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Politique

Interdit à la maison de la presse, le 13ème sit-in en soutien à Khaled Drareni en virtuel

Meriem Nait Lounis

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Le 13ème sit-in de solidarité avec le journaliste Khaled Drareni, et le premier virtuel, a eu lieu ce lundi, au siège d’Interface médias qui regroupe Radio M et Maghreb Emergent, avec la participation de plusieurs militants, journalistes et avocats qui ont l’habitude d’assister aux rassemblements maintenus chaque lundi durant 11 semaines à la maison de la presse Taher Djaout, à Alger, avant d’être interdits la semaine dernière.

Les présents sont entrés à la salle de réunion qui les a accueilli deux par deux pour “respecter la distanciation sociale“, conseillée par les spécialistes de la santé afin de contrer la propagation de la pandémie de coronavirus.

“COVID oblige, pandémie oblige, nous sommes obligés, nous aussi, de nous conformer aux dispositions sanitaires”, a indiqué le journaliste Zoheir Aberkan au début du sit-in quelques instants avant l’intervention de Maitre Zoubida Assoul, une des avocats du journaliste incarcéré.

Maitre Assoul a affirmé que “Khaled est en bonne santé”. Se disant “optimiste”, l’avocate espère que les autorités prennent des mesures d’apaisement “en ces temps ci surtout avec la pandémie”.

De son côté, le militant Sofiane Heddadji a précisé que la décision de la suspension des marches et des rassemblements n’a pas été prise par “peur du système” mais c’est par rapport au COVID parce que pour nous la santé des citoyens est la plus importante”.

Le militant Hakim Addad n’a pas manqué le rendez-vous pour témoigner de sa solidarité avec Khaled. “Ils nous font sortir de la porte, nous rentrons par la fenêtre“, c’est à travers ce dicton populaire que Hakim Addad a choisi de montrer sa détermination.

Il ne faut pas qu’on s’arrête, il ne faut pas qu’on arrête de militer, que ce soit pour Khaled ou pour tous les autres détenus d’opinion, ceux qui sont connus mais également ceux qui ne le sont pas”, ajoute-t-il.

Nous sommes toujours mobilisés jusqu’à la libération de notre confrère Khaled Drareni et tous les détenus d’opinion en Algérie“, a déclaré la journaliste Kenza Khattou. Elle a notamment ajouté que “tant que Khaled Drareni est en prison, c’est comme si nous, en tant que journalistes, sommes en prison. C’est comme si la parole du peuple est en prison”.

Kenza a exprimé son refus quant à la peine infligée à l’encontre de son confrère, à savoir deux ans de prison ferme, en disant que “Khaled Drareni n’a fait que son travail… sa peine est très lourde”.

Avant la fin de ce rassemblement particulier, et en adressant un message à son collègue, le journaliste Zoheir Aberkane n’a pas caché ses émotions quant à l’absence de Khaled Drareni avec qui il a passé des mois durant le Hirak. “Il nous manque énormément, c’est terrible”.

Le combat pour Khaled est le combat pour la liberté d’expression et la liberté de la presse“, a-t-il affirmé. Il a invité par la suite les sympathisants du journaliste prisonnier à lui envoyer des lettres à l’établissement pénitentiel de Koléa.

Les participants ont réitéré leur revendication qui est la libération du fondateur de Casbah Tribune, incarcéré à la prison de Koléa depuis mars dernier. Il est poursuivi pour “incitation à attroupement non armé” et d’”atteinte à l’unité nationale”. Il a été jugé en première instance en août dernier et a été condamné à 3 ans de prison ferme et 50,000 DA d’amende. Rejugé en appel, Khaled Drareni a été condamné à deux ans de prison.

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