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Politique

La LADDH dénonce la mise en demeure adressée au RCD

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© DR | Ligue algérienne pour la défense des droits de l'homme

La Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme (LADDH) a dénoncé ce vendredi la mise en demeure adressée jeudi au Parti du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD) par le ministère de l’Intérieur. Pour la LADDH, cette mise en demeure est une « tentative de faire taire toutes les voix discordantes et de l’opposition ».

« Le parti politique RCD est mis en demeure hier soir par le ministère de l’intérieur pour avoir abrité dans son bureau national une réunion du front contre la représsion et les libertés dont fait partie la LADDH et plusieurs organisations . L’administration exige a ce que ces réunions soient soumises à des autorisations préalables octroyées par ses services et juge que ces mêmes activités sont contraires au mandat du parti », a indiqué un communiqué de la LADDH.

« En fait, cette mise en demeure qui n’est pas une première ou un fait isolé, s’inscrit clairement dans une campagne plus large qui vise plusieurs partis politiques PST, UCP et organisations de la société civile RAJ , SOS Bab El Oued, RPJA, victimes d’harcèlement multiples et menacés de dissolution, plusieurs cadres des partis et des organisations de la société civile sont emprisonnés, le tout, dans le seul objectif est de faire taire toutes les voix discordantes et de l’opposition », a-t-elle ajouté.

Pour la Ligue, cette mise en demeure est « une atteinte manifeste aux libertés publiques et démocratiques alors que la liberté de réunion d’organisation et de manifestations pacifiques est consacrés par la constitution et sur simple déclaration ».

« Alors que le pays s’apprête à recevoir la visite du rapporteur spécial de L’ONU sur la liberté de réunion d’organisation et de manifestations pacifiques prévue en septembre prochain. Que dira la cour constitutionnelle au sujet de cette dérive que dira le gouvernement lors de cette visite et devant son prochain examen UPR de l’ONU ? », questionne la LADDH.

« Tout en exprimant sa pleine solidarité avec le RCD , la LADDH rappelle au respect du droit national et des conventions internationales ratifiées par l’Algérie », conclut le communiqué.

Pour rappel, des acteurs politiques et des activistes de la société civile se sont réunis le 24 décembre dernier au siège national du RCD pour la création d’un front contre la répression et pour les libertés. Cette réunion a valu au RCD une mise en demeure de la part du ministère de l’intérieur qui a accusé le parti d’avoir ouvert les portes de son siège à des activités « contraires à la réglementation ».

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