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Economie

Internet : la libération de nouvelles fréquences permettra une amélioration “rapide” du débit

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Les opérateurs de téléphonie mobile en Algérie sont tous unanimes à affirmer que la décision du ministère de la Poste et des Télécommunications relative à la libération de nouvelles fréquences internet qui seront mises à leur disposition, est “un pas positif” qui permettra “une amélioration palpable du débit Internet dans les semaines à venir”.

Dans des déclarations à l’APS, les trois opérateurs (Mobilis, Djezzy, Ooredoo) ont estimé que l’ouverture par le premier responsable du secteur, Brahim Bouemza, du débat sur leurs différentes préoccupations, dénotait l’engagement du ministère de tutelle à assurer un haut débit et à améliorer la qualité des prestations au profit des citoyens.

Le PDG de Mobilis, Billal Mekid a indiqué que la libération de nouvelles fréquences au profit des opérateurs de téléphonie mobile permettrait à ces derniers d’améliorer le niveau de leurs prestations en un temps record”, ajoutant que les décisions annoncées hier par le ministre “nous permettront d’augmenter sensiblement la qualité des prestations offertes à nos clients et celle de leurs communications”.

L’octroi de nouvelles fréquences “bandes RPN” par l’Agence nationale des fréquences, dans le cadre d’un cahier des charges bien défini, “permettra d’accorder un débit plus grand et plus large”, à mettre à la disposition des clients.

De son côté, le PDG de Djezzy, Matthieu Galvani s’est félicité de la réunion tenue hier avec le ministre de la Poste et des télécommunication, et qui a permis “d’aborder avec les opérateurs de téléphonie mobiles les voies et les moyens susceptibles de régler le problème du débit internet en Algérie dans le cadre des recommandations de Monsieur le Président de la République émises lors du dernier Conseil des ministres”.

Il a salué “cette initiative de Monsieur le ministre des télécoms dont la volonté clairement affichée est de parvenir à créer une synergie susceptible d’aborder les problèmes du secteur dans un esprit de sérénité et de transparence pour pouvoir offrir aux consommateurs algériens ne haute qualité de service et une connectivité sans faille”.

“Nous avons eu une excellente réunion, pragmatique et positive et qui est de très bon augure pour le futur. C’est une démonstration parfaite d’une nouvelle démarche de partenariat pour améliorer la qualité de service aux citoyens”, a-t-il ajouté.

«Nous sommes ravi par la décision ministérielle d’allocation de fréquences supplémentaires pour les opérateurs. Nous sommes aussi venus avec des propositions concrètes de solutions orientées pour le citoyens afin d’améliorer l’accès de tous au service, la qualité de service et l’innovation”, a poursuivi le PDG de Djezzy.

Pour sa part, le chargé d’affaires de l’opérateur “Ooredoo”, Mohamed Tewfik Dhouakh a qualifié cette décision de “pas très positif”, qui permettra à son entreprise de présenter ses meilleurs offres, ajoutant que “la volonté d’améliorer les prestation est en, elle-même, louable”.

L’annonce par le ministre d’allouer de nouvelles fréquences permettra à “Ooredoo” d'”intervenir rapidement pour améliorer sensiblement le débit internet”, saluant par la même “l’ouverture d’un dialogue entre le Gouvernement et les opérateurs de téléphonie mobile”, ce qui traduit une grande volonté d’améliorer les prestations offertes aux citoyens”.

“Le plus important est qu’un dialogue existe avec les autorités et le ministère de la Poste et des Télécommunications, ce qui nous facilitera le débat sur les détails techniques, dont l’amélioration permettra d’améliorer la qualité du débit internet et les communications téléphoniques”, a-t-il ajouté précisant que toutes les parties qui coordonneront dans ce domaine seront concernées par l’application directe de ces décisions.

“L’allocation de nouvelles fréquences permettra d’améliorer la qualité des prestations en quelques semaines, un travail profond et durable à mener en coordination avec tous les opérateurs”.

A rappeler que le ministre de la Poste et des Télécommunications, Brahim Boumezar avait présidé, hier mardi, une rencontre avec les responsables des trois opérateurs de téléphonie mobile pour “unifier les efforts et œuvrer à améliorer les services et le débit internet au profit des citoyens, assurer un haut et très haut débit, dans le respect du principe d’équité dans le traitement avec les différents opérateurs public et privés.

L’accent avait été mis sur l’importance d'”unifier les efforts et d’œuvrer à améliorer les services et le débit internet au profit des citoyens, en application des instructions données par le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune”.

Le ministre avait annoncé “la libération d’une bande du spectre de fréquences en coordination avec les différentes parties concernées, laquelle constitue une ressource rare et précieuse, en vue de la mettre à la disposition des opérateurs et leur permettre d’améliorer les prestations à travers une coordination étroite avec l’Autorité de régulation de la Poste et des Télécommunications”.

Economie

Le prix du pétrole rebondit au lendemain de la réunion de l’Opep+

Yasmine Marouf-Araibi

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Les prix du pétrole poursuivent leur hausse au lendemain de la réunion mensuelle de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (Opep+) qui a, selon les analystes, permis de rassurer le marché.

Dans la matinée, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre valait 43,47 dollars à Londres, en hausse de 0,39% par rapport à la clôture de jeudi, rapporte l’agence de presse APS.

A New York, le prix du baril américain de WTI pour octobre a également grimpé de 0,32%. Il s’établit à 41,10 dollars, ajoute-t-elle.

Ainsi, les deux cours de référence ont gagné aux alentours de 10%, retrouvant des niveaux comparables au début du mois de septembre.

Les analystes du marché pétrolier explique cette hausse par la réunion de l’opep et ses partenaires “opep+”.

En effet, durant la réunion le ministre saoudien de l’Energie, Abdel Aziz ben Salmane, a insisté sur l’importance de respecter à 100%” l’accord de l’opep+ sur la réduction de la production pétrolière. Il a souligné que le non-respect de l’accord “entache la réputation et la crédibilité” de l’Organisation pétrolière.

Pour rappel, l’organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés ont décidé en avril de réduire leur production conjointe de 9,7 mbj aux mois de mai et juin afin de relancer les prix impactés par la pandémie de Covid-19.


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Pétrole: le baril de Brent à moins de 40 dollars lundi

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Les prix du pétrole baissaient lundi en cours d’échanges européens, toujours pénalisés par une demande incertaine alors que la planète peine à juguler la pandémie de nouveau coronavirus. Dans la matinée, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre valait 39,48 dollars à Londres, en baisse de 0,88% par rapport à la clôture de vendredi.

A New York, le baril américain de WTI pour octobre perdait 0,88% également, à 37,00 dollars.

La semaine dernière, les deux barils ont perdu plus de 6%. Le pétrole avait cependant entamé la séance de lundi en hausse, mais “le futur est en train de devenir plus incertain qu’avant”, a commenté Tamas Varga, analyste pour PVM.

“Les taux d’infection sont à nouveau en hausse, des mesures de confinement localisées introduites dans un nombre croissant de pays entravent la croissance économique et le nombre de chômeurs ne parvient pas à diminuer de manière significative”, a-t-il détaillé.

La France a vu le nombre de cas quotidien de Covid-19 franchir la barre des 10.000 samedi, un seuil record depuis le lancement des tests à grande échelle dans le pays. Et en Autriche, le chancelier a déclaré que le pays était entré dans “la seconde vague”.

De plus, “l’annonce que le blocus des terminaux d’exportation de pétrole libyens pourrait bientôt prendre fin” est une autre mauvaise nouvelle que l’Opep+ devra discuter lors de sa réunion de suivi de l’accord prévue jeudi, a ajouté Jeffrey Halley, analyste pour Oanda.

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés, dont la Russie, sont engagés dans des efforts inédits pour limiter leur production et tenter de faire remonter les prix. Avec une réussite en demi-teinte pour l’instant.

Comme le souligne Eugen Weinberg, analyste pour Commerzbank, le cartel, qui fête ses 60 ans ce lundi, a gagné des membres au fil du temps mais a perdu en parts de marché, notamment au profit des Américains.

Et “après des mois de renoncement volontaire à des recettes supplémentaires, les problèmes deviennent de plus en plus visibles compte tenu des difficultés financières et économiques considérables auxquelles sont confrontés les pays participants et compte tenu des perspectives (de demande) incertaines”, a-t-il expliqué en soulignant que certains observateurs pensent que les Emirats arabes unis, pourtant “très disciplinés” jusqu’à maintenant, pourraient relâcher leurs efforts.

La publication lundi du rapport annuel du géant pétrolier BP sur la demande de pétrole dans le monde n’a rien fait non plus pour redynamiser les cours de l’or noir: ce bilan estime que la consommation mondiale pourrait avoir déjà atteint son pic et ne plus cesser de décliner en raison des conséquences de la pandémie et de la transition énergétique.

Pour BP, la demande pour le secteur des transports en particulier est vouée à reculer, en raison de la baisse du nombre de déplacements à court terme à cause de la pandémie et de l’essor des véhicules électriques sur le long terme.

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Zone de libre-échange avec l’UE: l’Algérie demande « oralement » son ajournement

Melissa NAIT ALI

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L’Algérie n’est toujours pas prête pour l’achèvement de la zone de libre-échange, comme le stipule l’accord d’association avec l’Union européenne. Elle veut un nouvel ajournement de cette échéance, après celui négocié avec la commission européenne en 2017.

Selon l’AFP qui a cité le porte-parole de la commission européenne, l’Algérie a demandé oralement le report de la mise en œuvre de la dernière étape de l’accord d’association, à savoir le démantèlement total des tarifs douaniers, dès le 1er septembre 2020.

« Nous avons été informés oralement de la demande algérienne de report de l’achèvement de la zone de libre-échange entre l’UE et l’Algérie », indique le porte-parole de la commission européenne, précisant que cette instance « n’a pas encore reçu de demande formelle ».

Conclu en 2004, l’accord d’association entre Bruxelles et Alger est, rappelons-le, entré en vigueur au 1er septembre 2005. Il a prévu l’ouverture des marchés respectifs au sein d’une zone de libre-échange (ZLE). L’accord prévoyait pour cela une période de transition de douze ans, jusqu’en 2017, afin que l’Algérie élimine progressivement ses droits de douane sur des produits industriels et qu’elle applique une libéralisation sélective de ses produits agricoles.

Cette période a par la suite été prolongée de trois ans, jusqu’au 1er septembre 2020, pour certains produits comme l’acier, les textiles, les produits électroniques et l’automobile.

Mais, selon le porte-parole de la Commission, « les dernières données disponibles confirment que les autorités algériennes n’ont pas démantelé les derniers droits de douane prévus, ce qui aurait dû être fait avant le 1er septembre 2020 ».

«Si cela se confirmait, cela constituerait une violation de l’accord », a-t-il déclaré, indiqué que « toute révision de l’accord (…) devrait faire l’objet d’une décision mutuelle au sein du Conseil d’association UE-Algérie ».

Pour rappel, l’entrée en vigueur de cette ZLE est contestée par les dirigeants politiques, les chefs d’entreprises et des économistes algériens. Les autorités algériennes avait demandé à moult reprises au fil des années de renégocier un accord trop défavorable, selon eux.

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