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Politique

Hydrocarbures: le PT affirme qu’ “aucun pouvoir, même légitime, n’est fondé à toucher à la propriété nationale”

Le parti des travailleurs, a réitéré, ce lundi 21 octobre, son rejet du projet de loi sur les hydrocarbures et le PLF 2020 affirmant “qu’aucun pouvoir, même légitime, n’est fondé à toucher à la propriété nationale inscrite dans la mémoire collective”. 

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© DR | Louiza Hanoune, secrétaire générale du parti des travailleurs
© | Louiza Hanoune, secrétaire générale du parti des travailleurs (PT)

Réuni ce lundi, le secrétariat du Bureau politique du parti des travailleurs Le PT a réaffirmé son rejet de loi sur les hydrocarbures qui selon lui, “hypothèque l’avenir de la nation qui se confond avec la propriété collective sur le pétrole et le gaz qui assurent à la nation 98% des rentrées en devises”. 

“Les Algériennes et les Algériens engagés dans le processus révolutionnaire ont perçu à juste titre cet acte comme étant une atteinte grave à la souveraineté nationale sur la principale richesse du pays que le pouvoir de fait veut offrir aux multinationales pour avoir le quitus des grandes puissances pour son simulacre scrutin présidentiel prévu pour le 12 décembre prochain”, écrit le PT dans son communiqué.

Le PT, estime, dans ce contexte, “qu’aucun pouvoir, même légitime, n’est fondé à toucher à la propriété nationale inscrite dans la mémoire collective par le sacrifice de 1 million 500.000 martyrs de la guerre d’indépendance nationale”. 

Outre son rejet de la loi sur les hydrocarbures, le Parti a également exprimé son refus du projet de loi de finances 2020 soulignant que ce dernier “abroge la règle de souveraineté dans le secteur économique (51/49), perpétue la politique d’austérité et réintroduit le recours à l’endettement extérieur synonyme de remise en cause de la souveraineté de décision de l’Etat”. 

Pour le PT “la manifestation populaire massive du 13 octobre dernier devant le siège de l’APN à Alger et dans plusieurs wilayas du pays est un saut qualitatif qui démontre que le changement radical réclamé par des millions a un contenu politique, économique et social…”

Le Parti estime en ce sens qu’il “ne peut y avoir de souveraineté nationale sans souveraineté populaire et sans souveraineté sur les richesses nationales” d’où, selon lui, son engagement militant pour que “le pouvoir soit entre les mains du peuple afin qu’il puisse mettre en place un Etat de droit, des institutions légitimes à même de lui garantir les droits, tous les droits dont il a été privé des décennies durant par le régime en place”. 

“Cette présidentielle confisquera la souveraineté populaire”

Le PT a par ailleurs réitéré son rejet de l’élection présidentielle du 12 décembre prochain estimant que celle-ci “confisquera la souveraineté populaire par le maintien du régime présidentialiste antagonique avec le principe de séparation des pouvoirs et de l’indépendance de la justice”.

“En accord total avec le rejet général de l’élection présidentielle, voulue par le pouvoir de fait pour organiser le sauvetage du régime/système, le PT qui a refusé de présenter un candidat à la présidentielle du 18 avril (5ème mandat) et celle du 4 juillet, annulées par la mobilisation révolutionnaire, s’inscrit pleinement dans le rejet de cette élection résumé par le peuple dans le slogan « Makanch intikhabet Maa l’Aissabet», souligne le PT ajoutant que “cette élection dénie au peuple algérien le droit de choisir souverainement la nature du régime (présidentiel, semi-présidentiel, parlementaire…) et des institutions qu’il souhaite mettre en place pour réaliser le changement radical”.

Pour le PT, “aucune issue conforme aux exigences de la révolution ne peut aboutir dans le cadre du maintien du régime oppresseur, du régime de la fraude électorale, du régime qui a créé l’oligarchie prédatrice,…”, lit-on dans le communiqué du parti.

“Le moyen qui permettra réellement et pratiquement au peuple d’exercer pleinement et entièrement sa souveraineté, c’est la mise en place d’une assemblée constituante souveraine qui mettra fin au régime décrié par des millions d’Algériens et l’avènement d’une nouvelle république à même de répondre à toutes les aspirations populaires qui s’expriment avec continuité et constance depuis huit mois”, estime le PT soulignant que l’assemblée constituante souveraine “permettra la défense de la souveraineté nationale, la défense et la sauvegarde des richesses naturelles, propriété exclusive du peuple algérien. Des richesses nationales qui se confondent avec l’existence de la nation algérienne”. 

Politique

Pour son travail sur la situation sanitaire : Amar Belhimer menace Liberté

Melissa NAIT ALI

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© DR | ministre de la Communication Ammar Belhimer

Une réaction disproportionnée! Le ministère de la communication s’en prend à nouveau à un journal. Cette fois-ci en raison du traitement de la crise sanitaire engendrée par la propagation de la Covid-19.

En effet, le département d’Amar Belhimer n’a pas digéré la Une du quotidien Liberté qui qualifié « d’échec total » la gestion de la situation sanitaire du pays.

Dans un long communiqué, diffusé intégralement par l’agence APS, le ministère qui cite nommément le journal met en garde « contre ce qu’il appelle la désinformation et le discours alarmiste de certains médias ».

« Le Président de la République, premier engagé et en première ligne dans la lutte contre la propagation et la prégnance du Coronavirus dans le pays a, lui-même, et sur la base de rapports documentés et consolidés, critiqué sévèrement la gestion gouvernementale du risque épidémiologique dans le pays. La critique présidentielle, tout comme la critique spécialisée ou citoyenne, fondée sur des faits tangibles et prouvés, est même un devoir citoyen », écrit le ministère dans ce communiqué.

Et d’ajouter : « Sauf quand elle est un prétexte facile pour certains journaux, et au premier chef pour le quotidien privé Liberté, pour jouer les Cassandre ». Pour le ministère, ce quotidien francophone « a joué aux Prophètes de mauvais augures en sur-dramatisant une situation épidémiologique déjà grave en soi dans un pays en guerre contre un ennemi invisible qui provoque partout dans le monde des dégâts incommensurables, comme en témoignent ailleurs des statistiques nettement plus dramatiques par rapport à la situation réelle en Algérie ».

« Dans son édition de ce samedi, le journal Liberté s’est distingué du reste de la presse nationale en consacrant sa ‘’Une’’ et trois pages en appui à la recrudescence des cas de la Covid-19 dans de nombreuses wilayas. Démarche choisie pour mieux adopter un ton alarmiste et catastrophiste de nature à faire peur à l’opinion publique et à la démoraliser outre mesure », estiment les rédacteurs de ce communiqué.

Le ministère se dit aussi choqué par le titre choisi par la rédaction de Liberté « échec total ». « Pis encore, le journal tire lui-même un bilan d’échec total et sans appel, alors même que les spécialistes, qui sont les mieux placés car les plus crédibles, n’ont pas encore tiré le bilan définitif de la stratégie nationale de lutte contre le Coronavirus », lit-on dans ce communiqué. Comme à son habitude quand il s’agit de tirer sur la presse, le département d’Amar Belhimer invoque « leur souci de faire de l’audience à tout prix » comme s’il s’agissait d’un crime ou d’un délit.

Poursuivant son réquisitoire contre le journal, le ministère cite aussi « l’éditorialiste du journal, directeur de publication par intérim, qui utilise des vocables, des concepts et des mots propres à décrire un film d’épouvante ! ».

« Des mots tels que ‘’catastrophe’’, «chaotique », « hécatombe », sont utilisés pour mieux dénigrer, à l’extrême limite de la diffamation, la gestion gouvernementale de l’évolution du risque pandémique. Et le journal, qui publie des chiffres de décès sans les attribuer à des sources sanitaires dignes de foi et crédibles, bafoue allégrement les règles de l’éthique professionnelle.

Cette dernière oblige à publier des faits avérés, sourcés, donc fiables, et sur la base de ces mêmes faits réels, expliquer, éclairer et par conséquent critiquer sans dénigrer et sans diffamer », ajoute le même communiqué.

Il invite le journal « à respecter scrupuleusement ce qui représente l’essence même du métier de journaliste : à savoir que informer ne signifie pas déformer, et critiquer ne veut pas dire diffamer ». Encore moins assombrir davantage une situation épidémiologique déjà grave et démoraliser encore plus une opinion publique déjà éreintée par des mois de restrictions et de privations”.

Le communiqué du ministère de la communication est conclu avec une menace « d’appliquer la loi contre le journal ».




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Politique

Benbouzid se réunit avec des gestionnaires des hôpitaux publics d’Alger

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Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abderrahmane Benbouzid, a donné vendredi des instructions fermes à l’ensemble des gestionnaires des hôpitaux publics de la wilaya d’Alger concernés par la prise en charge des cas affectées par le coronavirus (Covid19).

La réunion avec ces gestionnaires vise à “redynamiser le dispositif mis en place et anticiper sur les capacités de prise en charge des cas de Covid-19”, a-t-il indiqué lors de cette réunion à laquelle ont pris part les gestionnaires des Centres hospitaliers universitaires Mustapha Bacha, Beni-Messous, Bab-El-Oued, Hussein Dey et Douéra, et les directeurs d’établissements publics hospitaliers de Zéralda, Birtraria, Kouba, Ain Taya, Rouiba, El-Harrach et Bologhine, ainsi que les directeurs des Etablissements hospitaliers spécialisés d’El Kettar, du CPMC (Centre Pierre et Marie-Curie), de Ben Aknoun et de Salim Zemirli.

Parmi les principales directives qui ont été données aux gestionnaires, figurent notamment le renforcement du dispositif sur le terrain afin d’augmenter les capacités de prise en charge et anticiper sur la saturation des services dédiés au Covid-19, l’augmentation des capacités des lits d’hospitalisation et des lits de réanimation au niveau des structures en les renforçant en équipements et personnels et l’ouverture éventuelle d’autres services et d’autres établissements dans ce cadre. Il s’agit aussi de renforcer les équipes médicales et paramédicales qui, selon le ministre, “sont souvent épuisées”.

Le ministre a exhorté également les gestionnaires des hôpitaux publics de la wilaya d’Alger à l’effet de mobiliser l’ensemble du personnel médical et paramédical, toutes spécialités confondues, pour renforcer les équipes de praticiens au niveau des services dédiés à la prise en charge des malades du Covid 19, en associant les praticiens volontaires du secteur para-public et libéral, ainsi que les professionnels de santé retraités qui se proposent pour intégrer le dispositif de lutte.

Il a appelé, en outre, à “veiller à l’application des instructions concernant le soutien psychologique du personnel et l’organisation de rotations continues de repos des effectifs pour éviter l’épuisement du personnel soignant“.

M. Benbouzid a souligné aussi la nécessité de solliciter éventuellement le secteur privé pour le renforcement en lits d’hospitalisation, équipements et personnels, tout en veillant à la continuité de l’activité des services essentiels et la prise en charge des citoyens pour les autres pathologies. Le ministre a, enfin, rendu un hommage appuyé aux différentes équipes de la santé qui “ne ménagent aucun effort sur le terrain”.




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Suspension de la circulation automobile : Alger accorde un délai aux citoyens

Yasmine Marouf-Araibi

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Suite à la décision du gouvernement, jeudi soir, de suspendre la circulation automobile de et vers 29 wilayas, la wilaya d’Alger a accordé une autorisation exceptionnelle aux citoyens se trouvant loin de leurs lieux de résidence, indique un communiqué des services de la wilaya.

Ainsi, les personnes résidentes à Alger et qui se trouvent actuellement bloquées dans d’autres wilayas aussi bien que les citoyens bloqués à Alger ont jusqu’à aujourd’hui 20h pour rejoindre leurs lieux de résidence.

Selon le même document, les transporteurs de marchandises ainsi que les fournisseurs des marchés ne sont pas concernés par les restrictions de circulations.

Les taxis sont autorisés à poursuivre leur activité, précise la même source.

Pour rappel, le gouvernement a décidé, jeudi soir, l’interdiction pour une semaine, à compter de ce vendredi, de la circulation routière, y compris des véhicules particuliers, de et vers les 29 wilayas suivantes : Boumerdes, Souk Ahras, Tissemsilt, Djelfa, Mascara, Oum El Bouaghi, Batna, Bouira, Relizane, Biskra, Khenchela, M’sila, Chlef, Sidi Bel Abbes, Médéa, Blida, Bordj Bou Arreridj, Tipaza, Ouargla, Bechar, Alger, Constantine, Oran, Sétif, Annaba, Bejaia, Adrar, Laghouat et El Oued.

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