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Politique

Human Rights Watch dénonce la répression des manifestants du Hirak

L’ONG de défense des droits de l’Homme, Human Rights Watch, a dénoncé, ce samedi 7 décembre, les répressions et les arrestations des centaines de manifestants algériens, et ce, depuis le 22 février.

Farid BOUHATTA

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© NTERLIGNES | Embarcation des manifestants dans le fourgon cellulaire de la police.
© NTERLIGNES| Embarcation des manifestants dans le fourgon cellulaire de la police.

« Les autorités algériennes répriment le mouvement de protestation pacifique (Hirak), qui s’oppose à la tenue des élections présidentielles prévues pour le 12 décembre 2019, en arrêtant des centaines de militants et emprisonnant des dizaines de manifestants, pour avoir brandi des drapeaux berbères », a déclaré HRW, dans un communiqué rendu public.
« Le gouvernement devrait immédiatement libérer toutes les personnes détenues ou emprisonnées pour manifestation pacifique, y compris ceux qui ont brandi le drapeau amazigh ou exprimé leur opposition aux élections du 12 décembre » car, écrit HRW, « il s’agit d’actes d’expression pacifique protégés par le  Pacte international relatif aux droits civils et politiques, que l’Algérie a ratifiée en 1989 ».
L’ONG rappelle, toutefois, que depuis l’ouverture officielle de la campagne des présidentielles, le 17 novembre dernier, au moins huit manifestants ont été condamnés et emprisonnés et 15 autres sont en détention provisoire sous des chefs d’accusations infondés : « atteinte à l’unité nationale » ou « appelant à un rassemblement (illicite) non autorisé ».

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Le décret de nomination de Saïd Chengriha comme chef d’état-major par intérim, publié au JO

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© DR | Le général-major Saïd Chengriha nommé en qualité de chef d'état-major de l'Armée nationale populaire (ANP) par intérim

Le décret présidentiel signé le 9 janvier portant nomination du général-major Saïd Chengriha au poste de chef d’état-major par intérim de l’Armée nationale populaire (ANP) a été publiée ce mardi au dernier Journal officiel.

“Par décret présidentiel du 13 Joumada El Oula 1441 correspondant au 9 janvier 2020, le Général-major : Saïd Chengriha, commandant des forces terrestres, est chargé d’assurer, à compter du 23 décembre 2019, l’intérim de Chef d’Etat-major de l’Armée Nationale Populaire“, est-il écrit.

Le décret mentionne que “l’intérim n’exclut pas le plein exercice des prérogatives de la fonction de Chef d’Etat-major de l’Armée Nationale Populaire”.

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Tebboune préside une séance de travail au siège du ministère de la Défense nationale

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© DR | Abdelmadjid Tebboune, candidat à la présidentielle du 12 décembre 2019 (archives)

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, Chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, effectue, ce mardi, une visite au siège du ministère de la Défense nationale au cours de laquelle il préside une séance de travail, rapporte l’agence officielle.

Abdelmadjid Tebboune a été accueilli par le chef d’Etat-major, vice-ministre de la Défense, Saïd Chengriha accompagné du secrétaire général du ministère de la Défense nationale, des commandants des Forces, de la Garde républicaine, de la Gendarmerie nationale et du commandant de la la 1ère Région militaire, ajoute la même source.

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Eborgnés de Bouira : Les élus APW du RCD pointent du doigt le wali

Bouzid ICHALALENE

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Amer Ouchene, Eborgnés après les tirs des forces anti-emeutes à Haizer (Bouira) le 12 décembre 1019

Les élus APW du RCD ont pointé du doigt le wali dans l’affaire des éborgnés, touchés le jour du vote à Bouira, à l’occasion de la cession APW dédiée à l’évaluation du secteur des TIC.

C’est en présence des élus et du premier responsable de la wilaya, Limani Mustapha qui vient d’être muté dans le même poste à la wilaya de Sidi Bellabes, que le chef du groupe APW du Rassemblement pour la culture et la cémocratie ( RCD ), Chabane Meziane a saisi l’occasion en interpellant le wali sur la répression des manifestations survenue le 12 décembre 2019, jour de l’élection présidentielle.

Meziane Chabane, l’élu du RCD a demandé au wali  « l’ordonnateur principal » des services de police qui ont usé, selon lui, de balles en caoutchouc. «  Qui a ordonné aux services de sécurité de tirer sur les manifestants ? », a-t-il déclaré. Et d’ajouter: « Vous êtes responsable du maintien de l’ordre et de la sécurité des citoyens ».

Le P/APW de Bouira, d’obédience RND, reprend la parole en rappelant à l’élu que « le rôle de l’assemblée est de trouver des solutions aux problèmes sociaux des citoyens et pas de faire de la  politique ».

Un échange violent s’en est suivi entre le président de l’assemblée et les élus du RCD qui ont quitté la salle en boycottant la suite des travaux.

Des scènes de violence ont ébranlé la ville de Bouira le jour du vote, où des manifestants ont été touchés au yeux. Ces derniers ont appris récemment qu’ils ne pourront plus jamais voir avec leurs yeux touchés.

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