La fin du cauchemar judiciaire est proche pour Adlène Mellah

Le journaliste Adlene Mellah arrêté depuis le 25 octobre dernier est enfin mis en liberté. son procès est reporté par la justice jusqu'au 08 février 2019.

crédit photo : DR | Adlène Mellah journaliste arrêté le 22 octobre 2018

Le journaliste et éditeur des deux sites d’information Algérie direct et  Dzaïr presse,  Adlène Mellah, a été interrogé ce lundi 19 novembre 2018 par le juge d’instruction  du tribunal Abane Ramadan à Alger. Me Abdelghani Badi, un des avocats du journaliste en détention préventive depuis  le 22 octobre dernier, a expliqué à Interlignes Algérie, que l’interrogatoire de Mellah aujourd’hui  est la dernière procédure  en attendant la décision de la justice.

« La bonne nouvelle, est que l’interrogatoire qui a eu lieu aujourd’hui représente la dernière procédure.  Cela veut dire que c’est la fin d’enquête en attendant  le non-lieu ou la programmation du  procès de Adlène Mellah par la justice »  nous a expliqué Me Badi.

Interrogé sur l’option de la liberté  provisoire, notre interlocuteur  a souligné que la défense n’a pas demandé la liberté provisoire pour Adlène Mellah cette fois.  « Nous pensons que l’utilisation de cette procédure ne fera que retarder l’affaire dudit journaliste » a précisé l’avocat.  Il a notamment rappelé  que les chefs d’inculpations du détenu sont ; la diffamation, la  menace et l’atteinte à la vie privé.  Il a aussi noté que l’accusé est poursuivi avec le code pénal et non celui de l’information.

Par ailleurs, l’organisation activant dans la défense des droits humains, EuroMed Droits, a manifesté, son inquiétude concernant l’arrestation du journaliste Adlène Mellah, dans un communiqué rendu public aujourd’hui.

« La demande de liberté provisoire pour le journaliste Adlène Mellah a été rejetée par le tribunal correctionnel d’Alger le 11 novembre dernier. Il s’agit encore une fois d’une atteinte à la liberté de la presse, pourtant  inscrite dans la Constitution algérienne dans l’article 50 »  li-t-on sur le communiqué.

« Suite à la dégradation de son état de santé, EuroMed Droits demande la libération de Adlène Mellah et s’unie à la contestation de  ses avocats  de la décision du tribunal correctionnel, en rappelant l’inconstitutionnalité de poursuivre des journalistes pour leurs écrits » a souligné le même document.