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Economie

La LFC 2020 : une situation économique intenable pour l’Algérie

Melissa NAIT ALI

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Chute drastique des recettes pétrolières, important déficit de la balance des paiements et une croissance économique négative…L’Algérie traverse la pire des crises économiques depuis près de 20 ans.

Après deux décennies d’embellie financière, l’Algérie sombre dans une situation qui s’apparente à un début de récession. C’est du moins ce que décrit le projet de loi de finances complémentaires (LFC2020) devant être examiné, ce mardi, par les députés à l’Assemblée populaire nationale (APN).

Le texte qui sera présenté par le grand argentier du pays, Abderrahmane Raouya, estime que cette situation est engendrée par la conjoncture internationale, marquée par le choc de l’offre et de la demande et l’impact du Covid-19 sur l’économie mondiale.

Face à la baisse des prix de l’or noir, explique-t-on dans le même document, l’exécutif a été contraint de revoir toutes les prévisions de la loi de finances initiale en vigueur depuis le mois de janvier dernier. Les recettes pétrolières du pays sont, lit-on dans le LFC 2020, à leur plus bas niveau durant les trois premiers mois de l’année. « Pour le brut algérien, le prix du Sahara blend a été de 64,6 $/ bbl au mois de janvier 2020, 57,5 $/bl au mois de février 2020 et 31,29 $/bl au mois de mars générant respectivement, 2,894 Mrds $, 2,102 Mrds $ et 1,321 Mrds $ de recettes, soit une moyenne au premier trimestre de 51,52 $/bl et un total des recettes de 6,317 Mrds $ », explique le texte.

Compte tenu de ces données, l’Algérie ne devrait exporter, d’ici à la fin de l’exercice en cours, que l’équivalent de seulement 17,7 Mrds, contre 35,2 Mrds $US prévues dans la LF 2020.

En revanche, la facture des importations de biens ne devraient baisser que de 13,1% en dollar, par rapport aux prévisions de la LF 2020, pour se situer à 33,5 Mrds $US.

De ce fait, le solde de la balance des paiements prévu pour l’année 2020 s’établirait à -18,8 Mrds $US, contre -8,5 Mrds $US prévu dans la LF initiale pour 2020.

La croissance économique aussi sera, pour la première fois, depuis le début de l’année négative, puisqu’elle devrait s’établir à -2,63% contre 1,80% prévue dans la loi de finances initiale. « Hors hydrocarbures, la croissance économique se situerait à -0,91% contre 1,78% dans la loi de finances initiale », prévoit le PLFC.

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2 Comments

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  1. Avatar

    Caton l'ancien

    26 mai 2020 at 18:07

    …Et ils continuent à importer de la quincaillerie militaire pour 12 Milliards de dollars par an, des bananes pour se les foutre là où je pense, à s’octroyer des salaires de 400.000 Da pour les faux-élus, 750.000 pour les décideurs d’âneries (les ministres), cerise sur le gâteau plus du million de Da pour le désigné et ses bras droit et gauche; sans parler des salaires des généraux de pacotille, pendant que les médecins qui affrontent journellement la mort on leur offre une “magnifique” prime de 40.000 Da, et encore pas pour tous, juste ceux qui frôlent réellement la mort.
    C’est pour cela qu’ils sont tous à PENDRE dans un pays de Justice, à commencer par le plus grand traître, la momie qu’ils continuent de préserver dans un hôpital ultramoderne pour lui tout seul !!!!

  2. Avatar

    Caton l'ancien

    26 mai 2020 at 18:21

    …Et pourtant ils continuent d’importer de la quincaillerie militaire pour 12 Milliards de dollars par an, des bananes pour se les foutre là où je pense, à s’octroyer des salaires de 400.000 Da pour les faux-élus, 750.000 pour les décideurs d’âneries (les ministres), cerise sur le gâteau plus du million de Da pour le désigné et ses bras droit et gauche; sans parler des salaires des généraux de pacotille, pendant que les médecins qui affrontent journellement la mort on leur offre une “magnifique” prime de 40.000 Da, et encore pas pour tous, juste ceux qui frôlent réellement la mort.
    C’est pour cela qu’ils sont tous à PENDRE dans un pays de Justice, à commencer par le plus grand traître, la momie qu’ils continuent de préserver dans un hôpital ultramoderne pour lui tout seul !!!!

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Prix du pétrole : le Brent à plus de 43 dollars mercredi

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Les prix du pétrole évoluaient proches de l’équilibre mercredi, limités par la progression du Covid-19 aux Etats-Unis et avant la publication plus tard dans la journée des stocks américains de brut par l’EIA.

Mercredi matin, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre valait 43,02 dollars à Londres, en baisse de 0,14% par rapport à la clôture de mardi.

A New York, le baril américain de WTI pour le mois d’août perdait 0,32%, à 40,49 dollars.

Les cours du brut “sont toujours bloqués juste au-dessus de 40 dollars le baril, comme ancrés avant qu’une raison convaincante ne vienne les pousser dans l’une ou l’autre des directions”, a estimé Louise Dickson, analyste.

Le léger repli observé mercredi s’explique “par les données publiées par l’API qui montrent une nouvelle hausse des stocks de brut” aux Etats-Unis, a-t-elle précisé.

L’American Petroleum Institute (API), fédération qui regroupe les professionnels du secteur pétrolier, a en effet estimé mardi que les stocks de brut avaient grimpé d’un peu plus de 2 millions de barils dans le pays.

Les investisseurs attendent désormais le rapport hebdomadaire de l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) sur le même sujet, jugé plus fiable.

Selon la médiane d’analystes interrogés par l’agence Bloomberg, les réserves américaines de brut pour la semaine achevée le 3 juillet sont attendues en baisse de 3,25 millions de barils.

Les cas du Covid-19 outre-Atlantique “sont bien sûr une autre raison de s’inquiéter” pour le marché, a ajouté Mme Dickson.

La barre des 60.000 nouvelles infections au coronavirus recensées aux Etats-Unis en 24 heures a été franchie mardi, selon l’université Johns Hopkins, un niveau record qui porte à près de 3 millions le nombre total de cas détectés.

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Pétrole : le Brent à 42,68 dollars mardi

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Les prix du pétrole reculaient mardi, les investisseurs étant préoccupés par l’évolution de la pandémie aux Etats-Unis et par le retour de près de 2 millions de barils quotidiens sur le marché le mois prochain.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre valait 42,68 dollars à Londres, en baisse de 0,97% par rapport à la clôture de vendredi.

A New York, le baril américain de WTI pour le mois d’août perdait de 1,26%, à 40,12 dollars.

Les investisseurs “hésitent toujours à renforcer leurs positions au-dessus de 40 dollars le baril”, constate Ipek Ozkardeskaya, analyste.

Les prix du brut sont sous l’influence “de forces opposées”, note de son côté Jeffrey Halley, analysre.

“D’un côté, la reprise économique en Asie et en Europe montre des signes favorables mais, de l’autre, on observe une augmentation rapide du rythme du Covid-19 aux Etats-Unis”, a expliqué l’analyste dans une note.

Les Etats-Unis ont dépassé la barre des 130.000 morts du nouveau coronavirus et ont encore enregistré lundi un bilan journalier des nouvelles infections inquiétant, à près de 55.000 cas supplémentaires, selon les données de l’université Johns Hopkins, qui fait référence.

De plus, le marché se prépare à l’allègement progressif des coupes drastiques mises en place par les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et dix alliés, dont la Russie, qui doivent passer de 9,6 millions de barils par jour (mbj) en juillet à 7,7 mbj en août, jusqu’à décembre.

Les analystes ont souligné par ailleurs que la décision de justice américaine rendue lundi au sujet de la fermeture du Dakota Access Pipeline, un oléoduc dont le tracé est contesté depuis des années par des tribus amérindiennes et des associations de protection de l’environnement, ajoutait de “l’incertitude” au marché pétrolier américain.

Dans une décision de 24 pages, le juge de Washington James E. Boasberg a estimé que le pipeline long de 1.900 kilomètres était loin de respecter les normes environnementales, notamment concernant les risques de fuite de pétrole

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Revenu par habitant : l’Algérien perd 90 dollars en 2020, selon la banque mondiale

Melissa NAIT ALI

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© DR | Banque Mondiale

L’Algérie dégringole dans le classement des pays en fonction de leur revenu (2020-2021) établi par la banque mondiale. Selon le document publié, aujourd’hui sur le site de l’institution monétaire internationale, l’Algérie est passée dans la catégorie des pays à revenu intermédiaire inférieur, après avoir été classé l’année dernière dans la catégorie des pays à revenu intermédiaire supérieur.


Selon le tableau de classification, le revenu national par habitant a baissé de 90 dollars, passant ainsi de 4 060 dollars en juillet 2019 à 3 970 dollars au 1er juillet 2020. « Le chiffre du RNB par habitant pour 2018 a été révisé à la baisse ; il s’établit à 840 dollars au lieu de 1 560 dollars (chiffre publié précédemment et figurant dans le tableau). L’Algérie, l’Indonésie, Maurice, le Népal, le Sri Lanka et la Roumanie étaient très proches de leurs seuils respectifs l’année dernière », souligne cependant la banque mondiale.

Selon la même, l’institution de Bretton Woods répartit les économies du monde en quatre groupes : faible revenu, revenu intermédiaire de la tranche inférieure, revenu intermédiaire de la tranche supérieure et revenu élevé. Cette classification est actualisée chaque année le 1er juillet. Elle repose sur le RNB par habitant de l’année précédente (2019 dans le cas présent) en dollars courants, selon la méthode dite « de l’Atlas » pour le lissage des fluctuations de taux de change.

La banque mondiale a relevé deux facteurs déterminent l’évolution de la classification des pays. Il s’agit du RNB par habitant, qui évolue en fonction de la croissance du revenu du pays concerné, de l’inflation, des taux de change et de la démographie, sachant en outre qu’il peut aussi changer à la suite des révisions apportées aux données et aux méthodes de comptabilité nationale.

« Pour que les seuils de classification des revenus restent fixes en termes réels, ils sont ajustés chaque année en fonction de l’inflation. Nous utilisons pour cela le déflateur du droit de tirage spécial (DTS), qui est une moyenne pondérée des déflateurs du PIB de la Chine, du Japon, du Royaume-Uni, des États-Unis et de la zone euro », lit-on dans le même communiqué.

La banque mondiale souligne, cependant, que les « chiffres du RNB utilisés pour cette actualisation ne reflètent pas encore l’impact de la pandémie de COVID-19 ». Selon toujours le même document, « les révisions des comptes nationaux ont joué un rôle important dans l’actualisation à la hausse concernant le Bénin, Nauru et la Tanzanie ». « Pour le Soudan, la valeur du RNB sur la période 2009-2018 a été adaptée à la suite des révisions des taux de change », indique la même source.

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