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Politique

L’Algérie considère l’ouverture de consulats au Sahara Occidental comme « violation des normes du droit international »

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© DR | Défilé de soldats du Front Polisario, en 2011, à l’occasion du 35e anniversaire de la création de la République arabe sahraouie démocratique
© DR | Défilé de soldats du Front Polisario, en 2011

Les gouvernements de la République Centrafricaine et du Sao Tomé-et-Principe, ont pris la décision « unilatérale d’ouvrir des représentations consulaires à Laayoune, ville occupée du Sahara Occidental », annonce un communiqué du ministère des Affaires étrangères parvenu à notre rédaction.

En retrait de la scène internationale depuis pas mal de temps, situation exacerbée par l’avènement de la crise politique qui secoue le pays, l’Algérie reprend du « poil de la bête » et se redéploie diplomatiquement.

Le dossier Sahara Occidental est remis à jour par cette décision des deux pays africains d’ouvrir des consulats dans des territoires dont le statut n’est pas encore résolu. Ce que le porte-parole du ministère algérien des Affaires étrangères, M. Abdelaziz Benali Cherif considère comme « une nouvelle violation des normes du droit international, des décision et des résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité et de l’Assemblée Générale des Nations Unies, relatives à la question du Sahara Occidental ».

Ce choix que la diplomatie algérienne estime comme ne pouvant « en aucun cas avoir un quelconque effet sur le statut juridique du Sahara Occidental », est qualifié également de transgression « des fondements des relations entre les pays africains », rapporte les communiqué du MAE.

Quant aux conséquences de telles décisions da la part de la République Centrafricaine et du Sao Tomé-et-Principe, le ministère des Affaires étrangères, qui affirme qu’elles « ne concourent pas à favoriser l’interaction entre les pays africains », prévient  des risques induits par ce choix : « compromettre sérieusement » la réalisation des objectifs assignés et consignés dans l’acte constitutif de l’Union africaine.

A peine le dossier libyen entamé et qu’un ballet diplomatique s’en est suivi à Alger, occasionnant une charge de travail importante pour le MAE, voilà que s’ouvre un autre dossier dans la région, cette fois-ci aux frontières Ouest. Est-ce le fruit du hasard, ou bien une volonté de mettre plus de pression sur l’Algérie pour qui la libération du Sahara Occidental est une question de principe ?   

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