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Monde

Il a menacé de déployer l’armée : Amnesty International dénonce la volonté de Trump de piétiner le droit de manifester

Yasmine Marouf-Araibi

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Le président américain Donald Trump a menacé lundi de déployer l’armée pour mettre fin aux manifestations qui ont suivi la mort de George Floyd. En réaction, le responsable de la campagne “Halte à la violence armée” à Amnesty International États-Unis, a déclaré que Donald Trump piétine le droit de manifester soulignant que “la violence commise contre la vie des noirs par la police” ne peut plus être “ignorée”.

En réaction à l’allocution du président Donald Trump le 1er juin 2020 depuis le Rose Garden, à la Maison-Blanche, Ernest Coverson, responsable de la campagne Halte à la violence armée à Amnesty International États-Unis, a déclaré : “La violence que nul ne peut plus ignorer est la violence commise contre la vie des Noirs par la police”.

“La véritable honte, c’est le racisme anti-Noirs du gouvernement de Donald Trump. Le président a prêté serment à la nation et s’est engagé à protéger tous ses citoyen·nes – et pas seulement ceux qu’il juge dignes”, a reproché Ernest Coverson dans un communiqué diffusé sur le site-web d’Amnesty International.

Pour lui, « Il est trop tard pour la justice en ce qui concerne George Floyd, ses enfants et ses proches. Cette possibilité s’est envolée le jour où il a été tué. Aujourd’hui, il ne reste plus que l’obligation de rendre des comptes – et cette obligation n’est pas prise en charge par un gouvernement qui continue d’attiser les flammes de la haine”.

Concernant les manifestants qui envahissent les rues américaines depuis maintenant une semaine, le responsable chez Amnesty International souligne que ces gens qui sont “en colère” et “épuisés” ont le droit “de descendre dans les rues et de manifester pacifiquement”, tout le monde en a le droit”.

“Aucune raison ne saurait justifier de piétiner le droit de descendre dans les rues et de réclamer justice et une réforme globale de la police. On ne peut plus laisser la police sévir et terroriser nos communautés” a-t-il dénoncé

Et d’ajouter : “L’application des lois existe pour être au service de la population, et non au service d’une partie seulement. La vie des Noir·e·s compte. La vie des transgenres noirs compte. La vie des immigrants noirs compte. La vie des demandeurs d’asile noirs compte”.

“Déployer l’armée pour répondre à une révolution pacifique est la seule mesure prise par ce gouvernement. Or, il faudrait une impulsion légitime en vue de changer un système qui ne fonctionne pas pour les Noirs, mais les réprime de manière directe”, a-t-il regretté.

“Le système du maintien de l’ordre aux États-Unis dysfonctionne et il faut une réforme structurelle pour éradiquer le racisme et modifier en profondeur l’approche vis-à-vis de l’application des lois et des droits humains”, estime Ernest Coverson.

Dans ce sens, Amnesty International États-Unis demande plusieurs changements, notamment l’adoption de la loi PEACE afin “de limiter le recours à la force meurtrière, qui ne doit être employée qu’en dernier ressort”.

Pour l’association, “si de véritables réformes sont mises en œuvre, cela adressera aux Noirs un message clair, à savoir que leur vie compte et que nos communautés peuvent vivre sous la bannière de la sécurité, de la justice et de la liberté”. 

Pour rappel, George Floyd, un afro-américain de 46 ans est décédé le 25 mai lors de son arrestation par la Police. Une vidéo de l’arrestation montre un agent de police (Derek Chauvin) plaquer au sol George Floyd en gardant pendant de longues minutes son genou sur son cou. Ce dernier a répété “Je ne peux pas respirer” plusieurs fois mais en vain.

Depuis, des contestations ont éclaté à Minneapolis où le crime a eu lieu. Elles se sont ensuite propagées à d’autres Etats. Partout, les manifestations ont été violemment réprimées.

Des millions de citoyens en colère investissent les rues américaines depuis maintenant une semaine brandissant le slogan Black Lives Matter (Les vies des Noirs comptent) et “I can’t breathe” ( je ne peux pas respirer).

Ni l’inculpation du policier, Derek Chauvin, pour le meurtre de George Floyd, ni la crise sanitaire liée au coronavirus qui a fait pas moins de 106 550 morts dans le pays, n’ont absorbé la colère des manifestants. Au contraire, celle-ci a été attisée par les menaces de Donlad Trump et la répression policière qu’ils sont, à la base, sortis manifester contre.

Lundi, Donald Trump a menacé de déployer des « milliers de soldats lourdement armés » à Washington pour mettre un terme « aux émeutes » et « aux pillages ». Appelant les gouverneurs à agir vite et fort pour « dominer les rues », il leur a lancé une mise en garde : « Si une ville ou un Etat refuse de prendre les décisions nécessaires pour défendre la vie et les biens de ses résidents, je déploierai l’armée américaine pour régler rapidement le problème à leur place”. 


Monde

Le point sur la pandémie de coronavirus dans le monde

Yasmine Marouf-Araibi

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La pandémie de coronavirus a contaminé plus de 30.556.040 personnes et fait 953.025 morts dans le monde depuis son apparition en fin décembre 2019, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles samedi à 11h00 GMT.

Les Etats-Unis sont le pays le plus endeuillé avec 199.255 morts. Viennent ensuite le Brésil (136.532), l’Inde (85.619), le Mexique (72.803) et le Royaume-Uni (41.732).

Plus de 136.000 décès au Brésil

Le Brésil a atteint samedi 136.532 décès liés au coronavirus après le recensement de 739 nouveaux cas ces dernières 24h, selon le ministère brésilien de la Santé.
Au cours de la même période, 33.057 nouveaux cas ont été recensés ce qui porte le nombre total à 4.528.240.

27.000 cas en Libye

796 nouveaux cas de COVID-19 ont été enregistrés en Libye ce qui porte le nombre total de cas confirmés à plus de 27,234 , signale le Centre national de contrôle des maladies de Libye.
08 nouveaux décès ont été enregistrés, selon le centre, ce qui porté le nombre total de victime à 436.

Amende pour non-respect de la quarantaine

Une amende de 10.000 livres sterling (11.000 euros) sera infligée aux individus qui ne respecteront pas l’auto-quarantaine en cas de contamination, a annoncé samedi le gouvernement lors de la présentation des nouvelles règles visant à contrer la propagation du coronavirus.

100.000 cas d’infection en Belgique

La Belgique a franchi dimanche le cap des 100.000 infections au coronavirus pour s’établir à 100.748 dont 9.944 décès, selon les chiffres de l’institut de santé publique Sciensano.
Selon les autorités locales, cette augmentation des cas est justifiée par la multiplication des tests.

Avec AFP

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Monde

Donald Trump : 7 où 8 autres pays arabes envisagent de conclure des accords de paix avec Israel

Achour Nait Tahar

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© DR | Donald Trump et Benjamin Netanyahu

Le président américain Donald Trump a révélé que «7 ou 8» autres pays arabes cherchent à conclure des accords de paix avec l’entité sioniste et établir des relations diplomatiques.

Il a déclaré lors d’une conférence de presse à l’issue de sa rencontre vendredi avec le fils aîné de l’émir du Koweït, Cheikh Nasser Al-Sabah Al-Ahmad Al-Jaber: “7 ou 8 autres pays arabes cherchent à conclure des accords avec l’état hébreu, et le Koweït peut faire partie de ces pays à la fin.”

jeudi, le chef de cabinet de la Maison Blanche, Mark Meadows, a déclaré que cinq autres pays envisageaient “sérieusement” de normaliser leurs relations diplomatiques avec l’Etat hébreu, selon des propos rapportés par l’agence de presse Reuters.

Meadows n’a toutefois pas révélé l’identité des cinq pays en question, il a simplement indiqué que trois d’entre eux se trouvaient dans la région du moyen orient.

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TikTok et WeChat interdites aux Etats-Unis à partir de dimanche

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Le téléchargement des applications chinoises TikTok et WeChat sera interdit aux Etats-Unis à partir de dimanche, a annoncé vendredi le département du Commerce américain, citant des menaces à la “sécurité nationale”.

“Le Parti communiste chinois a démontré qu’il avait les moyens et l’intention d’utiliser ces applications pour menacer la sécurité nationale, la politique étrangère et l’économie des Etats-Unis”, explique le ministère américain dans un communiqué.

Les Etats-Unis mettent ainsi à exécution la menace brandie par le président Donald Trump contre ces deux applications chinoises, dans un contexte de grandes tensions entre les deux géants économiques.

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