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Politique

Il confirme sa retraite politique : Ali Benflis, la fin !

C’est la fin d’une quête qui a duré plus de 15 ans. Ali Benflis suspend finalement sa course au palais d’El Mouradia après avoir buté, à trois reprises, sur l’écueil compliqué de l’élection présidentielle en Algérie. Candidat malheureux aux présidentielles de 2004, 2014 et 2019, l’ancien chef du gouvernement prend sa retraite politique.

Melissa NAIT ALI

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Ali Benflis, président du parti Talaie El Houriat
© DR | Ali Benflis, président du parti Talaie El Houriat

Il met ainsi fin à sa carrière, comme il l’avait laissé entendre vendredi dernier, juste après l’annonce des résultats préliminaires du scrutin de jeudi dernier, remporté par Abdelmadjid Tebboun. La décision est confirmée aujourd’hui à l’occasion d’une cérémonie organisée au siège de son parti pour dire adieu à ses partisans. A 75 ans, Ali Benflis n’a, semble-t-il, plus d’espoir d’atteindre le palais d’El Mouradia qu’il convoitait depuis 2003.

Il voit, à chaque élection, son rêve de succéder au président déchu, Abdelaziz Bouteflika devenu depuis 2003 son ennemi numéro 1, s’envoler. Le fauteuil de la présidence de la république le fuyait constamment. L’ancien chef du gouvernement a tenté une première fois de déloger son ancien ami, dont il était chef du gouvernement, en 2004. Mais il a été broyé par la machine du pouvoir qui a reconduit le président Bouteflika pour la deuxième fois.

Après une période d’hibernation de près de 10 ans, Ali Benflis fait une nouvelle tentative en 2014 face au même Abdelaziz Bouteflika. Et encore une fois, il a n’a pas pu accéder à El Mouradia. Cette fois, il se voyait comme la personne la mieux indiquée pour prendre les rênes du pays. Il a tout fait, d’ailleurs, pour légitimer le scrutin du 12 décembre dernier. Mais son rêve ne devient jamais réalité. Lors de son intervention, vendredi dernier devant ses partisans, il affirme vouloir « transmettre le flambeau aux jeunes de son parti qu’il invite à prendre leurs responsabilités ».

Politique

Décès du moudjahid Ahmed Bensadoune

Feriel Bouaziz

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Le moudjahid Ahmed Bensadoune, ancien chef de zone dans la wilaya V historique lors de la Guerre de libération nationale, est décédé mardi matin à Oran à l’âge de 87 ans, rapporte l’APS en citant des proches du défunt.

Après le recouvrement de l’indépendance nationale, le défunt Ahmed Bensadoune, né à Mostaganem, s’est consacré au travail dans le secteur économique et a créé une entreprise dans le domaine industriel.

Feu Ahmed Bensadoune à également présidé, pendant 10 ans, la chambre de commerce de de l’industrie de l’Oranie (CCIO) où il occupa deux mandats successifs comme président de cette chambre durant les années 1980.

Par ailleurs, il a rejoint l’APN jusqu’à 1965 en occupant des responsabilités auprès des Chefs de la Deuxième région militaire (Oran) et la Troisième région (Béchar). Il a quitté ensuite l’ANP pour s’occuper des affaires familiales notamment la tannerie en devenant l’un des plus importants exportateurs du cuir.

Le moudjahid, décédé des suites d’une longue maladie, sera inhumé cet après-midi au cimetière d’Aïn El-Beida d’Oran après la prière de l’Asr.

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Campus

Cinq étudiants arrêtés à Alger

Yasmine Marouf-Araibi

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Cinq étudiants, figures du mouvement populaire estudiantin, ont été arrêtés ce mardi 20 octobre à Alger et transférés au commissariat du cavaignac, selon le comité national pour la libération des détenus (CNLD). 

L’alerte de l’arrestation a d’abord été donnée par leurs camarades et activistes du mouvement de protestation populaire (Hirak) avant d’être confirmée par des avocats et le CNLD. D’après eux, il s’agit d’un garçon et quatre filles. “ 

Selon plusieurs sources concordantes, les cinq étudiants arrêtés ce matin à la rue Tanger à Alger sont maintenus au commissariat du cavaignac où ils subissent des interrogatoires. 

Les raisons de leur arrestation demeurent pour l’instant inconnues. D’après le comité national pour la libération des détenus, les étudiants ont été arrêtés alors qu’ils étaient entrain de manger à la rue Tanger. 

Faut-il noter qu’à deux semaines seulement du référendum sur l’amendement constitutionnel, la répression contre les activistes du mouvement populaire s’amplifie. Plusieurs arrestations ont été enregistrées dont à Adrar où l’activiste Yasser Kadiri a été arrêté lundi.


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Politique

L’APN officialise la levée de l’immunité parlementaire de Mohcine Belabbas

Yasmine Marouf-Araibi

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© DR | Le président du RCD, Mohcine Belabass

Les députés de l’Assemblé populaire nationale (APN) ont voté majoritairement pour la levée de l’immunité parlementaire du président du RCD Mohcine Belabbas lors d’une séance de vote à huit clos tenue ce mardi sous la présidence de Slimane Chenine, président du APN.

Au total, 321 députés ont voté. 242 ont voté pour la levée de l’immunité parlementaire de Mohcine Belabbas, 40 ont voté contre, 19 se sont abstenus alors que 20 voix ont été considérées invalides, selon l’APN.

Dans une première réaction, la ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme (LADDH) a estimé que Mohcine Belabbas est “attaqué pour ses positions politiques” et a exprimé “solidarité entière” avec lui.

Faut-il noter que le bureau de l’APN devait également trancher sur l’activation de la procédure de levée de l’immunité parlementaire du député du FLN Abdelkader Ouali mais, celui-ci a renoncé à son immunité parlementaire, après deux refus consécutifs, avant la séance du vote.

Pour rappel, la Commission des Affaires juridiques, administratives et des libertés de l’APN s’était réuni le 7 octobre 2020 pour examiner la demande de levée de l’immunité parlementaire des deux députés introduite en septembre par le ministre de la Justice Belkacem Zeghmati.

Abdelkader Ouali a été auditionné par ladite Commission. Celui-ci a refusé de renoncer à son immunité parlementaire. Le Président du RCD, Mohcine Belabbas a, lui, refusé d’être auditionner par la commission préférant répondre directement à la Justice.

En effet, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Belkacem Zeghmati, a demandé le 24 septembre dernier la levée de l’immunité parlementaire contre Mohcine Belabbas et Abdelkader Ouali.

La demande du ministre intervient après la convocation de Mohcine Belabbas, l’été dernier, par la gendarmerie nationale, dans le cadre d’une enquête sur le décès d’un ressortissant marocain sur son propre chantier.

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