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Immunité collective: les explications du DG de l’Institut Pasteur

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Depuis quelques semaines, les cas de contamination au coronavirus en Algérie connaissent une baisse importante, réduisant à moins de 100 les chiffres officiels donnés quotidiennement par le ministère de la Santé. Est-ce pour autant que l’Algérie a atteint l’immunité collective fixée comme objectif par les autorités. Le Pr Fawzi Derrar reste prudent sur la question.

« Les personnes ayant contracté le variant Omicron et vaccinées au temps du variant Delta sont des sujets très bien immunisés et protégés contre le virus de la grippe de manière générale. En revanche, ceux qui n’ont pas été vaccinés auparavant et qui ont contracté le variant Omicron par la suite, vont devenir des sujets vulnérables aux infections ultérieures, probablement aux sous-variants pouvant éventuellement apparaître plus tard », a-t-il déclaré, ce lundi 7 mars, sur les ondes de la chaine 3 de la Radio nationale.

Le Directeur général de l’Institut Pasteur d’Algérie (IPA), a explique dans ce sens que « l’immunité induite par la vaccination, ajoutée à l’immunité naturelle induite par le variant Omicron, donnent une immunité efficace qui peut perdurer ».

Ceci, non sans regretter le taux « pas élevé » de vaccination en Algérie, pour diverses raisons, a-t-il dit, notamment à cause de ce qui est colporté sur les réseaux sociaux. Le Pr Derrar rappelle que « c’est grâce à la vaccination qu’on est allé plus rapidement vers une immunité collective dans les pays où il y a eu un taux de vaccination très élevé ». C’est pourquoi, il a réitéré son appel aux Algériens d’aller se faire vacciner d’autant plus que le pays dispose de près de 10 millions de doses de vaccin anti-Covid dont la validité s’étale jusqu’en 2023.

Un taux de vaccination « pas élevé »

S’agissant de la situation épidémiologique dans le pays, le DG de l’IPA a estimé que « les voyants sont au vert » compte tenu, dit-il, « de l’affaiblissement du virus ».

« Mais il faut continuer à se faire vacciner pour éviter des scénarios graves pour les prochaines saisons de froid », a prévenu le Pr Derrar, soulignant que « le plus dur est passé ».

Cependant et à la lumière des vagues précédentes meurtrières, « il y a des scénarios d’évolution qu’il faudra prendre en considération dans le futur pour ne pas se faire surprendre car la dynamique prise par ce virus depuis son apparition et sa diversité sur les plans génétique que moléculaire, nous obligent à rester sur nos gardes », a averti l’invité de la Radio.

« Nous observons une adaptation avec les souches du virus qui circulent actuellement, ce qui laisse présager que nous aurons probablement un virus saisonnier, et à ce titre les sujets non vaccinés risquent de payer un lourd tribut au cas où il y aura une nouvelle vague, provoquée par un nouveau variant », a-t-il encore prévenu.

Risques sur les non-vaccinés

D’ailleurs, interrogé sur éventuelle levée des mesures restrictives, il a affirmé que « le pass vaccinal ne peut pas être supprimé dans l’immédiat et restera la mesure principale permettant de protéger la population », invitant les citoyens à faire preuve de « vigilance et de continuer de porter le masque dans les espaces fermés d’autant plus que des cas de contamination continuent d’être détectés ». C’est la même chose pour les tests PCR et anti génique, dont la suppression est exclue pour le moment. « Il ne faut pas se précipiter », a-t-il lancé, ajoutant que la question est à l’ordre du jour du Conseil scientifique qui est « consulté » par les autorités du pays pour émettre ses orientations et son avis sur les décisions à prendre.

Avec APS

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