Connect with us

Accueil

Jil Jadid : « le changement qualitatif tarde à se manifester »

Published

on

© DR | Sofiane Djilali, président de Jil Jadid

A la veille de la célébration du 3e anniversaire du Hirak, Jil Jadid regrette que malgré une volonté affichée en haut lieu, le changement tant espéré « tarde à se concrétiser ».

Le parti de Jilali Soufiane qui a réuni, vendredi son Conseil politique, a rendu public, ce lundi 21 février, un long communiqué dans lequel il analyse la situation politique, économique et sociale que traverse l’Algérie.

« Malgré les intentions de bonne volonté déclarées au plus haut niveau de l’Etat, et à part l’élimination partielle des commanditaires d’une ‘’mafiocratie’’ prédatrice et vorace qui s’était imposée à l’Etat (ce qui est déjà, d’une importance capitale !), le changement qualitatif tant espéré tarde à se manifester concrètement », estime Jil Jadid.

Le parti rappelle que les Algériens qui ont chassé Bouteflika du pouvoir, « espéraient un changement significatif de la classe politique et une reconfiguration du régime en faveur d’une ouverture démocratique et une relance économique salutaire ».

Hélas, le parti explique qu’il n’en est rien. Et ce, à cause de ce qu’il qualifie de « radicalisation » de quelques acteurs politiques dont certains, à l’évidence, se sont inscrits, « par vengeance, par idéologie ou par emballement pseudo révolutionnaire, dans une dangereuse stratégie de refonte de l’Etat algérien », qui a fini par fournir au pouvoir « tous les arguments pour imposer le statu quo ante ».

« Statu quo ante »

« Le désarroi général de l’opinion publique, sa méfiance légitime envers une classe politique défaillante et une confusion médiatique savamment entretenue a neutralisé l’engagement citoyen et permis aux anciens appareils et réseaux d’intérêts nationaux et locaux de s’imposer dans des scrutins pourtant voulus honnêtes », écrit le Conseil politique de Jil jadid.

Actuellement, « le pays navigue tant bien que mal, sans dessein défini ni enthousiasme novateur », constate le parti, parlant d’« inflation », de « chômage », « d’appauvrissement et de détérioration de la qualité de la vie » qui « démoralisent les Algériens ».

Face à cette situation, les réactions de l’Etat « ne sont pas toujours appropriées ». « Le contrôle sécuritaire et administratif de l’information prend de plus en plus une allure d’arbitraire », assène Jil Jadid, avertissant que « la gestion exclusivement sécuritaire de la crise que traverse la société algérienne ne peut être une solution de long terme ».

Gestion sécuritaire

Sans pour autant appeler franchement à la libération des détenus d’opinion, le parti de Djilali Soufiane, pense que « l’emprisonnement systématique et préventif des activistes, dont une bonne partie est certainement loin d’être un danger public malgré des dérapages avérés, rajoute à une défiance populaire due en bonne partie à l’absence d’une communication claire ».

Sur le plan économique, Jil Jadid estime que malgré la remontée des cours des hydrocarbures, « la crise économique est appelée à s’aggraver », à cause, dit-il, du « cumul de la non gestion, de la bureaucratie et de la corruption qui durent depuis maintenant de trop nombreuses années ». malgré une nouvelle orientation qui s’esquisse en faveur de la production nationale, « les intérêts qu’elle bouscule lui résistent », fera remarquer le parti.

Continue Reading
Advertisement
Comments
INTER-LIGNES

GRATUIT
VOIR