Infatigables, les étudiants promettent de poursuivre leur mouvement jusqu’à satisfaction des revendications populaires

Crédit photo: DR. 17e mardi de mobilisation des étudiants contre le pouvoir

Après plus de trois mois de mobilisation contre le pouvoir, les étudiants, sans baisser pavillon, décident de poursuivre leur engagement revendiquant le départ de tous les symboles du pouvoir et l’instauration d’un Etat de droit. Pour ce 17e mardi consécutif de Hirak, les milliers d’étudiants rassemblées devant la Place des Martyrs ont réitéré les principales revendications  qui accompagnent le mouvement du 22 avril depuis son déclenchement, à savoir le départ d’Abdelkader Bensalah et Noureddine Bedoui ainsi que l’instauration d’une deuxième République sans les anciennes figures du système.

 

Comme chaque mardi, les milliers d’étudiants venant de différentes universités se sont rassemblés  à la Place des Martyrs avant d’emprunter le même itinéraire habituel qui abouti à la Grande Poste. Tout au long de cette marche, les jeunes marcheurs ont scandé des slogans hostiles aux responsables de l’exécutif, aux ex-haut cadres de l’Etat et aux hommes d’affaires écroués à la prison d’El Harrach.

Les étudiants qui ont exprimé inlassablement leur attachement non négociable à un Etat civil dans le fond et dans la forme ont réclamé la restitution de l’argent des hommes d’affaires et ex-haut responsables impliqués dans les affaires de corruption.

Les manifestants, fidèles depuis le début de manifestation à leur engagement pour une Algérie meilleure, ont appelé également à l’indépendance de la justice et de la presse. Cette 17e marche contre le pouvoir s’inscrit dans le même combat et les mêmes aspirations de tous leurs concitoyens à travers le territoire, celui de bâtir une Algérie libre et un Etat civil qui consacre la souveraineté du peuple.

Déterminés, les étudiants ont fait savoir que le Hirak estudiantin va se poursuivre jusqu’à la satisfaction totale des revendications populaires. Comme à leur habitude depuis le 26 février dernier, les étudiants ont réitéré leur attachement au caractère pacifique de leur mobilisation qui reste intacte.

Une minute de silence a été observée en la mémoire de Mohamed Morsi, l’ancien président égyptien, décédé hier pendant une comparution au tribunal. Les étudiants n’ont pas manqué, par la même occasion, d’afficher leur soutien au peuple soudanais dans leur démarche contestataire qui fait face depuis plusieurs jours au système répressif de l’armée.

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