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Economie

La Banque d’Algérie réduit le taux des réserves obligatoires

Yasmine Marouf-Araibi

Publié

le

© DR| Banque d'Algérie

La Banque d’Algérie a décidé de réduire le taux des réserves obligatoires de 3% à 2% à compter du 15 février 2021 dans le but de “renforcer davantage les capacités de financement des banques”, a annoncé lundi l’institution monétaire via un communiqué.

Cette décision a été prise à l’issue de la réunion du Comité des Opérations de Politique Monétaire (COPM). Celle-ci a été consacrée, selon le communiqué, “à la revue des principales évolutions de la situation économique, monétaire et financière nationale et internationale ainsi que de ses perspectives à court et moyen terme, notamment celle ayant trait à l’évolution de l’inflation, des ressources des banques (liquidité bancaire), du crédit et de la croissance économique”.

“À la lumière de ces évolutions et de leurs perspectives à moyen terme, le Comité des Opérations de Politique Monétaire a décidé de réduire le taux de réserve obligatoire de 3 à 2% et ce à compter du 15 Février 2021”, a indiqué un communiqué du COPM.

“La décision prise lors de cette réunion est de nature à permettre de libérer, pour le système bancaire, des marges supplémentaires de liquidités à même de renforcer davantage les capacités de financement des banques, en droite ligne avec la politique nationale de relance et de diversification économique”, a-t-il précisé.

Sur les évolutions observées lors de la réunion, le comité cite en premier le niveau modéré de l’inflation moyenne enregistré en 2020 a atteint 2,4% à fin décembre 2020 contre 1.9% en 2019. “bien qu’il soit en légère hausse par rapport à celui enregistré en 2019, reste en ligne avec les objectifs de la politique monétaire”, s’est réjouie le COPM de la Banque d’Algérie.

Et d’ajouter: “la croissance des crédits est estimée à 3% pour la fin 2020 en contexte
de fort choc interne induit par les effets de la pandémie Covid-19″.


D’après la même source, l’évolution des ressources des banques s’est “nettement améliorée” comparativement avec son évolution au 1er semestre 2020. “Cette évolution positive, observée depuis septembre 2020, a été induite par la mise en œuvre des orientations de politique monétaire menée tout au long de l’année 2020”, a-t-on indiqué.

Concernant l’évolution du marché pétrolier, le comité a estimé que “malgré le redressement récent des prix, le marché reste hypothétique et fortement soumis à la reprise de la demande mondiale, en contexte de signaux conjoncturels positifs et d’annonces de plans de relance économique conséquent”.

Par ailleurs, le comité a estimé que “le plan de relance économique national, nécessitera un accompagnement certain du secteur bancaire en termes de financement”.



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