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Politique

Kaci Tansaout, coordinateur du CNLD : “Un procès historique est attendu ce lundi”

Kaci Tansaout, coordinateur du Comité national pour la libération des détenus (CNLD) estime, dans un entretien accordé à Interlignes, que le procès de 42 détenus d’opinion programmé pour demain lundi au tribunal de Sidi M’hamed, est “historique”. Pour lui, après près de cinq mois de détention, les manifestants arrêtés pourraient bien assister à un “un procès expéditif” à la veille du verdict de six détenus jugés dans le même tribunal.

Bouzid ICHALALENE

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Plus de deux mois après la création du CNLD, quel bilan faites-vous sur l’évolution des arrestations ?

Depuis la création du CNLD, le 26 août à Alger, les choses ont commencé à bouger et ce grâce à la coordination entre les avocats de la défense, dont le travail reste exemplaire, les membres du CNLD, les familles des détenus, ainsi que d’autres collectifs ayant rejoint le CNLD pour soutenir la cause des détenus d’opinion.

Le Comité dont l’une des missions est d’informer l’opinion publique nationale et internationale sur la question des détenus, alerte et communique sur les moindres détails rapportés par les avocats ou les familles des détenus à chaque visite. Je dois souligner que cette action avait commencé après les pressions exercées sur Samira Messouci par l’administration pénitentiaire d’El Harrach qui voulait lui imposer le port du voile comme condition préalable pour accéder aux soins.

Ainsi, depuis que le CNLD a publié un communiqué alertant l’opinion publique sur les mauvaises conditions d’incarcération des détenus, nous n’avons jamais cessé de le faire pour chaque cas qui nous a été rapporté. Aujourd’hui, grâce à notre assiduité et notre engagement, des citoyens de différentes villes du pays nous contactent pour avoir des nouvelles des détenus, tout en exprimant leur soutien indéfectible aux familles.

Ces derniers jours, les arrestations ont repris de plus belle notamment à la veille du 1er novembre. Il est à noter que ces interpellations restent concentrées à Alger, où nous avons enregistré malheureusement 4 nouveaux mandats de dépôt et 5 mises sous contrôle judiciaire au niveau du tribunal de Sidi M’hamed, ainsi que deux autres contrôles judiciaires au niveau du tribunal d’El Harrach. Les détenus ont tous été arrêtés pour port de drapeau amazigh, sauf le cas d’un manifestant qui a été poursuivi par le tribunal de Baïnem pour “incitation à attroupement“.

Avez-vous réussi à recenser tous les manifestants arrêtés ?

Malheureusement, il est très difficile de le faire car ni la police ni les tribunaux ne communiquent sur le nombre des manifestants arrêtés. Même si le CNLD, autant que les autres collectifs et réseaux qui activent pour la même cause, arrive aujourd’hui à recenser les arrestations à Alger, il reste tout de même difficile, parfois impossible, de le faire dans les autres wilayas, notamment au Sud.

Néanmoins, le CNLD est alerté, en temps voulu, en cas de nouvelles arrestations ou convocations à travers les autres wilayas, par les avocats de la défense, les activistes et même par les familles des détenus.

Comment un avocat peut-il rejoindre la défense des détenus ?

Les avocats se sont structurés et organisés depuis le début de la révolution. Un premier collectif a été installé à Tizi Ouzou et les avocats sont tous bénévoles. Puis, à partir du 7 juin passé, le collectif s’est élargi avec d’autres avocats de Tizi Ouzou, Béjaia, Boumerdes, Alger, venus renforcer ainsi la démarche de leurs confrères. A la deuxième réunion du CNLD à Alger, le bâtonnier de Tizi Ouzou, Me Brahimi Salah, avait annoncé que le collectif de la défense est composé de 450 avocats au niveau national, et qui est appelé à s’élargir.

Donc, tout avocat souhaitant rejoindre le collectif de la défense, pour rappel tous des bénévoles et à qui on rend un grand hommage, peut se rapprocher de ses confrères du même bâtonnat ou prendre attache avec d’autres avocats afin de se constituer, lui aussi, dans les dossiers.

Comment font les familles qui n’ont pas les moyens pour subvenir à leurs besoins pendant l’emprisonnement d’un parent ?

Depuis le début des arrestations et avant la création du CNLD, il y a eu le réseau de lutte contre la répression à Alger qui a organisé les premières actions de solidarité pour les familles des détenus. Ensuite, avec l’avènement du CNLD, dont l’un des objectifs est “la solidarité entre et avec les familles des détenus”, nous avons lancé des appels aux personnes qui souhaitent aider ces familles. Au bout de quelques jours, en coordination avec le réseau de lutte contre la répression et les avocats, nous avons réussi à recenser les familles dans le besoin. A ce titre, nous tenons à remercier toutes les personnes qui nous ont contacté pour apporter leur soutien et aide à ces familles. Le CNLD, tout autant les autres collectifs d’ailleurs, n’est qu’un intermédiaire qui oeuvre pour faciliter le contact entre les donateurs et les familles des détenus.

Un nombre important de manifestants seront jugés lundi. Quel est votre point de vue ?

Ce lundi, 42 détenus seront jugés au tribunal de Sidi M’hamed. Il convient de préciser que 33 détenus sont incarcérés à la prison d’El Harrach, alors que 9 autres personnes sont placées sous contrôle judiciaire, depuis le mois de juin dernier.

Un procès historique est attendu demain après près de cinq mois de détention arbitraire. Cependant, il est possible que les magistrats optent pour un procès expéditif à la veille de prononcer les verdicts des 6 détenus jugés au niveau du même tribunal, le 22 octobre. Verdicts qui seront prononcés le mardi 12 novembre.

Politique

Grâce présidentielle : Amnesty appelle à libérer les détenus d’opinion 

Melissa NAIT ALI

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© DR | Le Président Tebboune décrète une grâce présidentielle pour 5037 détenus
© DR |L'ONU appelle à la libération des détenus pour éviter des ravages en prison

L’ONG, Amnesty International appelle à la libération des détenus d’opinion pour leur épargner un risque de contamination au Covid-19. Réagissant à la décision du Président, Abdelmadjid Tebboune d’accorder la grâce à un groupe de 5037 détenusHassina Oussedik, directrice d’Amnesty International Algérie affirme qu’il y a “de vives craintes que le coronavirus (COVID-19) se propage dans les prisons algériennes” . 

Cette mesure consacrée exclusivement aux personnes condamnées doit être élargie à celles qui sont en attente de leur jugement ainsi que les plus vulnérables face au Covid19 notamment celles qui souffrent de pathologies ou sont âgées, en vue de réduire la population carcérale et de prévenir la propagation du virus“, rappelle L’ONG dans un communiqué rendu public.

L’organisation affirme aussi que “nul ne devrait passer un seul jour en prison pour avoir exercer pacifiquement ses droits.” Il est scandaleux qu’un certain nombre de détenus d’opinion ou politique demeurent injustement emprisonnés, y compris des militants ayant pris part à des manifestations pacifiques ou des journalistes qui ont assuré la couverture médiatique de manifestations”.

Amnesty International rappelle que la détention provisoire ne doit être utilisée qu’à titre de mesure exceptionnelle et en dernier recours“, souligne la même source.

Cette grâce, ajoute L’ONG, intervient quelques jours après l’appel lancé par la Haut-Commissaire aux droits de l’Homme de l’ONU Michelle Bachelet pour la libération des détenus pour éviter «des ravages » en prison.

La haut-commissaire avait exhorté les gouvernements et les autorités compétentes à travailler rapidement pour réduire le nombre de personnes en détention, en libérant par exemple les détenus les plus âgés et ceux malades, ainsi que les délinquants présentant un risque faible “, souligne l’ONG.

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Politique

Coronavirus : 131 cas supplémentaires et 14 décès enregistrés lors des dernières 24h

Yasmine Marouf-Araibi

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© DR |

Le nombre total de contaminations par le coronavirus en Algérie a grimpé à 847 cas confirmés dont 58 décès selon le dernier bilan établi par la commission nationale de veille et de suivi de l’évolution de l’épidémie du Coronavirus. 

D’après la même source, 130 cas supplémentaires et 14 nouveaux cas de décès ont été enregistrés lors des dernières 24 heures.

S’agissant des nouveaux cas de décès, trois ont été enregistrés à Blida, cinq à Alger. Tandis que les wilayas de Oum El Bouaghi, Ghardaia, Relizane, Médéa, Ain Témouchent et Tizi-Ouzou ont enregistré un cas de décès chacune, précise la même source.

Par ailleurs, la commission annonce que le nombre de guérisons s’est élevé à 46 après le rétablissement de 15 autres patients.

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Politique

Corruption : Abdelghani Hamel condamné à 15 ans de prison ferme, Zaâlane à 3 ans

Yasmine Marouf-Araibi

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© DR | Abdelghani Hamel condamné à quinze ans de prison ferme

Le verdict est tombé dans l’affaire d’Abdelghani Hamel, des membres de sa famille et d’anciens dirigeants notamment Abdelghani Zaâlane, poursuivis dans plusieurs affaires de corruption, principalement liées au “blanchiment d’argent, enrichissement illicite, trafic d’influence et obtention de fonciers par des moyens illégaux”.

L’ancien DGSN a été condamné à quinze (15) ans de prison ferme assortis d’une amende de huit (08) millions de DA. Son épouse est quant à elle condamnée à deux (2) ans de prison ferme assortis d’une amende d’un (1) million de DA. Ses deux enfants Amyar, Chafik , eux, ont écopé respectivement de dix (10) ans de prison et six (06) millions de DA d’amende, huit (08) ans de prison et cinq (05) millions de DA d’amende. Ses deux autres enfants Mourad et Chahinez, aussi impliqués dans l’affaire ont, quant à eux, écopé de la même peine soit sept (07) ans de prison et cinq (05) million de DA d’amende chacun. Le tribunal a également ordonné la confiscation de tous les biens mal acquis de la famille.

Concernant les personnes morales représentées par les sociétés poursuivies dans cette affaire, elles devront verser une amende de 32 millions de DA.

Cette affaire implique également les deux anciens ministre, Abdelmalek Boudiaf et Abdelghani Zaâlane, poursuivis pour des faits commis alors qu’ils occupaient le poste de wali d’Oran.  Ils ont tous les deux été condamnés à trois (3) ans de prison ferme assortis de 1 million de DA d’amende.

Deux anciens wali sont impliqués dans cette affaire, il s’agit en l’occurrence de Ghelai Moussa ancien wali de Tipaza et Bensebane Zoubir ancien wali de Tlemcen, condamnés respectivement à cinq (05) ans de prison ferme assortis d’une amende d’un (01) million de DA , et trois (03) ans de prison ferme.

L’ex-directeur général de l’Office de promotion et de gestion immobilière (OPGI), Mohamed Rehaimia, à quant à lui écopé de trois (03) ans de prison ferme et 500 000 DA d’amende.

Rappelons, que le Procureur de la république près le tribunal de Sidi M’hamed avait requis vingt (20) ans de prison ferme à l’encontre de l’ancien Directeur général de la Sûreté nationale (DGSN), Abdelghani Hamel et de son fils Amiar et quinze (15) ans de prison ferme à l’encontre de ses autres enfants, Mourad, Chafik et Chahinaz et dix (10) ans de prison à l’encontre de son épouse, Annani Salima, assortis d’une amende de huit (8) millions de dinars chacun, outre la confiscation de leurs biens saisis et comptes bancaires.

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