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Politique

Kabylie: des comités de villages dénoncent la campagne de stigmatisation de la région

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La coordination des villages de Kabylie a dénoncé, vendredi à travers une déclaration commune, la campagne de stigmatisation menée contre la région, depuis les feux de forêt d’août dernier et l’assassinat du jeune Djamel Bensmail. Ils ont appelé les autorités à protéger les citoyens ciblés par des arrestations « sur un simple soupçon d’affiliation à un groupe terroriste ».


« Au moment où cette région réduite en cendres par les incendies s’attendait à ce qu’elle soit déclarée comme zone sinistrée avec un plan de relance adéquat, nous assistons malheureusement , depuis quelques mois, à des actes d’arrestation, d’intimidation et d’emprisonnement, qui s’abattent, sans distinction, sur des femmes et hommes intellectuels, artistes, personnalités politiques, voire même des citoyennes et citoyens ordinaires de cette région du pays », a dénoncé la coordination dans son document.


Et de poursuivre: « Le mobile annoncé, pour justifier ces actes, est le démantèlement des réseaux d’un mouvement politique, classé, depuis, comme ‘’organisation terroriste’’, réclamant, de manière expresse, la séparation de la Kabylie du reste du pays ».


Les signataires de cette déclaration ont dénoncé également la campagne médiatique « orientée » qui « a fini par se développer en un stéréotype stigmatisant allant jusqu’à traiter, par un média lourd de l’Etat, la Kabylie de « région terroriste ».


Selon la même source, depuis les feux de forêts d’août dernier et l’assassinat « abjecte » de Djamel Bensmail, « le Arch de Larbaa Nath Irathen, vit depuis les incendies dans un climat de guerre avec des renforts policiers inadéquats surtout que des dizaines de personnes sont jetés dans les prisons ».


Rappelant que Larbaa Nath Irathen est la terre natale de l’architecte de la guerre de libération Abane Ramdane, la Coordination a estimé que « ces comportements démontrent que ce n’est pas cette région qui est visée, mais plutôt l’un des symboles de Novembre 1954 ».


« Nous ignorons, toujours, les mobiles réels qui se cachent derrière ce traitement policier et médiatique des Citoyennes et Citoyens de la région de Kabylie. De cette situation est né un profond sentiment d’inquiétude et d’injustice au point où ces Citoyennes et Citoyens se sentent menacés dans leur liberté et de faire objet d’arrestation par les différents services de sécurités comme des ‘’terroristes’’ sur simple soupçon de lien avec ce mouvement ou ses partisans », lit-on dans la déclaration.


En tant que « Citoyennes et Citoyens, inébranlablement attachés à l’unité de la Nation, au respect de la Constitution et les lois de la République », les signataires, ajoute le communiqué, ont exhorté les autorités à Prendre des mesures adéquates pour protéger « les Citoyens contre toute campagne politique et médiatique de stigmatisation les assimilant injustement à des « terroristes ».

La coordination a aussi appelé à la libération des personnes en détention et à l’arrêt des poursuites judiciaire contre les citoyens pour « leurs opinions politiques qui ne constituent aucune menace réelle à l’unité du pays, aux institutions de l’Etat ou aux fondamentaux de la Constitution ».


« Nous constatons jour après jour, le degré de colère et d’inquiétude qui augmentent dans notre région, et nous espérons que les revendications soient satisfaites afin de réinstaurer un climat de vie normal, et éviter toute réaction de cette population menacée dans sa liberté », a ajouté la coordination, tout en appelant au respect des « acquis culturels et identitaires amazighs, considérés désormais comme un patrimoine commun partagé par tout le Peuple Algérien ».


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