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Politique

Intimidation et harcèlement des journalistes algériens : « Inadmissible », affirme RSF

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© Meriem Nait Lounis | rassemblement des journalistes à la place de la liberté de la presse à Alger
© Meriem Nait Lounis | rassemblement des journalistes à la place de la liberté de la presse à Alger

L’ONG, reporters sans frontières (RSF) dénonce l’accentuation des intimidations et du harcèlement contre les journalistes algériens à l’approche des législatives du 12 juin prochain.

« À trois semaines des législatives, les journalistes sont systématiquement et violemment empêchés de couvrir les manifestations hebdomadaires du Hirak. Reporters sans frontières (RSF) est extrêmement préoccupée par cette répression croissante et le verrouillage de l’information en Algérie », lit-on dans un communiqué de l’organisation, rendu public, ce mardi 18 mai.

Poursuivant, RSF rappelle que de « nombreux journalistes ont subi des violences physiques, ont été tenus à l’écart par des tactiques d’encerclement des forces de l’ordre et ont été arrêtés sans motifs lors de la manifestation hebdomadaire du Hirak vendredi 14 mai 2021 ».

« Tandis que le soulèvement populaire qui revendique davantage de liberté rejette les élections législatives du 12 juin prochain en Algérie, les autorités tentent d’entraver la couverture du Hirak avec brutalité », condamne encore l’ONG.

Selon Souhaieb Khayati, directeur du bureau Afrique du Nord, cité dans ce communiqué, « l’intimidation et le harcèlement que subissent les journalistes algériens dans l’exercice de leur fonction est inadmissible ».

« Ils poursuivent leur mission qui est de publier des images et des témoignages », déclare-t-il, appelant « les autorités algériennes à cesser immédiatement cette répression brutale, en totale contradiction avec sa Constitution et la Charte des droits de l’Homme ».

RSF souligne aussi que « ces arrestations interviennent alors que les autorités algériennes tentent d’empêcher les manifestations dans le pays ».

« Depuis le 9 mai, toute manifestation est interdite si elle ne bénéficie pas d’une autorisation préalable, délivrée à condition que les organisateurs communiquent leur identité, l’itinéraire de la marche et les horaires de début et de fin du rassemblement. Des conditions impossibles à respecter puisque les manifestations du Hirak n’ont pas de leader et qu’ils doivent régulièrement changer d’itinéraire pour éviter les cordons sécuritaires », indique également l’ONG.

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