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Politique

L’Algérie condamne l’attaque terroriste au Niger

Achour Nait Tahar

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L’Algérie a condamné vigoureusement l’attaque terroriste qui a pris pour cible des civiles dans le sud du Niger, perpétré hier dimanche, exprimant son entière solidarité avec le gouvernement et le peuple de ce pays voisin, indique un communiqué du ministres des affaires étrangères rendu public ce lundi .

“L’Algérie condamne vigoureusement l’attaque terroriste qui a ciblé des civils dans la région de Koure au sud de la République de Niger, et exprime son entière solidarité avec le Gouvernement et le peuple nigériens et ses sincères condoléances aux familles des victimes de cet acte abject”, a précisé le communiqué.

“L’Algérie réitère sa ferme détermination à lutter contre le terrorisme et à soutenir les efforts internationaux et régionaux visant l’éradication de ce fléau”, a ajouté le MAE

Politique

Affaire des frères Kouninef: le tribunal de Sidi M’hamed rend son verdict

Yasmine Marouf-Araibi

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Des peines allant de 12 ans à 20 ans de prison ferme ont été prononcées ce mercredi à l’encontre des frères Kouninef qui sont poursuivis pour “trafic d’influence”, “blanchiment d’argent”, “obtention d’indus avantages”, “détournement de fonciers et de concessions”, et “non respect des engagements contractuels dans la réalisation de projets publics”.

En effet, Réda Kouninef a été condamné à 16 ans de prison ferme. Karim-Abdelkader a été condamné à 12 ans et Tarek-Nouh à 15 ans de prison ferme tandis que leur soeur Souad-Nour Kouninef, jugée en contumace, a écopé de 20 ans de prison ferme avec émission d’un mandat d’arrêt international à son encontre.

Le gérant du groupe KouGC, dont ils sont les propriétaires, Keddour Ben Tahar, est lui condamné à 8 ans de prison ferme.

Les cinq prévenus devront également s’acquitter d’une amende de 8 millions de DA.

Pour rappel, le parquet général près le tribunal de Sidi M’hamed a requis, le 12 septembre, 18 ans de prison ferme à l’encontre de Réda, 15 ans à l’encontre de Tarek-Nouh et Abdelkader-Karim et 10 ans à l’encontre de Keddour Ben Tahar.

Une peine de 20 ans de prison ferme a été demandée contre leur soeur, Souad-Nour, qui est en fuite à l’étranger.

Une amende de 8 millions de DA a également été requise contre chacun des prévenus.

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Politique

Coronavirus en Algérie: 191 nouveaux cas et 10 décès supplémentaires

Yasmine Marouf-Araibi

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191 nouveaux cas d’infection par le coronavirus ont été recensés au cours des dernières 24h, annonce mardi le comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie en précisant que 10 décès s’ajoutent au bilan total.

Avec ces nouveaux chiffres le bilan national s’élève à 50214 cas d’infection et 1689 décès.

Concernant le nombre de guérisons, le comité scientifique fait état de 127 nouveaux cas et un total de 35307.

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Politique

Saïd Sadi: « le pays n’a pas encore connu de loi fondamentale aussi incohérente »

Melissa NAIT ALI

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© DR | L'ancien secrétaire général du RCD, Said Sadi
© DR | L'ancien président du RCD, Said Sadi


Les critiques du projet de la révision constitutionnelle qui sera soumis à référendum, le 1er novembre prochain, se multiplient. Des acteurs de l’opposition, toujours interdit de parole dans les médias publics, ont choisi de s’exprimer sur les réseaux sociaux. C’est le cas de l’ancien président du RCD, Saïd Sadi qui donne, depuis plus d’une année, ses réflexions sur sa page Facebook.

Dans un texte publié aujourd’hui sous le titre « Régression : mode d’emploi », cette homme politique chevronné n’est pas allé par le dos de la cuillère pour charger le pouvoir en place et sont projet de révision de la Constitution. Un texte qui, estime-t-il, « digne des folklores constitutionnels des républiques bananières ». «On ne sait trop s’il faut rire, s’emporter ou rester de marbre devant la dernière – pour l’instant – constitution. Le pays qui en a vu d’autres n’a pas encore connu de loi fondamentale aussi incohérente.

L’hyperprésidentialisme est digne des folklores constitutionnels des républiques bananières et la confusion des pouvoirs constituent la trame et l’esprit d’un texte qui n’aura qu’une finalité : paralyser davantage une administration incapable de curer les caniveaux à chaque automne », écrit-il.

Et de s’interroger : « Quel courtisan a conseillé pareille mouture dans une phase politique marquée par un déficit chronique de légitimité du pouvoir, une situation sociale explosive – les retraités peinent à percevoir leurs pensions à la fin du mois – une pandémie dont, en vérité, nul ne connaît l’étendue devant l’incapacité à tester, tracer et isoler sur une large échelle ? ».

Saïd Sadi précise que « nul n’a le droit de s’adonner à l’autostop politique pour faire endosser au premier novembre cette mauvaise farce ». « Le potentiel humain a été dévitalisé par le népotisme et l’exode massif, les ressources naturelles ont été asséchées par une prédation stratégique. Il restait le capital symbolique : il vient d’être bradé dans un scandaleux bazar », dénonce-t-il.

L’ancien président du RCD démontre comment le nouveau pouvoir reproduit les mêmes pratiques de son prédécesseur. « Pour le reste, les dernières décisions concrètes sont édifiantes en matière d’inconscience et d’aveuglement : les relances de recrutement de clientèles financées par l’argent public témoignent de l’incapacité et du refus du pouvoir de mettre son horloge politique à l’heure de l’Histoire. Une information insistante et ubuesque, pour l’instant non officielle circule : c’est au moment où le Soudan se dote d’une constitution laïque que le gouvernement algérien s’apprêterait à délivrer des diplômes pour les adeptes des Zaouias… Fabriques d’associations casse-croûtes, dopages des zaouias… Quelqu’un s’y est essayé pendant vingt ans avec un baril à 130 dollars. On connaît la suite », indique-t-il.

Ce faisant, le pouvoir en place est entrain de « scier la branche sur laquelle il est assis ». « Au lieu de saisir la perche du pacifisme tendue par un peuple qui avait toutes les raisons de crier revanche, les responsables se persuadent qu’ils peuvent encore domestiquer « l’Algérie nouvelle » par les recettes médiévales de la corruption, la répression et la censure. Rien ne peut arrêter la régression quand elle est inspirée par l’ignorance et la suffisance », lance-t-il.

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