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Politique

Hirak: Le vendredi 120 dédié aux détenus d’opinion

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© © INTERLIGNES | marche du 16 février 2021 à Kherratta

« Plus de 200 détenus d’opinion dans l’Algérie nouvelle », c’est le mot d’ordre de ce 120e vendredi du Hirak qui a pris un aspect virtuel. Face à l’interdiction des marches qui dure depuis déjà plusieurs semaines, les activistes du mouvement de protestation populaire ont trouvé refuge dans l’espace virtuel pour se solidariser avec les détenus d’opinion.

En effet, le mot d’ordre de ce 120e vendredi n’a pas été brandi en pancartes ou scandé en slogans comme en témoignent d’habitude les rues du pays. Mais il a été tweeté, publié et partagé.
Sur Facebook comme sur Twitter et Instagram, cette photo sur laquelle est inscrit blanc sur rouge “214 détenus d’opinion dans l’Algérie nouvelle” est diffusée partout tantôt en photo de profil, tantôt en story ou tout simplement en publication.

L’idée de dédier ce vendredi 4 juin aux détenus d’opinion sur les réseaux sociaux a été annoncée des jours à l’avance. Elle “est venue de Nazim baya (fondateur du journal satirique El Manchar ndlr).C’est une idée formidable que nous avons adoptée à travers nos pages sur les réseaux sociaux”, nous a déclaré l’activiste Zaki Hannache qui est l’un des participants à cette initiative.

“Ces personnes ne sont pas des criminels. Ce sont de simple citoyens qui ont exercé un droit garanti par la constitution: exprimer son opinion. Il y a ceux qui ont été arrêtés lors des marches populaires et il y a ceux qui ont été arrêtés à cause de publications sur Facebook”, a précisé Zaki Hannache, soulignant que 5 femmes figurent parmi les détenus d’opinion.


Un chiffre en augmentation

214, c’est le chiffre communiqué par le Comité National pour la Libération des détenus d’Opinion (CNLD). Un chiffre qui est constamment revu à la hausse. Hier, jeudi 3 juin, le nombre des détenus d’opinion était 207. Le 2 juin il était de 204.

Après quelques mesures d’apaisement entamées en février dernier par Abdelmadjid Tebboune, la répression a repris de plus belle à l’approche des élections législatives du 12 juin.

Le nombre des détenus d’opinion a nettement augmenté depuis que le ministère de l’Intérieur a décidé d’interdire les marches populaires en demandant des autorisations préalables. Plus de 1000 manifestants se faisaient arrêter chaque vendredi et une centaine d’entre eux se faisaient trainer devant les tribunaux.

Mais pour l’activiste Zaki Hannache, “c’est vrai que le pouvoir a réussi à avorter les marches populaires mais il n’arrivera pas à avorter la volonté du peuple d’aller vers un changement”.








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