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Journée des travailleurs: l’UCP appelle le pouvoir à cesser de réprimer les syndicats

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Zoubida Assoul, avocate, présidente de l’UCP (Union pour le changement et le progrès) et porte-parole de mouwatana réponds à nos questions concernant le procès en cours de Abdou Semmar et Marouane Boudiab de la rédaction Algérie Part.

Les travailleurs algériens à l’instar de ceux du monde entier célèbrent ce dimanche la Journée internationale des droits des travailleurs. Une ‘’fête’’ qui intervient dans un contexte marqué par une grogne sociale à cause de la détérioration du pouvoir d’achat, face à une flambée des prix que le gouvernement n’arrive toujours pas à résoudre.

A l’occasion, l’Union pour le changement et le progrès (UCP), a appelé le pouvoir à permettre une expression libre des droits des travailleurs. «En ce 1er mai 2022, Journée internationale des travailleurs et de la lutte du mouvement ouvrier, l’UCP appelle le pouvoir en place à cesser toute forme de répression contre les différents mouvements syndicaux qui agissent purement dans l’intérêt des employés qu’ils représentent», écrit le parti de Zoubida Assoul dans un communiqué.

Tout en apportant «son soutien franc et total» aux organisations syndicales autonomes qui «usent de l’un de leurs droits constitutionnels», l’UC rappelle ce que dispose l’article 69 de la Constitution : «Le droit syndical est reconnu. La loi en garantit le libre exercice».

Une grève de deux jours a été observé les 26 et 27 avril par une coalition des syndicats de la Fonction publique, pour réclamer, entre autres, un relèvement réel du pouvoir d’achat à travers l’augmentation de la valeur du point indiciaire à 100 DA au lieu de 45 DA.

Dans son message, samedi, à la veille de la Journée des travailleurs, le président Abdelmadjid Tebboune, a appelé les syndicats « à mesurer l’ampleur de leurs responsabilités à l’égard des travailleuses, des travailleurs et des entreprises, et du rôle qui leur incombe pour garantir la stabilité sociale, le développement de la production (…)».  Tebboune a indiqué «avoir donné des orientations pour l’élaboration d’une loi-cadre régissant le travail syndical (…) loin des conflits politiciens qui ont vidé l’action syndicale de sa véritable essence».

Pour l’UCP, «en économie comme en politique, le dialogue reste la voie royale vers le progrès et la résolution des crises». Estimant que le pouvoir d’achat des algériens «est, depuis plusieurs mois, mis à rude épreuve», il affirme que «seule une véritable augmentation de l’offre sur les produits fabriqués localement, synonyme aussi de création de postes d’emplois, peut ralentir le processus inflationniste et permettre ainsi une augmentation du pouvoir d’achat».

Sur le plan économique, l’UCP qui critique « l’économie rentière » adoptée par l’Algérie depuis l’indépendance, dit croire en «l’entreprise privée comme principale source de création d’emplois et de richesses».

«Nos entreprises privées souffrent aujourd’hui d’une bureaucratie des plus contraignantes. Le manque de vision des pouvoirs publics a créé une perte de confiance des investisseurs locaux et étrangers, bloquant ainsi l’outil productif nécessaire à la création d’emplois et de richesses», constate le parti.

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