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Politique

Il a reçu des « petits-enfants de la guerre d’Algérie »: Emmanuel Marcon explique ses décisions sur les visas

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Le président Français, Emmanuel Macron dit ses vérités sur les relations franco-algériennes. Ayant reçu des jeunes qualifiés de  » petits-enfants  » de la guerre d’Algérie, il évoque plusieurs questions, dont la mémoire, les dernières décisions concernant les restrictions sur les visas et surtout ses rapports avec le président, Abdelmadjid Tebboune, en disant  » qu’il est pris en otage par un système dur « .

En effet, selon un compte rendu du quotidien Le Monde, Emanuel Macron s’est expliqué, devant ces jeunes, sur la décision de durcir les conditions d’octroi des visas aux Algériens, aux Marocains et aux Tunisiens.  » Il n’y aura pas d’impact sur ce qu’on évoque. On va s’attacher à ce que les étudiants et le monde économique puissent le garder. On va plutôt ennuyer les gens qui sont dans le milieu dirigeant, qui avaient l’habitude de demander des visas facilement « , lance-t-il.

Ainsi, cette décision est considérée par le chef d’Etat Français comme un  » moyen de pression pour dire à ces dirigeants que si vous ne coopérez pas pour éloigner des gens qui sont en situation irrégulière et dangereux, on ne va pas vous faciliter la vie « .

 « Le système algérien est fatigué »

Emmanuel Macron affirme, sur un autre registre, qu’il a un  » bon dialogue avec le président, Abdelmadjid Tebboune  » et que « la jeunesse algérienne n’a pas de haine envers la France « . Mais selon, c’est le système algériens qui pose problème. 

 » Je ne parle pas de la société algérienne dans ses profondeurs mais du système politico-militaire qui s’est construit sur cette rente mémorielle. On voit que le système algérien est fatigué, le Hirak l’a fragilisé. J’ai un bon dialogue avec le président Tebboune, mais je vois qu’il est pris dans un système qui est très dur « , déclare-t-il. L’affirmation risque de provoquer une véritable tempête dans les relations entre les deux pays.

Le chef de l’Etat Français, tout en se félicitant que la  » France est un pays d’immigration « , regrette le fait que, du côté algérien, on n’a pas emprunté son chemin concernant la question de la mémoire. Il dénonce même, ce qu’il appelle, la  » mémoire officielle « , en Algérie.  » Celle-ci est totalement réécrite et ne s’appuie pas sur des vérités, mais sur un discours qui, il faut bien le dire, repose sur une haine de la France « , indique-t-il.

« Les turcs se sont fait oubliés »

Et d’ajouter :  » La nation algérienne post-1962 s’est construite sur une rente mémorielle. Tout le problème, c’est la France « . Cette  » réécriture « , dit-il l’inquiète, car elle  » peut déboucher sur « un renfermement » de cette mémoire et « un éloignement  » avec le peuple algérien. Selon la même source, Emmanuel Macron  souhaiterait une production éditoriale portée par la France, plus offensive, en arabe et en berbère, pour contrer au Maghreb une désinformation et une propagande qui sont plutôt portées par les Turcs et qui  » réécrivent complètement l’histoire « .

Il règle ainsi ses comptes avec la Turquie.  » La construction de l’Algérie comme nation est un phénomène à regarder. Est-ce qu’il y avait une nation algérienne avant la colonisation française ? Ça, c’est la question. Il y avait de précédentes colonisations. Moi, je suis fasciné de voir la capacité qu’a la Turquie à faire totalement oublier le rôle qu’elle a joué en Algérie et la domination qu’elle a exercée. Et d’expliquer qu’on est les seuls colonisateurs, c’est génial. Les Algériens y croient« , dit-il.

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