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Hydrocarbures: Sonatrach s’engage à s’acquitter de son rôle de “leader économique”

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Siège Sonatrach Alger

Le nouveau Président-directeur général (P-DG) du Groupe Sonatrach, Toufik Hakkar a présenté, jeudi à Alger, les grandes lignes du plan d’action du Groupe, affirmant l’engagement de Sonatrach à s’acquitter de son rôle de “leader économique” visant à créer une valeur ajoutée et à contribuer à la diversification de l’économie.

S’exprimant à l’occasion de son installation dans ses nouvelles fonctions à la tête du Groupe Sonatrach, M. Hakkar a indiqué que “la première mission de Sonatrach est de satisfaire les besoins du marché national et de contribuer au développement socio-économique du pays, et c’est pourquoi la responsabilité du groupe s’avère à la fois grande et sensible, impliquant un renouvellement constant de notre capacité en faveur de la communauté nationale, aussi bien à travers la mise à niveau, la valorisation et la prise en charge constante de la ressource humaine, qu’à travers le renouvellement de nos réserves d’hydrocarbures, en recul d’année en année.

Le premier enjeu concerne la ressource humaine à travers sa valorisation ainsi que la consolidation des relations et la facilitation de la communication au sein de la Compagnie, outre la valorisation des talents et la promotion et le développement du système de formation, a-t-il souligné.

Le deuxième enjeu défini par M. Hakkar consiste à ériger le Groupe en pôle d’excellence au niveau local et en leader à l’international, pour qu’il soit “une référence international en matière des hydrocarbures.

Il s’agit aussi, selon lui, de s’engager à promouvoir le rôle de leader de Sonatrach à travers la contribution de ses ressources et ses talents à la création d’une valeur ajoutée et à la construction d’une économie diversifiée, à commencer par la promotion des activités du Groupe et le renforcement de ses chaines industrielles en aval et en amont.

Il est également question de valoriser ses ressources à travers la vulgarisation et le développement des industries pétrochimiques et manufacturières”.

Quand au troisième enjeu, il concerne l’élargissement des périmètres de prospection et d’exploitation et la multiplication de ses opérations à travers l’ensemble de notre espace géographique national avec tout ce qu’il renferme comme gisements énergétiques Offshore et Onshore.

Ces facteurs réunis permettront de “réévaluer et de revoir nos réserves prouvées et de les augmenter, voire les multiplier”, a-t-il fait savoir.

Evoquant la nouvelle loi sur les hydrocarbures, M. Hakkar a estimé que ce cadre constitutionnel est cohérent et complémentaire car prévoyant l’attractivité requise et créant une valeur ajoutée, soulignant qu'”il est temps de valoriser notre espace minier national, d’autant que nous oeuvrerons en toute obligation sous le contrôle et l’accompagnement de l’autorité de l’Etat consistant en les institutions et les instances dont la place a été renforcée par la nouvelle loi”.

Le quatrième défi consiste à honorer les engagements de Sonatrach envers le marché national pour répondre à ses besoins croissants “sans négliger les engagements pris avec les clients étrangers afin de les approvisionner conformément aux contrats conclus et ce dans l’objectif de préserver nos marchés traditionnels au niveau international notamment en ce qui concerne le gaz naturel et l’accès à de nouveaux marchés”.

“Ce défi, implique un effort colossal et doit être soutenu par une action constante et précise pour la réduction des coûts de la production et de l’exploitation, outre l’élaboration des plans de développement de qualité devant réduire les coûts de réalisation et les délais”, a-t-il précisé.

Sonatrach œuvrera, avec efficacité et détermination, à assurer des produits et des matières extraites à partir du brut à valeur ajoutée et supérieure permettant de limiter l’importation de ces produits, à même de garantir au pays des ressources importantes en devise et de créer un tissu industriel national développé.

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Renault Algérie : 1300 employés mis au chômage

Achour Nait Tahar

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La facture d'importation des collections CKD destinées à l'industrie de montage des véhicules de tourisme a atteint près de 3 milliards de dollars en 2018 contre 1,67 milliard de dollars en 2017, a appris l'APS auprès du Centre national des transmissions et du système d'information des Douanes (Cntsid).
© DR | Usine de montage de voitures Algérie

L’usine de montage automobile Renault Algérie de Oued Tlélat (Oran) a officiellement suspendu son activité jusqu’à nouvel ordre. 1300 salariés seront donc mis au chômage technique, rapporte le quotidien Liberté citant une source de Renault Algérie.

Les raisons qui ont conduit à cette décision sont liés à la suspension des importations des kits destinés au montage de véhicules, décidé par le gouvernement pour réduire la facture des importations. “Cette décision intervient après l’arrêt des importations des kits SKD/CKD destinés au montage automobile”, précise la même source.

Et d’ajouter : “en l’absence de visibilité, l’usine a dû fermer ses portes en attendant la publication d’un nouveau cahier des charges qui, d’après le gouvernement, sera probablement prêt d’ici au mois d’avril prochain”.

La fermeture de l’usine durera entre 45 et 60 jours, selon la même source précisant au passage que les difficultés de l’entreprise ne datent pas d’aujourd’hui.

L’usine est à l’arrêt étant donné qu’il n’y a rien à produire vu que les importations des kits SKD/CKD ne sont pas autorisés, précise-t-on soulignant que 1300 employés seront mis au chômage technique.

La même source indique tout de même que les salariés percevront leurs salaires pendant cette période.

“Renault Algérie ne peut pas prendre en charge ces commandes pendant que l’usine est à l’arrêt”, explique la même source. L’entreprise a proposé deux solutions à ses clients ; ceux qui voudraient se faire rembourser encaisseront leurs chèques dans un délai ne dépassant pas les 72 heures sans aucune incidence sur la totalité du prix versé, tandis que les clients désireux de maintenir leurs commandes devront le confirmer auprès de leurs concessionnaires.

Cette fermeture confirme la situation lamentable dans laquelle se démêlent les différentes filiales de montages en Algérie. Pour rappel le fabriquant de l’électroménager Condor avait remis au chômage quelques 1000 salariés pour cause de la suspension de l’importation des kits de montage.

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Economie : « on efface tout et on recommence » en guise de stratégie

Melissa NAIT ALI

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La facture d'importation des collections CKD destinées à l'industrie de montage des véhicules de tourisme a atteint près de 3 milliards de dollars en 2018 contre 1,67 milliard de dollars en 2017, a appris l'APS auprès du Centre national des transmissions et du système d'information des Douanes (Cntsid).
© DR | Usine de montage de vopitures Algérie

Fermeture des usines de montage automobile, suppression des importations des kits SKD-CKD menaçant l’existence même de l’embryon industriel existant et rejet de tout ce qui a été mis en place par les gouvernements dits de la « issaba » (la bande)… Le pouvoir en place, dans une tentative de prouver à l’opinion qu’il « est capable » de changer l’ordre établi précédemment, veut « jeter le bébé avec l’eau de bain ».

Effacer tout pour engager un éternel recommencement. C’est du moins ce que l’on peut déduire, des déclarations et des décisions du président Abdelmadjid Tebboune et des membres du gouvernement d’Abdelaziz Djerrad.

A chacune de leurs sorties, de mesures sont annoncées. Et elles inquiètent plus qu’elles ne rassurent. La première mesure concerne d’abord la suspension de l’importation des kits SKD-CKD pour les usines de montage automobile.

Sous le prétexte, justifié ou non, d’absence de valeur ajoutée de ces unités de montage appartenant à des hommes d’affaires, actuellement en détention, le nouvel exécutif envisage visiblement d’enterrer toute cette industrie.

Mais sans tenir comptes des investissements engagés depuis plus de quatre ans et des emplois qui seront définitivement perdus, propulsant ainsi des centaines de milliers de personnes au chômage. « C’est tout le tissu industriel qui risque d’être détruit. Si cela se poursuit, on se retrouvera avec plus de 1 million de nouveaux chômeurs », s’alarme une source proche du milieu de l’industrie. 

Des conséquences désastreuses

L’industrie de l’automobile n’est pas la seule à subir les inconséquences des décisions à la hussarde de l’actuel pouvoir. L’annulation des avantages accordés à la filière électroménager et le blocage de la matière première importée par les différents opérateurs activant dans ce domaine pénalise, de plus en plus, cette industrie.

Au début du mois de février en cours, le Forum des chefs d’entreprise (FCE) affirme l’électroménager a déjà perdu 20% des emplois.   

« Plus de 20% des employés de la filière ont été mis au chômage et ce taux est appelé à augmenter dans le cas où des mesures urgentes ne sont pas prises par les pouvoirs publics, au moins, pour stopper la dégradation de la situation en attendant de redynamiser le secteur productif dans le cadre d’un plan de redressement économique ambitieux et réaliste », alerte la même source.

 Le FCE cite l’ensemble des entreprises en difficulté, dont l’ENIEM, Condor, Iris, Sacomi-Thomson, Bya Electronics, Brandt, Starlight et Géant. « Le Forum constate avec inquiétude la dégradation de la situation des entreprises nationales publiques et privées et exprime sa préoccupation quant à l’avenir de leur situation et de celle de leurs employés. La dégradation s’est accentuée au cours des derniers jours selon les déclarations des entreprises », précise le FCE.

L’agroalimentaire pourrait être le prochain secteur qui sera frappé de plein fouet par les décisions déjà annoncées, notamment par le chef de l’Etat. En tout cas, le dernier communiqué du FCE, rendu public aujourd’hui, rappelle les errements économiques du pays de 1988 à 2016.

« En moins de trois décennies, 7 cadres juridiques régissant l’investissement ont été adopté. De 1988 à 2016 cinq dispositifs d’investissements et deux réformes lourdes dont celui ayant précédé le cadre actuel, ont été essayés. Tous ont été déclarés insatisfaisants au motif qu’ils n’auraient pas produit les effets escomptés en termes de volume d’investissements, de nombre de projet, de transfert de technologie, de création d’emploi ou de croissance et, d’avoir, pour certains, été à l’origine de pratiques négatives », souligne le FCE.

Selon la même source, les dispositifs juridiques ont été, à chaque fois, abrogés et remplacés par un nouveau dispositif « censé être plus efficient et porteur de la réponse la plus adéquate aux préoccupations de l’heure ». Mais en 30 ans, aucune solution n’est imaginée pour lancer, sur des bases sérieuses, la machine économique. Visiblement, le nouvel exécutif est en passe de lancer une nouvelle formule dans ce champ d’expérience infertile. 

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Inflation : une moyenne annuelle de 1,9% en janvier 2020

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Le taux d’inflation annuel en Algérie a atteint 1,9% en janvier 2020, rapporte, dimanche, l’APS citant l’Office national des statistiques.

L’ONS fait savoir que l’évolution des prix à la consommation en rythme annuel à janvier 2020, est le taux d’inflation moyen annuel calculé en tenant compte de 12 mois, allant de février 2019 à janvier 2020 par rapport à la période allant de février 2018 à janvier 2019, ajoutant que la variation mensuelle des prix à la consommation, qui est l’évolution de l’indice du prix de janvier 2020 par rapport à celui du mois de décembre 2019, a connu une légère baisse de 0,1%.

Allant dans le détail, l’ONS indique que les produits agricoles frais ont également reculé de 0,9%. En dehors des fruits et légumes qui ont enregistré des augmentations respectives de 6,1% et de 1,2%, le reste des produits ont affiché des diminutions, notamment la viande de poulet (-16,6%), les œufs (-5,4%) et la pomme de terre (-1,3%). Quant aux produits alimentaires industriels, la même source précise que les prix ont évolué de +0,1% par rapport au mois écoulé.

s’agissant des produits manufacturés, l’ONS constate que les prix ont enregistré une augmentation de 0,5%, au moment où les prix des services ont connu une baisse de 0,7%.

Ainsi et par groupe de biens et de services, les prix des produits de l’habillement et chaussures ont augmenté de 1,1%, ceux du groupe divers (+0,8%), le groupe éducation et culture, quant à lui, a accusé une baisse de 3%, alors que le reste des biens et services se sont caractérisé par des stagnations, souligne l’ONS rappelant qu’en 2019, le taux d’inflation en Algérie a atteint 2%.

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