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Politique

La symbolique de la Casbah s’invite à la marche des étudiants

Meriem Nait Lounis

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© INTERLIGNES | Marches des étudiants à la Casbah d'Alger
© INTERLIGNES | Marches des étudiants à la Casbah d'Alger

Les étudiants, et les citoyens venus les soutenir, ont envahi les rues de la capitale ce mardi 02 mars 2021 pour la deuxième fois consécutive depuis la reprise des marches du hirak. Malgré le climat tendu qui a marqué le début et la fin de la marche qui a duré près de trois heures, les manifestants ont marché et ont scandé des slogans hostiles au pouvoir.

La 106ème marche des étudiants a pris une tournure inattendue ce mardi. Au début, vers 11 heures, les manifestants ont commencé à se rassembler difficilement à cause du dispositif policier qui a tenté d’empêcher le rassemblement des protestataires. Les agents de police ont bousculé les manifestants à la place des Martyrs.

Face à cette répression, les manifestants ont scandé « Algérie libre et démocratique » ou encore, « nous somme des étudiants et non des terroristes ». C’est à ce moment-là que les protestataires ont improvisé un nouvel itinéraire à la marche. Les marcheurs rejoints par plusieurs centaines de citoyens ont empreinté les ruelles viscérales en plein cœur de la Casbah.

Dans les ruelles piétonnes, la manifestation a pris de l’ampleur. De nombreux citoyens sont venus accompagner les marcheurs. Au marché de « Djamaâ Lihoud (mosquée des juifs NDLR) », plusieurs commerçants n’ont pas hésité à soutenir les manifestants en scandant avec eux.

Depuis ce lieu très symbolique, la foule a exprimé son rejet au pouvoir en place en ayant dénoncé l’implication de l’armée dans la vie politique, tels que « État civil et non militaire ». Les pancartes exprimaient aussi le mécontentement de la rue des dernières décisions politiques prises par l’exécutif de Tebboune.

Sur leur chemin les manifestants ont été bloqués à plusieurs reprises par des cordons policiers qui ont cédé après des brèves échauffourées. Selon les secouristes, 6 personnes ont été blessées durant les bousculades entre manifestants et les policiers. La police a procédé à l’arrestation, d’au moins un manifestant.

Les étudiants ont dénoncé l’attitude des policiers, qui peux eux, n’avaient pas besoin de tout ce dispositif, surtout qu’ils (les étudiants NDLR) ont rendu public un communiqué la veille en expliquant l’itinéraire de la marche, les gestes barrière contre le coronavirus et même les slogans. « Nous ne comprenons pas pourquoi tous ces policiers déployés, pourtant, nous avons émis un communiqué et nous avons annoncé l’itinéraire de la manifestation » nous déclare Abdelouahab, étudiant à l’université de Beb Ezzouar.

Pour rappel, les marches hebdomadaires du mouvement populaires ont repris le 22 février dernier après un arrêt de près d’une année à cause de la pandémie du coronavirus.

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