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La Coalition des syndicats de la santé dénonce «la rupture du dialogue» par Benbouzid

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Huit syndicats du secteur de la santé accusent le ministre de tutelle d’avoir unilatéralement rompu le dialogue et mobilisent leurs bases pour d’éventuelles actions de protestation. Regroupés au sein de la Coalition nationale des syndicats de la santé (CNSS), ces syndicats avaient observé une grève nationale le 7 décembre 2021, suivie par une rencontre avec le Pr Abderrahmane Benbouzid.

Ce dimanche 17 avril, la CNSS rappelle le ministre des «engagements» qu’il a pris quant à la prise en charge de leur plateforme de revendications, «dans un délais d’un mois». Hélas, «devant l’absence de retour d’information du ministère de la Santé, une nouvelle demande d’audience a été déposée en date du 18 février 2022», affirme la CNSS dans un communiqué, regrettant qu’elle soit restée «sans suite à ce jour». Ce que les syndicats de la Coalition considèrent «comme une rupture unilatérale du dialogue de la part du ministère de la Santé».

La CNSS est composée des syndicats des médecins généralistes (SNMGSP), des professeurs de l’enseignement paramédical (SNPEP), des biologistes (SABSP), des infirmiers (SIA), des praticiens spécialistes (SNPSSP), des auxiliaires médicaux en anesthésie et réanimation (SNAAMARSP), des sages femmes (SNASFASP) et des psychologues (SNAPSY).

Leur plateforme de revendications tourne atour de «l’amélioration des conditions de travail et de sécurité, l’amélioration du pouvoir d’achat, la révision des statuts, l’assurance totale à (100%), la bonification de l’âge de départ à la retraite par les années travaillées durant la période Covid-19 ainsi que le versement du capital décès aux ayants droits des victimes du secteur».

Pour les statuts, la CNSS déplore que les textes soient déposés au niveau de la Fonction publique «sans que la mouture ne soit revue avec les syndicats». La Coalition dénonce la non révision de la prime de contagion, et que quatre de ses syndicats membres ne soient toujours pas reçus par le ministre en audience, alors que d’autres (non membres) l’ont été à plusieurs fois. Ce qui est «contraire aux différentes orientations du président de la République sur la nécessité d’ouverture des canaux de dialogue et de concertation avec les partenaires sociaux», soutient la CNSS.

Elle considère l’attitude du ministère de la Santé comme «une mesure de rétorsion» en raison de la non-participation des huit syndicats aux dernières assises nationales de la Santé.

Réagissant aux dernières augmentations découlant de la nouvelle grille indiciaire révisée, la CNSS estime qu’elles «ne sont pas à la hauteur de ce qui avait été annoncé par les pouvoirs publics, ni de nature à répondre aux attentes des professionnels de la santé en matière de renforcement du pouvoir d’achat».

Devant ce constat, les syndicats de la CNSS ont décidé d’engager des concertations avec leurs bases pour décider des mesures à prendre.

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