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Culture

L’algérien Abdelouahab Aissaoui lauréat du Booker du roman arabe

Yasmine Marouf-Araibi

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Le romancier algérien Abdelouahab Aissaoui est le lauréat du prix littéraire international du roman arabe (Booker) 2020 pour son roman “Eddiwan El Isbarti”, publié en 2018 chez l’éditeur algérien Mim.

Même si, la cérémonie de remise du prix a été annulée en raison des mesures de prévention contre la propagation du coronavirus, l’écrivain recevra une récompense de 50.000 USD pour son roman, en plus d’une traduction de son oeuvre vers l’anglais.

Le roman primé évoque la fin de l’occupation ottomane et le début de la colonisation française (1815-1833) à travers l’histoire de cinq personnages, les événements se déroulant essentiellement à Alger.

Le roman “invite le lecteur à mieux comprendre la vie sous occupation et les différentes formes de résistance qui s’y opposent”, a déclaré l’écrivain et critique Muhsin al-Musawi, président du jury de cette édition.

“Avec sa structure narrative profonde et historique, le roman ne vit pas dans le passé, mais il invite plutôt le lecteur à remettre en question la réalité actuelle” a-t-il ajouté.

Né à Djelfa en 1985, Abdelouahab Aissaoui a à son actif plusieurs ouvrages littéraires dont “Cinéma de Jacob” (2012) et “Sierra Del Muerte”, son deuxième roman et Grand Prix Assia- Djebbar en 2015.

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Culture

Le musicien Hamdi Benani n’est plus

Meriem Nait Lounis

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Hamdi Benani, l’un des maîtres de la musique Malouf en Algérie, est mort ce 21 septembre à l’âge de 77 ans des suites du coronavirus. Il a été transféré à l’hôpital de Annaba suite à un malaise, déclarent les proches du défunt à la chaine Ennahar TV.

Surnommé l’Ange blanc, l’artiste a bâti une carrière remplie de succès. Il est décrit comme étant un chanteur et musicien ayant appris chez feu Mohamed El Kourd, son grand-père, mais Hamdi tenait à souligner qu’il est issu de toute une famille d’artistes.

Suite à sa disparition, plusieurs artistes algériens n’ont pas tardé à réagir. “L’Algérie vient de perdre un grand artiste”, a écrit l’acteur algérien Fathi Nouri sur sa page Facebook.

“C’était un Artiste dans toute sa splendeur. Le sourire ne quittait jamais son visage et il avait toujours un mot gentil pour chacun”, affirme la musicienne Leïla El Kebir sur Facebook également.

Et d’ajouter : “Il se distinguait par sa virtuosité artistique mais aussi par sa classe et charisme.On te pleure cheikh. Tu nous auras marqué à jamais.”

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Culture

Festival visa pour l’image à Perpignan: Ferhat Bouda projette son reportage “Tajmaât”

Achour Nait Tahar

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© Ferhat Bouda | Des villageois effectuent des travaux à Bouzeguene


Le photographe algérien Ferhat Bouda a pris part, hier lundi 31 août, au festival de photojournalisme visa pour l’image qui se déroule dans la ville de perpignan, en France. Lors cette manifestation, une projection consacrée à la “Tajmaât, un modèle d’organisation ancestral en Kabylie” a été présenté.

Une sorte de “démocratie participative”. Il s’agit, en effet, d’une sorte de mini agora où l’on gère les affaires courantes et où l’on s’assoit pour régler les conflits, discuter et prendre des décisions.
Longtemps réservée aux hommes, cette organisation est désormais ouverte aux femmes avec la naissance des assemblées de femmes.

Le travail du photographe a été consacré aux assemblées de quatre villages, dont deux sont gérées par les femmes dans la commune de Bouzèguene à 40 kilomètres à l’est de Tzi-Ouzou.
“En raison de la situation sanitaire mondiale, induite par la propagation du nouveau coronavirus, le nombre des exposants a été réduit à 20 au lieu de 25 photographes”, déclare Ferhat Bouda.

Outre les expositions, les projections sont également impactées par les mesures sanitaires. “Le public a suivi les projections en ligne” , a-t-il précisé.

Par ailleurs, le festival se déroule chaque soir, du lundi au samedi. Ces soirées de projections décryptent l’actualité de l’année. Elles développent différents sujets et points de vue liés aux faits de société, aux conflits (ceux dont on parle et ceux que l’on tait), aux différents constats de l’état du Monde.

Visa pour l’Image propose également des « rétros », retour sur des événements qui se sont produit l’année précédente. Des vidéolivres, dans lesquels des auteurs présentent leur ouvrage.
Les professionnels se rencontrent au Palais des Congrès, où sont installées des agences et de grandes marques de la technologie photographique. L’ANI (Association Nationale des Iconographes) reçoit, oriente et conseille des photographes.

Les différents prix Visa pour l’Image sont également remis lors de ces soirées. Elles sont présentées dans le cadre médiéval du cloître du Campo Santo et sur la Place de la République.

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Culture

Palais de la Culture: Djerad préside une cérémonie de distinction de plusieurs artistes et intellectuels

Yasmine Marouf-Araibi

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Une cérémonie de distinction a été organisée lundi soir au palais de la Culture, Moufdi Zakaria à Alger, en l’honneur d’artistes et intellectuels algériens, rapporte mardi l’agence de presse officielle.

La cérémonie a été présidée par le Premier ministre Abdelaziz Djerad et a témoigné de la présence de plusieurs membres du gouvernement dont la ministre de la Culture Malika Bendouda.

Lors de cet évènement, qui “se veut juste un hommage symbolique”, Abdelaziz Djerad a remis des distinctions à nombre de personnalités du monde des Arts et de la culture, à l’instar de l’acteur Sid Ahmed Meziane (Agoumi), l’actrice Nadia Talbi, le plasticien Bachir Yeles Chaouche, le romancier Abdelouahab Aissaoui, lauréat du Booker 2020, la chanteur Meriem Wafa et le chercheur en patrimoine culturel Sid Ahmed Kerzabi, informe l’APS.

“Le gouvernement a l’intention d’exploiter les trésors de l’art pour en faire un secteur productif et contributeur dans le plan de la relance éconimique”, a déclaré A. Djerad dans son discours prononcé à cette occasion.

Sa visite au palais de la Culture ayant coïncidé avec le mois du patrimoine immatériel et les Journées nationales du costume traditionnel algérien, le chef du gouvernement a visité différents stands d’exposition.

A ce propos, Abdelaziz Djerad a mis en avant l’impératif de valoriser l’Habit traditionnel en tant que “patrimoine culturel et Mémoire nationale” lors de son échange avec plusieurs artisans et modélistes qui lui ont exposé leurs préoccupations.

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