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Il fixe la date de convocation du corps électoral : Gaïd Salah veut une présidentielle dans trois mois

Melissa NAIT ALI

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Le vice-ministre de la Défense et chef d’Etat-major de l’armée, Ahmed Gaïd Salah, veut une élection présidentielle avant la fin de l’année en Cours. Il vent même de fixer la date de la convocation du corps électoral.

 

Certes il n’a pas le droit de convoquer, lui-même, le corps électoral, le premier militaire du pays suggère au chef de l’Etat par intérim, Abdelkader Bensalah, la date du 15 septembre pour le faire en vue de tenir une scrutin présidentielle, trois mois plus tard, soit le 15 décembre 2019.

«J’avais abordé lors de ma précédente intervention la priorité d’entamer sérieusement la préparation des élections présidentielles dans les quelques semaines à venir. Je confirme aujourd’hui (…) que nous considérons qu’il est opportun de convoquer le corps électoral le 15 du mois de septembre courant, et que les élections puissent se tenir dans les délais fixés par la loi ; des délais raisonnables et acceptables qui répondent à une revendication populaire insistante », affirme Ahmed Gaïd Salah.

S’exprimant, Aujourd’hui à partir d’une caserne d’Ouargla, le chef d’état-major de l’ANP estime que la tenue de cette élection « est une revendication populaire ». Ahmed Gaïd Salah se montre, dans la foulée, content du travail de la commission du dialogue et de médiation, présidée par Karim Younes, qui a, selon lui, a « réalisé des résultats encourageant ».

Dans ce sens, il détaille sa vision du processus à entreprendre en vue d’aller vers une élection présidentielle. «Je n’omettrais pas de renouveler mon appel pour aller de l’avant pour rapprocher les points de vue, unifier les visions et trouver des mécanismes à même de concrétiser l’approche insistance, qui consiste en l’accélération de l’organisation des élections présidentielles », déclare-t-il, en citant l’installation d’une instance nationale indépendante de préparation des élections et la révision de la loi électorale.

Abdelkader Bensalah dépassé

A travers ce nouveau pas, le chef d’Etat-major de l’ANP, Ahmed Gaïd Salah, confirme à nouveau qu’il est le détenteur du pouvoir réel. Le chef de l’Etat intérimaire, Abdelkader Bensalah, est réduit, comme ce fut le cas depuis son intronisation, à appliquer des décisions du premier responsable de l’institution militaire.

Ce dernier se trahit à chaque fois. Malgré ses affirmations publiques que l’institution militaire « ne va pas s’enliser dans le bourbier politique », Ahmed Gaïd Salah ne cesse d’envahir ce terrain en fixant les règles et en tenant d’imposer des choix. Des choix qui ne sont, pour l’instant, pas acceptés par le mouvement populaire qui exprime, chaque semaine, le rejet de toutes les options du pouvoir en place.

Gaïd Salah réussira-t-il à imposer ce nouveau rendez-vous électoral, après l’échec de ceux du 18 avril et du 4 juillet ? Que fera-t-il si le mouvement populaire refuse, à nouveau, sa feuille de route ? Va-t-il accentuer la répression ? C’est ce qu’il insinue, dans son discours d’aujourd’hui. « Nous assurons que nous ne sommes pas contre la liberté d’expression et la divergence des opinions constructives, mais nous sommes contre la politique d’exclusion et de marginalisation, comme nous affirmons qu’au sein de l’ANP nous ne tolérerons aucune tentative d’entrave au travail des Instituions de l’Etat. Partant de nos missions et prérogatives constitutionnelles, nous ferons face avec rigueur à ces manœuvres qui visent à faire perdurer la crise, à obstruer le processus de développement de la patrie, et à s’inscrire contre la volonté du peuple qui a affirmé à maintes reprises qu’il n’avait aucunement besoin à de telles idées qui détruisent au lieu de construire, notamment en cette phase cruciale de l’histoire contemporaine de notre pays », déclare-t-il.

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