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Politique

Kherrata dans la wilaya de Bejaia: poursuite des arrestations !

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© DR | Photo illustration

Que se passe-t-il à Kherrata? Plus d’une semaine après les émeutes ayant éclaté suite à l’interdiction d’un sit-in en soutien aux détenus d’opinion, la ville vit au rythme des arrestations avec perquisition des domiciles des personnes arrêtées. Plusieurs activistes, connus pour leur participations aux marches du mouvement populaire sont recherchés.

C’est le climat décrit par des sources locales qui évoquent une présence renforcée des éléments des services de sécurités dans la ville. «Même si la situation s’est calmée depuis les échauffourées du 1er septembre dernier, un important dispositif est toujours déployé dans les rues de la ville de Kherrata », nous affirme un activiste sous couvert de l’anonymat.

Selon lui, « des policiers, pour la plupart en civil, sillonnent les cafés et les marchés et interpellent de façon aléatoire ». « Les autorités évoquent une présumée alliance avec le Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK), mais ce n’est pas vrai », affirme-t-il.

Certains activistes, explique-t-il, « sont relâchés après quelques heures d’interrogatoires tandis que d’autres sont transférés à Béjaïa ».

Outre la situation à Kherrata, le Comité National pour la Libération des Détenus d’Opinion (CNLD) fait aussi état des de nouvelles arrestations dans les villes d’Akbou, Timezrit et Sidi Aich dans la même wilaya.

Selon le CNLD, des perquisitions ont été menées au domicile des prévenus par les éléments de la Brigade de Recherche et d’Intervention (BRI).

Pour rappel, des affrontements entre des forces de police et des citoyens ont éclaté, le 2 septembre dernier, dans la ville de Kherrata après qu’un sit-in de solidarité aux détenus d’opinion ait été empêché.

Pendant les émeutes qui se sont poursuivies, pendant trois jours, plusieurs dizaines d’interpellations ont été enregistrées. La Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN) a évoqué, dans un communiqué rendu public le 6 septembre, une présumée appartenance au MAK qui a été classé comme “organisation terroriste” par le Haut Conseil de Sécurité (HCS).

Présentés devant le Tribunal de Sidi M’hamed le 7 septembre, 22 personnes ont été placées sous mandat de dépôt. Ces prévenus sont poursuivis pour “attroupement armé”, « incitation à attroupement armée » et “apologie du terrorisme”, avions-nous appris auprès de leurs avocats.







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