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Ils affronteront le Sénégal : les Fennecs en finale de la CAN près de 30 après leur premier sacre

Melissa NAIT ALI

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L’Algérie jouera sa troisième finale africaine. L’équipe nationale de football vient de composter, certes difficilement, son billet qualificatif et rejoint le Sénégal en finale de la CAN 2019 qui se déroule en Egypte.

Les Verts ont battu le Nigéria sur le score de 2 à 1. Le onze national a dû attendre le temps additionnel (93’) de la seconde période pour voir le capitaine Ryad Mahrez crucifier les Super Eagles du Nigéria en bottant magistralement un coup franc, près de la ligne des 18 mètres.

La star de l’équipe nationale n’a laissé aucune chance au gardien de but nigérian, libérant ainsi ses coéquipiers, les fans qui ont fait le déplacement en Egypte et les millions de supporters qui ont suivi la rencontre sur le petit écran.

Film d’une chaude empoignade… L’entame du match a été entièrement en faveur des fennecs d’Algérie qui ont pris d’assaut les buts des aigles du Nigéria. La première mi-temps a été complètement favorable aux coéquipiers de Sofiane Feghouli qui a fourni, à l’occasion de ce tournoi, ses meilleures prestations sous les couleurs de l’équipe nationale.

Bien organisés défensivement et très disciplinés tactiquement, les poulains du coach Djamel Belmadi ont réussi à déjouer les offensives des Nigérians et d’opérer par des contres rapides. Les longues balles à destination de l’avant-centre en manque d’inspiration, Baghdad Bounedjah, ont failli faire mouche à plusieurs reprises.

L’attaquant des Verts a raté plusieurs occasions de scorer en cette première période. Il a fallu attendre la fin de la première manche pour voir l’EN prendre l’avantage, suite à une incursion du virevoltant Ryad Mahrez sur le flanc droit, avant d’effectuer un centre qui a trompé le défenseur central nigérian, Ekong, qui a mis le ballon au fond de ses propres filet.  

La VAR a failli porter malheur aux Verts          

La réaction nigériane fut rapide, mais sans parvenir à égaliser. Le score en reste là à la mi-temps. Au second half, les choses ont complètement changé. Ce sont les Nigérians, plus entreprenants, qui ont pris les rênes du match, cherchant à tout prix à égaliser.

Devant le repli défensif des Algériens, les coéquipiers d’Ahmed Musa ont multiplié les tentatives. Et sur l’un des raids des Green Eagles, le très dynamique Iwobi parvient, suite à un centre dévié, à mettre le cuir sur le bras d’Issa Mandi dans la surface de réparation.

L’arbitre a dû solliciter la VAR avant de désigner le point du penalty, permettant ainsi à Ighalo d’égaliser. Tout était à refaire alors pour les Fennecs qui, grâce au réveil des attaquants vers la fin de la partie, ont poussé les Nigérians à la faute. Sur un coup franc bien exécuté par le capitaine Mahrez, l’équipe nationale a pu se qualifier, pour la troisième fois, en finale de coupe d’Afrique des nations.

Les Algériens tenteront ainsi de décrocher, vendredi prochain, le second trophée de leur histoire, après celui décroché en 1990 au stade du 5 juillet, à Alger.  

 

 

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Boudjemaa Talaï devant la Cour suprême ce lundi

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L’ancien ministre des transports et des travaux publics, Boudjemaa Talaï, comparait ce lundi, devant le juge enquêteur près la Cour suprême pour être entendu sur des affaires liées à la corruption.

 

Boudjmaa Talaï qui est cité dans des affaires de malversation enregistrées dans le secteur des travaux publics, doit répondre aux chefs d’accusation d’octroi d’indus avantages dans les marchés et contrats publics, de dilapidation de deniers publics, d’abus de fonction et conflit d’intérêt et corruption dans l’octroi des marchés publics.

Pour rappel,  le ministère de la Justice avait demandé, en juin dernier, la levée de son immunité parlementaire.

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Béjaïa : Les citoyens empêchent une conférence soupçonnée d’être en faveur de l’Instance de dialogue

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Le Panel de Karim Younes continue à s’attirer les foudres des citoyens. Après avoir subi le rejet populaire à Oran, Chlef et Boumerdes, voila qu’il vient d’être une nouvelle fois récusé par les habitants de Béjaia.

 

Ce mardi matin, de nombreux citoyens se sont rassemblés devant la bibliothèque principale de la lecture publique de la wilaya pour empêcher la tenue d’une conférence organisée par l’Association pour la renaissance de la medersa El Kheldounia de Bejaia, sur la crise politique que connait le pays depuis plus de six mois.

Selon la page Facebook Bejaia sois l’observateur, les manifestants soupçonnent ces conférences d’être en faveur de l’Instance de dialogue de Karim Younes surtout que celles-ci devaient être animées par Salah Derradji, ex-sénateur FLN, Mustapha Mekideche, vice-président du CNES et Walid Laggoune, professeur en droit institutionnel.

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28e mardi. Les étudiants répondent à Gaid Salah: « Il n’y aura pas de vote avec la bande au pouvoir »

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Les indomptables parmi la communauté ont réinvesti les rues d’Alger pour le 28e mardi contre le pouvoir en place. Les étudiants, dont la mobilisation reprend de plus belle, n’entendent pas céder notamment avec le dernier discours du chef d’état-major qui a suggéré lundi la convocation du corps électoral le 15 septembre.

 

Leur voix vibrent une nouvelle fois, ce mardi 3 septembre, pour réitérer leurs revendications et dénoncer l’entêtement du pouvoir à imposer sa feuille de route quand bien même récusée par les manifestants. Aujourd’hui, les étudiants promettent une mobilisation de force aussi longtemps que leur voix peine à trouver oreille attentive.

Comme les mardis derniers,  les jeunes hirakistes décident encore une fois d’investir la rue pour porter à bras-le-corps les revendication populaires, qui sont aussi les leurs et auxquelles le chef de corps d’armée vient d’opposer « une fin de non-recevoir ». « Dawla madania, machi askaria », « Les généraux à la poubelle, et l’Algérie accèdera à l’indépendance ! », a-t-on scandé en guise de réponse à Gaïd Salah qui, pour démontrer sa volonté à imposer sa feuille de route allant à contre sens des aspirations des Algériens, souhaite la convocation le corps électoral le 15 du mois en cours. Mais les étudiants, appuyés par la participation des têtes grisonnantes, ont donné leur réponse « makanch intikhabat m3a l’issabat » (pas d’élections avec la bande),  « les généraux lazam ytirou », crient à gorges-déployées les manifestants.

Force est de souligner que la plupart des manifestants sont des non-étudiants qui ont décidé de participer à la marche pour réaffirmer leur soutien à la contestation estudiantine, considérée comme le fer de lance du hirak. « Nous les soutenons (étudiants) chaque mardi pour donner force à leur mouvement. Ce sont nos enfants, nous restons toujours à leur côtés. Il s’agit de leur avenir et l’avenir de notre maison commune, l’Algérie. Les Algériens doivent rester mobilisés, la bande au pouvoir est très difficile à manier et a montré son mépris aux aspirations populaire. Maintenant c’est eux ou nous. Mais nous aurons, si dieu le veut, notre indépendance », témoigne un sexagénaire les yeux embués par la confiance et la colère.

Cependant, les manifestants doivent également faire face à la machine répressive que le pouvoir ne semble pas vouloir l’arrêter afin de fragiliser le hirak et étouffer les voix discordantes. Ce mardi, des policiers en civil déployés en force dans les rues d’Alger, ont arraché des pancartes aux manifestants à la place des martyrs. Imperturbables, les hirakistes ne cédent pas à la provocation et poursuivent pacifiquement leur mouvement, selon des témoins sur place.

Aujourd’hui, les étudiants ont répondu clairement aux tenants du pouvoir. « Il n y’aura pas de vote tant que les symboles du régime en l’occurence, Abdelkader Bensalah et Noureddine Bedoui sont toujours au sommet de l’Etat ». « Nous allons poursuivre les marches et nous jurons que nul ne peut nous arrêter », scandent les voix vibrantes et harmonieuses à Alger et dans les autres villes du pays.

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