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Il s’en est plaint dans une lettre au DGSN: Karim Tabbou sommé de «ne plus s’exprimer sur le Président»

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Karim Tabbou jette un pavé dans la marre! L’homme politique révèle avoir reçu des « ordres » d’un officier de police à « ne plus s’exprimer sur la Président de la République » sous peine d’être à nouveau interpellé.

Le coordinateur de l’Union démocratique et sociale (UDS), parti non agréé, a adressé mercredi 11 mai, une lettre au Directeur général de la Sûreté nationale (DGSN), dans laquelle il se plaint des conditions de sa dernière arrestation par la police de Châteauneuf.

Tabbou a été interpellé chez lui, le 29 avril peu avant la rupture du jeûne, et conduit au commissariat de Châteauneuf à El Biar. Maintenu en garde à vue durant toute la nuit, il sera remis en liberté le lendemain, avec une convocation à se représenter encore le 4 mai.

Et c’est ce jour là que Karim Tabbou reçoit des « instructions » pour le moins inattendues dans un pays où la liberté d’expression est sensée être garantie par la Constitution.

Après une attente de 6 heures dans un bureau, sous les regards d’officiers, raconte l’homme politique dans sa lettre, « j’ai été transféré dans un autre bureau où un policier m’a transmis les instructions qu’il venait de recevoir ».

Le message disait: « on vous laisse rentrer chez vous, laissez votre téléphone allumé et ne changez pas de numéro car nous pouvons vous appeler à tout moment et si vous ne décrochez pas, nous viendrons vous interpeller ».

«Menaces»

Plus grave encore, ajoute Karim Tabbou dans son courrier, l’officier de police lui a signifié une ligne de conduite à respecter: « à partir d’aujourd’hui, exprimez-vous dans vos limites, ne parlez plus du Président ou des institutions…pensez à vos enfants et votre épouse, sinon vous serez malmené et ils le seront avec vous ».

Des révélations qui choquent, d’autant qu’elles relèvent d’une menace franche.

Ces instructions, dénonce Tabbou, « constituent une menace directe, une violation de ma citoyenneté et une privation des mes dtoits civils et politiques que seule la justice peut interdire à quelqu’un après un procès équitable ».

Mais, cela ne le poussera pas à reculer sur ses positions. « Je suis un homme politique. J’assume mes positions et opinions politiques sur lesquelles je ne reviendrai pas, étant une partie nbtégrante de ma personnalité et mes conviction », a-t-il expliqué au DGSN.

Qui veut donc interdire au coordinateur de l’UDS de s’exprimer librement sur tout et notamment sur président la République qui est une personnalité publique? D’où prevenaient ces instructions?

«Un message politique»

S’il ne réponds pas à ces questions, Karim Tabbou est toutefois convaincu que son interpelation à son domicile la veille de l’Aïd « est un message politique » à sa personne et à travers lui, « un exemple à tous les citoyens ».

De plus, Tabbou relève « les violations » de procédures durant toutes les étapes de son arrestation. Ce qui l’emmène à conclure qu’il a été victime de « kidnapping et séquestration », explique-t-il au patron de la Police.

« Monsieur le DGSN, mon interpellation et le procédé suivi, mon interrogatoire et sa méthode, ont renforcé ma conviction que mon destin n’était pas lié aux faits objets d’interrogation (Propos tenus sur le décès de Hakim Debbazi, NDLR), mais à des ordres extrajudiciaires », écrit l’homme politique.

Cette lettre, a-t-il précisé, à été envoyée par courrier postal recommandé, car les services de la DGSN où s’était rendu Karim Tabbou, mercredi matin, ont refusé de la recevoir.

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