement chinois”, s’est défendue mardi la branche indienne de la société, propriété du groupe chinois ByteDance, dans un communiqué.

L’application permet de publier des vidéos de quelques dizaines de secondes où les utilisateurs se filment réalisant des sketchs, chantant en playback ou dansant sur fond de musique.

“TikTok a démocratisé l’internet en étant accessible dans 14 langues indiennes, avec des centaines de millions d’utilisateurs, d’artistes, de conteurs, d’éducateurs et d’interprètes qui en dépendent pour gagner leur vie, beaucoup d’entre eux étant des primo-accédants à internet”, a regretté l’application dans son communiqué.


Corps-à-corps

Mardi matin, des journalistes de l’AFP en Inde pouvaient toujours accéder à l’application. TikTok a indiqué “être en train de faire le nécessaire pour respecter” l’ordre de blocage.

Ce blocage d’applications chinoises, qui concerne également WeChat, Weibo et le jeu Clash of Kings, s’inscrit dans un contexte de vives tensions entre New Delhi et Pékin.

Des troupes des deux nations les plus peuplées du monde se sont affrontées le 15 juin lors d’un corps-à-corps d’une extrême violence dans une vallée disputée du Ladakh (nord de l’Inde), première confrontation meurtrière entre leurs armées en 45 ans.

Le choc a fait 20 morts côté indien, et un nombre inconnu de victimes dans les rangs chinois. Le décès des soldats indiens a suscité une vague d’indignation en Inde et provoqué une poussée de fièvre antichinoise, mettant le gouvernement nationaliste hindou sous pression.

Un grand groupe d’hôtels de New Delhi a annoncé son refus d’accueillir désormais des clients chinois. Le fabricant chinois de téléphones portables Xiaomi, leader du marché en Inde, où il possède également des usines, doit cacher ses enseignes et logos derrière de grandes bannières proclamant “Made in India”.

Le Premier ministre Narendra Modi doit s’adresser à la nation mardi à 16H00 locales (10H30 GMT) mais on ignore s’il abordera le sujet des tensions indo-chinoises.

L’intervention du chef de gouvernement pourrait porter sur l’épidémie de coronavirus, qui fait toujours rage en Inde et s’y propage rapidement. Le pays recense à ce jour 16.893 morts pour 566.840 cas déclarés, des chiffres en rapide progression.

Les experts estiment que le pic de l’épidémie est encore à venir en Inde, malgré un confinement particulièrement sévère de fin mars à début juin qui a mis l’économie à genoux et laissé des dizaines de millions de personnes sans ressources.

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