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Politique

Interdiction de circulation routière : une mesure de trop

Melissa NAIT ALI

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© DR | Barrage filtrant de la gendarmerie nationale à l'entrée d'Alger


L’interdiction de circulation routière entre les wilayas qui vient d’être reconduite pour une durée de quinze jours supplémentaires suscite la colère. Pénalisante pour des milliers de citoyens vivant et travaillant en dehors de leurs wilayas de résidence, cette décision, en vigueur depuis plus de 20 jours déjà n’a pas été bien accueillie cette fois-ci.


En effet, le premier ministère avait annoncé, hier, le maintient de la mesure d’interdiction de la circulation automobile entre 29 wilayas pour, y compris, les véhicules particuliers : Adrar, Chlef, Laghouat, Oum El Bouaghi, Batna, Béjaïa, Biskra, Béchar, Blida, Bouira, Alger, Djelfa, Sétif, Sidi Bel Abbès, Annaba, Constantine, Médéa, M’Sila, Mascara, Ouargla, Oran, Bordj Bou Arréridj, Boumerdes, Tissimsilt, El Oued, Khenchela, Souk Ahras, Tipaza et Relizane.

Mais dès son annonce, la décision a suscité un mécontentement général. Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes ont exprimé leur incompréhension. Ils jugent cette mesure inutile, d’autant que les pouvoirs publics ont décidé de maintenir la fête religieuse de l’Eid El Kébir.
Selon eux, l’interdiction de la circulation routière ne fera que pénaliser les milliers de personnes vivant et travaillant en dehors de leurs wilayas de résidence, habitués à passer cette occasion auprès de leurs familles.

Des centaines de travaillant exerçant leurs activité dans une wilaya et résidant dans une autre sont également concernées. Elles ne pourront pas rejoindre leur lieu de travail, surtout que la majorité d’entre eux ne dispose pas d’une autorisation de circuler.

L’autre argument avancé par les opposants à cette mesure concerne son utilité dans la limitation de la propagation de Covid-19. Ils avancent les chiffres concernant les cas confirmés de contamination qui se sont multipliés, passant de quelques 300 cas quotidiens à plus de 600 cas aujourd’hui. C’est une preuve, selon eux, que l’interdiction d’entrée et de sortie des grandes villes n’a eu presque aucun effet.

Les autorités ont-elles évalué l’impact sur cette décision ? Ont-elles des données sur son effet en matière de la limitation des contaminations ? Jusqu’à présent, aucun responsable n’a évoqué ce sujet. Mais la situation épidémiologique ne s’est guerre améliorée depuis l’instauration de cette interdiction de circulation.

Fausse solution ? Peut-être. Pour les observateurs et les spécialistes, cette décision aurait été utile au début de la crise sanitaire et avant la propagation du virus dans tous le pays. Car aujourd’hui, chaque wilaya a son propre foyer de contamination. Et le virus circule déjà parmi les habitants de la même ville, comme c’est le cas à Alger devenue la première ville la plus touchée par le virus, devançant Blida et Sétif.

Les spécialistes de la santé qui activent sur le terrain, pour leur part, pensent que la plus importante mesure à prendre pour lutter contre la pandémie est la généralisation des tests, comme c’est le cas dans plusieurs pays, notamment au Vietnam, pays limitrophe avec la Chine, qui n’a enregistré aucun décès dû à la maladie de Covid-19.

Ce pays pratique quotidiennement plus de 27 000 tests Covid et applique rigoureusement les mesures de distanciation sociale. L’Algérie est très loin pour l’instant. En matière de tests PCR, les laboratoires algériens ne pratiquent que 2500 tests par jours. Même les teste sérologique ne sont pas également généralisée. Ce qui ne permet pas de détecter à temps les nouveaux cas et de casser la chaîne de la contamination. A cela, il faut ajouter l’incapacité des autorités à imposer des mesures barrières et le port de masques dans les lieux publics.

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Le député démissionnaire Khaled Tazaghart condamné à un an de prison ferme

Yasmine Marouf-Araibi

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Le député démissionnaire Khaled Tazaghart a été condamné ce dimanche à un an de prison ferme avec mandat de dépôt, indique le comité national pour la libération des détenus (CNLD).

Poursuivi pour “incitation à attroupement”, “publications pouvant porter trouble à l’ordre public”, “violation des mesures du confinement sanitaire”, le procureur près le tribunal d’Akbou (Béjaia) avait requis un an de prison ferme et 100,000 DA d’amende.

Le prévenu a été arrêté samedi 26 septembre à 13h alors qu’il revenait de la marche de Kherrata qui s’est tenue le même jour. Il a par la suite été transféré au commissariat central de Béjaia où il a été placé en garde à vue.



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Politique

Bordj Bou Arreridj: Brahim Laalami condamné en appel à de la prison ferme et un million de DA d’amende

Yasmine Marouf-Araibi

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Le détenu Chems-Eddine Laalami dit Brahim a été condamné, en appel, ce dimanche par le tribunal de Bordj Bou Arreridj à 18 mois de prison ferme dans une affaire et à un an de prison ferme dans une autre, annonce le comité national pour la libération des détenus (CNLD).

Poursuivi dans six affaires au total pour “outrage à corps constitué”, “atteinte à un agent en plein exercice de ses fonctions”, “outrage à corps constitué par les moyens et des réseaux sociaux” et “diffamation”, entre autres, Brahim Laalami a également été condamné à une amende de 1 million de DA.

Pour rappel, Brahim Laalami a été condamné en première instance à 18 mois de prison ferme et une amende d’un million de DA d’amende.

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Politique

Le procès en appel d’Ali Haddad reporté au 11 octobre

Yasmine Marouf-Araibi

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Le procès en appel de l’homme d’affaires Ali Haddad, condamné en première instance, à une peine de 18 ans de prison ferme assortie d’une amende de 8 millions DA, a été reporté au 11 octobre.

Le report du procès intervient suite à la décision du Barreau d’Alger de boycotter les audiences au niveau de la Cour d’Alger et toutes les institutions y relevant à partir de ce dimanche 27 septembre, et ce, en solidarité avec le bâtonnier d’Alger après qu’une altercation avec un juge ait conduit à son hospitalisation.

D’autres anciens hauts-responsables sont aussi poursuivis dans cette affaire dont les deux anciens premiers ministres, Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal et l’ancien ministre de l’industrie et des mines Abdeslam Bouchouareb.

Les prévenus sont poursuivis pour plusieurs chefs d’inculpation en lien avec la corruption, dont “obtention, en violation de la législation, de privilèges, d’avantages et de marchés publics”, “dilapidation de deniers publics”, et “conflits d’intérêts”.

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