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Hong Kong, nouveau front de l’escalade entre Washington et Pékin

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© DR | Manifestations à HongKong contre le pouvoir en Chine

Les Etats-Unis ont accusé vendredi la Chine de vouloir porter un “coup fatal” à l’autonomie de Hong Kong, menaçant de représailles commerciales sur ce nouveau front qui vient envenimer des relations déjà tendues à l’extrême au sujet du coronavirus.

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a exhorté “fermement” Pékin à “reconsidérer sa proposition désastreuse”, “qui impose unilatéralement et arbitrairement une loi sur la sécurité nationale à Hong Kong”. Ce “serait un coup fatal pour le degré élevé d’autonomie promis par Pékin”, a-t-il mis en garde. Le Parlement chinois a annoncé jeudi son intention d’examiner dans les prochains jours cette loi qui vise à réprimer les opposants au pouvoir central, dans le sillage des gigantesques protestations prodémocratie qui ont secoué le territoire semi-autonome l’an dernier. A l’époque, Washington avait soufflé le chaud et le froid.

Statut préférentiel à risque

A la tribune de l’ONU, Donald Trump avait adressé en septembre à la Chine un avertissement d’une rare fermeté. Mais le président des Etats-Unis avait continué de louer les qualités de son “ami” et homologue chinois Xi Jinping, donnant parfois l’impression d’utiliser Hong Kong comme moyen de pression dans la guerre commerciale entre les deux premières puissances mondiales.

Le Congrès américain, traditionnellement plus pugnace à l’égard de Pékin, avait en revanche érigé une ligne rouge en défense de l’autonomie hong-kongaise. Il avait adopté une résolution menaçant de suspendre le statut commercial spécial accordé par Washington à Hong Kong si les droits des manifestants étaient bafoués.

Paradoxalement, c’est aujourd’hui sur ce texte que le milliardaire républicain avait hésité à promulguer que s’appuie son administration pour dissuader le Parti communiste chinois d’adopter sa loi controversée. La résolution américaine réclame en effet que le secrétaire d’Etat certifie au Congrès que la Chine respecte bien le “degré élevé d’autonomie” promis à Hong Kong depuis sa rétrocession par Londres à Pékin en 1997.

Or sans cette certification, sur laquelle Mike Pompeo doit se prononcer prochainement, Washington peut priver Hong Kong de son statut commercial préférentiel — un coup dur pour toute l’économie chinoise déjà assommée par la pandémie. Le chef de la diplomatie américaine a menacé vendredi de manière à peine voilée de ne pas octroyer la certification et de revenir sur le statut spécial octroyé en 1992.

“Option nucléaire”

Tout en remerciant les Américains pour leur vigilance, Dennis Kwok, parlementaire prodémocratie de Hong Kong, a souligné les risques d’un telle stratégie. “C’est presque comme une option nucléaire, si on l’utilise, cela risque de nuire à tout le monde et de rendre très difficile de reconstruire Hong Kong”, a-t-il dit lors d’une vidéoconférence organisée par la fondation conservatrice Heritage à Washington.

Pour lui, il serait plus efficace d’agiter le spectre d’une fuite des capitaux en cas d’empiètement chinois sur l’autonomie de cette place financière majeure. “Si la Chine est assez stupide pour croire” qu’elle “n’a pas besoin d’un centre financier international, alors bien sûr on ne pourra rien faire pour la dissuader”, a-t-il expliqué.

La Maison Blanche lui a fait écho, en prévenant qu’un “tel mépris pour l’Etat de droit” ferait fuir les investisseurs. “Ce sera très très mauvais pour l’économie chinoise”, a martelé Kevin Hassett, conseiller économique de Donald Trump.

Des parlementaires républicains comme démocrates ont eux présenté dès jeudi une proposition de loi pour sanctionner tout responsable chinois qui saperait l’autonomie de Hong Kong. Reste à savoir jusqu’où est prêt à aller Donald Trump, alors qu’il vient de décrocher un accord commercial avec Pékin, crucial à l’approche de la présidentielle américaine de novembre.

Lui qui a souvent semblé résumer la confrontation avec la Chine à ce seul dossier commercial a évolué à mesure que le nouveau coronavirus, apparu fin 2019 dans la ville chinoise de Wuhan, se propageait dans le monde. L’ex-magnat de l’immobilier reproche désormais aux dirigeants chinois d’être responsables d’une “tuerie de masse”, refuse de parler à Xi Jinping et menace de représailles qui pourraient aller jusqu’à la rupture pure et simple des relations.

“Les Etats-Unis et la Chine traversent leur moment le plus dangereux depuis le début de leurs relations modernes dans les années 1970”, a jugé l’ex-diplomate américain Richard Haass, président du cercle de réflexion Council on Foreign Relations. “La liste de différends s’allonge”, “mais il n’y pas de vision stratégique ni de plan pour limiter les frictions. Les deux pays risquent d‘être perdants”.

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Décès de George Floyd : Une équipe de CNN arrêtée en direct pendant les violences à Minneapolis

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© DR |

Une équipe de la chaîne américaine d’informations en continu CNN a été arrêtée par la police vendredi matin alors qu’elle couvrait en direct à Minneapolis la troisième nuit de violences consécutives à la mort d’un Noir lors d’une interpellation musclée.

La scène a été retransmise en direct, peu après 05H00 heure locale (10H00 GMT), selon le bandeau de la chaîne.

On y voit le journaliste, Omar Jimenez, faire face à des policiers en tenue anti-émeutes.

“Nous pouvons reculer où vous voulez. Nous sommes en direct. Remettez-nous où vous le souhaitez”, dit-il calmement derrière son masque.

La caméra continue à tourner lorsque deux policiers se saisissent de son micro pour lui passer des menottes.

“Pourquoi suis-je en état d’arrestation?”, demande le journaliste noir avant que ses collègues soient à leur tour appréhendés et la caméra saisie.


“Un journaliste de CNN et son équipe de production ont été arrêtés ce matin à Minneapolis en faisant leur travail, malgré s’être identifiés – une violation manifeste du premier amendement” de la Constitution américaine garantissant la liberté de la presse, a dénoncé CNN dans un communiqué, appelant les autorités à la libération immédiate de ses employés.

La chaîne a fait savoir peu après 11H30 GMT que son équipe avait finalement été relâchée.

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Nouveaux bilans, nouvelles mesures… le point sur la pandémie de coronavirus dans le monde

Yasmine Marouf-Araibi

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Au moins 360 308 morts

La pandémie de coronavirus a fait plus de 360 308 victimes dans le monde depuis son apparition en Chine en décembre dernier, selon le dernier décompte de l’université Hopkins.

1.297 nouveaux décès aux Etats-Unis

Les Etats-Unis ont recensé jeudi 1.297 nouveaux décès dus au coronavirus en 24 heures, selon le comptage quotidien de l’université Johns Hopkins, qui fait référence, à 20H30 jeudi (00H30 GMT vendredi). Cela porte à 101.573 le nombre total de morts déplorés dans le pays, de loin le plus endeuillé par la pandémie, la barre symbolique des 100.000 morts ayant été franchie la veille.

Plus de 1.000 morts en 24H au Brésil

Le Brésil, considéré comme l’épicentre de la pandémie du coronavirus, a enregistré jeudi plus de 1.000 morts et un record national d’infections sur les dernières 24 heures.

Le Pérou dépasse la barre de 4.000 morts

Le Pérou a dépassé jeudi la barre des 4.000 morts, depuis le début de l’épidémie de coronavirus en mars, avec 116 nouveaux décés en 24 heures, et plus de 141.000 cas enregistrés, a indiqué le ministère de la Santé.

Allègement des restrictions en Roumanie

La Roumanie franchira lundi une nouvelle étape dans l’allègement des restrictions liées au coronavirus en autorisant dans une certaine limite les manifestations sportives et culturelles en extérieur ainsi que les terrasses des cafés et restaurants.

Suppression de 15.000 emplois en vue chez Renault –

Le constructeur automobile français Renault envisage de supprimer environ 15.000 emplois dans le monde, dont 4.600 en France, dans le cadre d’un plan d’économies de 2 milliards d’euros sur trois ans, selon l’AFP. 

Le projet, qui doit être rendu public vendredi matin, prévoit de réduire les effectifs via des départs volontaires, des mesures de mobilité interne ou de reconversion.

Le football reprend

Le championnat d’Italie de football, interrompu le 9 mars par la pandémie de coronavirus, reprendra le 20 juin, a annoncé jeudi le ministre des Sports Vincenzo Spadafora.

Le championnat a lui été arrêté à l’issue de la 26e journée. Il reste donc 12 journées complètes à disputer, plus quatre matches en retard de la 25e journée.

L’annonce de la reprise du championnat d’Italie intervient quelques heures après celle du championnat d’Angleterre, qui redémarrera le 17 juin.

Le championnat d’Allemagne a déjà repris il y a une dizaine de jours et les footballeurs de la Liga espagnole retrouveront les terrains la semaine du 8 juin.

Parmi les cinq grands championnats européens, la Ligue 1 française est donc le seul à avoir été définitivement interrompu.

vers un retour à la normale en France

Le Premier ministre Français Edouard Philippe, a largement desserré jeudi l’étau du confinement instauré mi-mars en France face à l’épidémie de coronavirus, préparant un retour à la normale teinté de prudence à l’orée de l’été.

Dans une allocution suivie d’une conférence de presse à Matignon avec l’appui des ministres de la Santé, Olivier Véran, et de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, le chef du gouvernement Français a présenté la deuxième étape du plan entamé le 11 mai, au sortir de deux mois de confinement strict.

Avec APS et AFP

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Etats-Unis : deuxième soirée de manifestations après la mort d’un Noir lors d’une arrestation par la police

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Des manifestants se sont rassemblés mercredi pour la deuxième soirée consécutive à Minneapolis, où la mort d’un Noir après son arrestation violente par des policiers a provoqué colère et appels à ce que justice soit faite.

Le chef de la police de la ville du Nord des Etats-Unis a demandé aux manifestants de garder leur calme pour ne pas connaître les mêmes débordements que la veille.

Les vitres d’un commissariat avaient notamment été brisées mardi soir et les forces de l’ordre avaient répliqué en utilisant du gaz lacrymogène et des balles en caoutchouc.

La famille de George Floyd, un Afro-Américain de 46 ans décédé après une arrestation brutale dont la vidéo est devenue virale, a réclamé mercredi que les policiers impliqués soient inculpés pour meurtre.

“Car c’est exactement ce qu’ils ont fait, ils ont commis un meurtre contre mon frère”, a affirmé sur la chaîne NBC sa soeur, Bridgett Floyd.

“J’ai la foi et je crois que justice sera rendue”, a-t-elle ajouté, affirmant que le renvoi des policiers n’était “pas suffisant”.

Les quatre policiers impliqués dans l’arrestation de M. Floyd ont été limogés mardi, mais laissés en liberté alors qu’une enquête a été ouverte.

Le maire de Minneapolis, Jacob Frey, s’est demandé mercredi “pourquoi l’homme qui a tué George Floyd (n’était) pas en prison”. “Si vous ou moi avions fait cela, nous serions en ce moment derrière les barreaux”, a-t-il affirmé.

Le président Donald Trump a écrit sur Twitter qu’il avait demandé à la police fédérale (FBI) et au ministère de la Justice de faire la lumière sur cette disparition “triste et tragique”.

« Mes pensées vont à la famille et aux amis de George. Justice sera rendue!”, a-t-il promis.

Filmée par une passante lundi, une vidéo de l’arrestation montre un agent de police plaquer au sol George Floyd en gardant pendant de longues minutes son genou sur son cou. On y voit ce dernier geindre et répéter “Je ne peux pas respirer”.

L’agent, un Blanc, lui répond de rester calme. Un second policier tient à distance les passants qui commencent à s’emporter alors que l’homme appréhendé ne bouge plus et semble inconscient.

De nouvelles vidéos semblent écarter la thèse mise en avant par la police, selon laquelle George Floyd, soupçonné d’avoir tenté d’écouler un faux billet de 20 dollars, aurait résisté aux agents venus l’interpeller.

Sur des images captées par les caméras du restaurant devant lequel il a été arrêté, il a les mains menottées dans le dos et n’oppose aucune résistance quand un policier le conduit vers une voiture de patrouille.

Sans les images diffusées sur les réseaux sociaux, les policiers “auraient donné une fausse version des faits et ils auraient planqué ça sous le tapis”, a dénoncé Benjamin Crump, avocat de la famille du défunt.

De nombreuses personnalités ont dénoncé une violence injustifiée de la part des policiers à l’encontre des Noirs

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