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Intempéries : plusieurs localités inondées à Tizi Ouzou et Boumerdes

Les habitants de plusieurs localités des wilayas de Boumerdes et Tizi Ouzou ont vécu, ce samedi 3 novembre, une journée cauchemardesque. Les pluies diluviennes qui ont affecté le nord du pays, dans la nuit de vendredi à samedi, ont provoqué des inondations dans plusieurs villes et villages dans ces deux wilayas.

Melissa NAIT ALI

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La région la plus touchée est la ville du Naciria complètement submergées par les eaux pluviales. Les eaux qui se sont acculées dans les différents rues et ruelles de la ville ont, comme le rapporte des internautes qui ont partagé images et vidéos sur les réseaux sociaux, causé de graves désagrément aux citoyens et aux automobilistes qui ont été même contraint d’abandonner leur véhicules submergés.

En plus de la localité de Naciria, les fortes averses ont occasionné aussi d’énormes dégâts à Tizi Ouzou. Plusieurs villages et localités de la wilaya ont été touchés par des inondations. C’est le cas notamment à Tadmaït (17 km à l’ouest de Tizi Ouzou) où des automobilistes ont été pris au piège et sont restés bloqués dans leurs véhicules pendant plusieurs heures, en raison de l’accumulation des eaux pluviales sur la RN 12.

En effet, dans les villages et communes de Fréha, Makouda, Tigzirt, Draa Ben Khedda, Azazga et au centre-ville de Tizi Ouzou des dizaines d’habitations ont enregistré des infiltrations d’eau. Les RN 12, 71 et 72 ont été coupées à la circulation à certains endroits dont Makouda, Aghribs et Tademaït.

Dans certains villages de la wilaya à l’image de Makouda, c’est grâce à la mobilisation des villageois que la catastrophe a été évitée.

Fort heureusement, la protection civile ne fait pas état de perte humaine, hormis des dégâts matériels et des désagréments engendrés aux populations. Le cumul d’eau enregistré dépasserait les 40 mm en quelques heures, selon des sources locales.

Les intempéries continueront d’affecter plusieurs wilayas jusqu’à ce dimanche. Selon un bulletin spécial (BMS) de l’office national de météorologie (ONM), des pluies assez soutenues, parfois sous forme d’averses, affecteront plusieurs wilayas côtières et proche-côtières de l’Est du pays à partir de cet après-midi.

Il s’agit, selon la même source, des wilayas de Tizi-Ouzou, Bouira, Bejaia, Jijel, Mila, Bordj Bou Arreridj et Sétif. La validité du BMS, selon la même source, s’étale jusqu’à ce soir (21H00) avec des cumuls qui atteindront ou dépasseront localement 20 mm.

« Pour les wilayas de Skikda, Annaba, El Tarf, Constantine, Guelma et Souk   Ahras, la validité du BMS s’étale de samedi à 15h00 au dimanche à 06h00 », note la même source, précisant que les cumuls estimés atteindront ou dépasseront localement 30 mm durant la validité de ce bulletin.

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Boudjemaa Talaï devant la Cour suprême ce lundi

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L’ancien ministre des transports et des travaux publics, Boudjemaa Talaï, comparait ce lundi, devant le juge enquêteur près la Cour suprême pour être entendu sur des affaires liées à la corruption.

 

Boudjmaa Talaï qui est cité dans des affaires de malversation enregistrées dans le secteur des travaux publics, doit répondre aux chefs d’accusation d’octroi d’indus avantages dans les marchés et contrats publics, de dilapidation de deniers publics, d’abus de fonction et conflit d’intérêt et corruption dans l’octroi des marchés publics.

Pour rappel,  le ministère de la Justice avait demandé, en juin dernier, la levée de son immunité parlementaire.

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Béjaïa : Les citoyens empêchent une conférence soupçonnée d’être en faveur de l’Instance de dialogue

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Le Panel de Karim Younes continue à s’attirer les foudres des citoyens. Après avoir subi le rejet populaire à Oran, Chlef et Boumerdes, voila qu’il vient d’être une nouvelle fois récusé par les habitants de Béjaia.

 

Ce mardi matin, de nombreux citoyens se sont rassemblés devant la bibliothèque principale de la lecture publique de la wilaya pour empêcher la tenue d’une conférence organisée par l’Association pour la renaissance de la medersa El Kheldounia de Bejaia, sur la crise politique que connait le pays depuis plus de six mois.

Selon la page Facebook Bejaia sois l’observateur, les manifestants soupçonnent ces conférences d’être en faveur de l’Instance de dialogue de Karim Younes surtout que celles-ci devaient être animées par Salah Derradji, ex-sénateur FLN, Mustapha Mekideche, vice-président du CNES et Walid Laggoune, professeur en droit institutionnel.

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28e mardi. Les étudiants répondent à Gaid Salah: « Il n’y aura pas de vote avec la bande au pouvoir »

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Les indomptables parmi la communauté ont réinvesti les rues d’Alger pour le 28e mardi contre le pouvoir en place. Les étudiants, dont la mobilisation reprend de plus belle, n’entendent pas céder notamment avec le dernier discours du chef d’état-major qui a suggéré lundi la convocation du corps électoral le 15 septembre.

 

Leur voix vibrent une nouvelle fois, ce mardi 3 septembre, pour réitérer leurs revendications et dénoncer l’entêtement du pouvoir à imposer sa feuille de route quand bien même récusée par les manifestants. Aujourd’hui, les étudiants promettent une mobilisation de force aussi longtemps que leur voix peine à trouver oreille attentive.

Comme les mardis derniers,  les jeunes hirakistes décident encore une fois d’investir la rue pour porter à bras-le-corps les revendication populaires, qui sont aussi les leurs et auxquelles le chef de corps d’armée vient d’opposer « une fin de non-recevoir ». « Dawla madania, machi askaria », « Les généraux à la poubelle, et l’Algérie accèdera à l’indépendance ! », a-t-on scandé en guise de réponse à Gaïd Salah qui, pour démontrer sa volonté à imposer sa feuille de route allant à contre sens des aspirations des Algériens, souhaite la convocation le corps électoral le 15 du mois en cours. Mais les étudiants, appuyés par la participation des têtes grisonnantes, ont donné leur réponse « makanch intikhabat m3a l’issabat » (pas d’élections avec la bande),  « les généraux lazam ytirou », crient à gorges-déployées les manifestants.

Force est de souligner que la plupart des manifestants sont des non-étudiants qui ont décidé de participer à la marche pour réaffirmer leur soutien à la contestation estudiantine, considérée comme le fer de lance du hirak. « Nous les soutenons (étudiants) chaque mardi pour donner force à leur mouvement. Ce sont nos enfants, nous restons toujours à leur côtés. Il s’agit de leur avenir et l’avenir de notre maison commune, l’Algérie. Les Algériens doivent rester mobilisés, la bande au pouvoir est très difficile à manier et a montré son mépris aux aspirations populaire. Maintenant c’est eux ou nous. Mais nous aurons, si dieu le veut, notre indépendance », témoigne un sexagénaire les yeux embués par la confiance et la colère.

Cependant, les manifestants doivent également faire face à la machine répressive que le pouvoir ne semble pas vouloir l’arrêter afin de fragiliser le hirak et étouffer les voix discordantes. Ce mardi, des policiers en civil déployés en force dans les rues d’Alger, ont arraché des pancartes aux manifestants à la place des martyrs. Imperturbables, les hirakistes ne cédent pas à la provocation et poursuivent pacifiquement leur mouvement, selon des témoins sur place.

Aujourd’hui, les étudiants ont répondu clairement aux tenants du pouvoir. « Il n y’aura pas de vote tant que les symboles du régime en l’occurence, Abdelkader Bensalah et Noureddine Bedoui sont toujours au sommet de l’Etat ». « Nous allons poursuivre les marches et nous jurons que nul ne peut nous arrêter », scandent les voix vibrantes et harmonieuses à Alger et dans les autres villes du pays.

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