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Politique

La marche contre “l’ingérence” se transforme en “soutien à l’élection présidentielle”

La marche de soutien à la présidentielle à Alger a été un véritable flop. Organisée par l’UGTA pour « dénoncer l’ingérence étrangère », l’action n’a finalement drainé que quelques centaines de personne, en majorité des travailleurs contraints d’y participer.

Achour Nait Tahar

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© INTERLIGNES | Marche de soutien à la présidentielle du 12 décembre à Alger
© DR | marche de soutien à l'élection présidentielle .

En dépit de la mobilisation de grands moyens, transport, fourniture de drapeaux et pancartes et encadrement policier impressionnant, la marche a tourné au ridicule. le tronçon entre la place Maurice Audin et la Grande poste a été complètement fermé à la circulation par des camions de forces anti-émeutes.

La propagande médiatique officielle autour de cette manifestation n’a été finalement d’aucune utilité. Les participants, réunis dès le début de la matinée au siège de l’UGTA, principale organisation de masse du pouvoir en place, se sont ébranlés vers 10h00 en direction de la grande poste, en passant par la rue Hassiba Ben Bouali.

Sans conviction, tête baissée, les « partisans » de la présidentielle et du commandement militaire, sous une très haute surveillance des agents en civils, présents même dans la foule, se sont montrés très timides devant les passants qui les regardaient avec beaucoup de pitié.

Certains les ont dénoncé, en scandant des slogans hostiles aux élections et au chef d’état-major de l’ANP, Ahmed Gaid Salah. Sur la rue Hassiba ou au niveau de la Grande poste, les nombreux policiers mobilisés pour garantir le succès de cette action n’ont pas hésité à charger les opposants aux élections. Certains d’entre eux ont été interpellés.

© INTERLIGNES | Manifestant contre la présidentielle durant la marche de soutien à ce scrutin

Il n’a pas fallu beaucoup de temps pour que les espoirs des organisateurs de cette marche volent en éclats. En effet, des slogans anti-élection fusaient de partout. A partir des trottoirs, les passants ont vilipendé les marcheurs en les traitants de « cachiristes ». Parmi les marcheurs, certains nous ont confié qu’ils « ne savaient pas que la marche allait se transformer en soutien à la présidentielle. Nous sommes venus de Blida pour dénoncer les tentatives d’ingérence et non pas soutenir une présidentielle sans légitimité aucune».

Le pouvoir qui multiplie ce genre de marches, qualifiées faussement, de « spontanées » se retrouve à nouveau hors-jeu et sa démarche tendant à imposer une présidentielle contre la volonté populaire s’affaiblit encore davantage. Trois journalistes ont été empêchés de faire leur travail lors de cette manifestation.

Les opposants à présidentielle se sont pris aux chaines de télévisions privées et publiques, mobilisées avec beaucoup de moyens pour assurer la couverture de cette manifestation qui n’a pas drainé un nombre important de participants comme espéré par les sous-traitants éternels du pouvoir en place.

Parfois, les pro et les anti-élections se croisent sur les trottoirs et discutent de la situation politique, mais les agents en civil les dispersent « pour qu’il n’y ait pas de confrontation entre les deux groupes» nous a confié une source policière.

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Le PAD exige la levée des entraves aux droits et libertés, appelle à la libération de tous les détenus d’opinion

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© INTERLIGNES | Marche du vendredi 7 février 2020 à Alger.
© INTERLIGNES | Marche du vendredi 7 février 2020 à Alger.

Le Pacte de l’alternative démocratique (PAD) a réitéré, ce mercredi 19 février, son appel à la “libération immédiate de l’ensemble des détenus politiques et d’opinions”. Il exige également la levée “inconditionnelle” des entraves aux droits et libertés imposées par le pouvoir que le PAD estime “illégitime”.

“L’illégitimité du pouvoir reste entière”, assène le PAD estimant que “la persévérance de la mobilisation populaire a conduit à la libération d’une partie des détenus d’opinion et politiques, victimes de procédés visant à remettre en cause le multipartisme et à criminaliser l’engagement politique”.

Réitérant son appel à libération immédiate de l’ensemble des détenus politiques et d’opinions avec leur totale réhabilitation ainsi que la levée inconditionnelle des entraves aux droits et libertés », le PAD indique qu’il “appartient à toutes les forces soucieuses de l’avenir du pays d’œuvrer à la convergence de la vision et de l’action pour hâter la concrétisation des exigences démocratiques qui -cela va de soi- sont incompatibles avec le maintien du régime en place”.

Les forces de PAD annoncent, dans la foulée, qu’ils comptent engager dès maintenant “les consultations les plus larges avec toutes les organisations et personnalités qui rejettent le fait accompli des tenants du pouvoir”. L’objectif, selon le PAD, est “l’aboutissement pacifique des revendications démocratiques, économiques et sociales”.

“”Convaincu que seule la résistance paie, le PAD s’associe aux appels qui prônent à faire des dates du 21 et du 22 février 2020, un moment fort de la mobilisation populaire pour disqualifier l’agenda de la régénération du système et jeter les bases d’une nouvelle république. Une république où le peuple choisi librement la forme et la nature des institutions dont il se dote pour satisfaire ses revendications”, conclut le communiqué du PAD.

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Le procès de l’ex DGSN, Abdelghani Hamel, reporté

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Le procès de l’ancien directeur général de la Sûreté nationale (DGSN), Abdelghani Hamel, a été reporté mercredi, au 11 mars prochain à la demande de la défense, quelques minutes après son ouverture au Tribunal de Sidi M’Hamed (Alger).

Le procès a été reporté au 11 mars à la demande de la défense des accusés pour “consulter les documents du dossier de l’affaire”. La défense a également sollicité la programmation du procès en “audience spéciale”.    

Abdelghani Hamel est mis en détention provisoire à la prison d’El-Harrache depuis le mois de juillet 2019 pour des affaires liées, notamment, au “détournement de foncier” et d'”enrichissement illicite”.

Deux fils de l’ancien DGSN se trouvent aussi en détention préventive à la prison d’El-Harrach (Alger) pour la même affaire, alors que son épouse et sa fille ont été placées sous contrôle judiciaire.

Hamel avait comparu, début mai, devant le procureur de la République près dudit tribunal pour audition dans le cadre de l’affaire de tentative d’introduction de 701 kg de cocaïne au port d’Oran. Il avait été également auditionné, fin avril, par le juge d’instruction près le tribunal de Tipasa dans le cadre des enquêtes ouvertes sur des affaires relatives à des “activités illégales” et “trafic d’influence”.

Parmi les témoins qui devaient se présenter à la barre ce mercredi, figuraient l’ancien Premier ministre, Abdelmalek Sellal, les anciens walis de Chlef et d’Oran, respectivement Mohamed Ghazi et Abdelmalek Boudiaf, et l’ancien ministre des Travaux publics, Abdelghani Zaalane.

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L’agence algérienne de coopération internationale officiellement créée

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Un décret présidentiel portant sur la création de l’Agence algérienne de coopération internationale pour la solidarité et le développement, a été publié au dernier Journal officiel.

l’Agence algérienne de coopération internationale pour la solidarité et le développement est placée sous la tutelle de la présidence de la République. Elle est chargée de participer à l’élaboration et à la mise en œuvre de la politique nationale de coopération internationale en matière économique, sociale, humanitaire, culturelle, éducative, scientifique et technique, selon le décret n°20-42 du 11 février 2020.

L’agence aura également pour missions de contribuer à la préparation du projet de budget de la coopération internationale et d’en assurer l’exécution, d’apporter son concours à l’action de l’appareil diplomatique et des ministères concernés pour la mobilisation optimale de l’assistance technique et financière extérieure au service du développement national. Elle devra aussi assurer le suivi de la gestion technique et financière des projets d’assistance et de coopération internationale, en faveur de pays tiers.

Parmi ses missions figurent aussi la promotion du placement des compétences nationales à l’étranger dans le cadre de la coopération internationale et d’en assurer le suivi, l’entretien des relations avec la communauté scientifique et les hommes d’affaires algériens installés à l’étranger, la promotion de l’action humanitaire et de solidarité en faveur de pays tiers, la réalisation des études de veille stratégique et de la prospection, ainsi que la mise en place d’une banque de données sur la coopération internationale et l’action humanitaire.

Dans le cadre de l’exercice de ses missions, la nouvelle agence dont le siège sera établi à Alger, peut disposer de représentations à l’étranger, établies conformément à la législation et à la réglementation en vigueur.

Sur le plan organisationnel, l’agence est dotée d’un conseil d’orientation et dirigée par un directeur général. Présidé par le directeur de cabinet de la présidence de la République. Le conseil d’orientation est composé de quatre membres permanents : le ministre chargé des Affaires étrangères, le ministre chargé de l’Intérieur et des Collectivités locales, le ministre chargé des finances, le secrétaire général du ministère de la Défense nationale.

Assiste également aux travaux du Conseil, tout membre du gouvernement concerné par des questions inscrites à l’ordre du jour, selon le texte qui souligne par ailleurs, que le Conseil peut faire appel à tout représentant d’institutions ou d’organismes jugés utiles à ses travaux.

Le Conseil d’orientation délibère, notamment sur les éléments de la stratégie de coopération internationale de l’agence, avant sa soumission au président de la République pour approbation ainsi que le programme annuel et pluriannuel de l’agence qu’il valide et soumet à l’approbation du président.

Concernant son financement, le décret précise que l’agence était dotée d’un budget général annuel, comprenant un budget de fonctionnement et un budget de coopération internationale, inscrit à l’indicatif de la présidence de la République, et qui font l’objet d’une comptabilité distincte.

«L’agence est dotée par l’Etat de moyens humains, matériels et des infrastructures nécessaires à l’accomplissement de ses missions, conformément à la législation et à la réglementation en vigueur, en la matière.» Selon le même texte

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