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Politique

« Halte à la guerre déclarée contre le peuple Algérien »

Melissa NAIT ALI

Publié

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© B.Z. | Répression de la 115e marche du Hirak à Alger
© B.Z. | Répression de la 115e marche du Hirak à Alger


Des partis politiques et près de 300 personnalités et citoyens ont signé, aujourd’hui, une déclaration dénonçant « la guerre déclarée contre le peuple Algérien ». « Les Algériens subissent depuis plusieurs semaines une des pires escalades de la répression contre leurs droits et libertés.

Cette offensive sécuritaire et judiciaire pour les empêcher de s’exprimer, de revendiquer, de manifester, de s’organiser, de faire grève, de rendre compte dans les médias et les réseaux sociaux, d’exister en tant que citoyens est en train de prendre les allures d’une guerre ouverte contre le peuple Algérien », lit-on dans cette déclaration.

Les signataires, dont des partis de la mouvance démocratique à l’image du RCD, le PST, l’UCP ainsi que des personnalités, dont Lhouari Addi, Foudil Boumala, Mohcine Belabbas, Zoubida Assoul, affirment aussi que cette « guerre n’épargne personne, touche toutes les catégories sociales et toutes les régions du pays ». « Elle invente des illusoires complots terroristes pour justifier le retour aux pratiques les plus détestables de l’arbitraire (enlèvement, perquisition, mise au secret). La torture se banalise à nouveau. Les violences policières se généralisent », lit-on dans cette déclaration.

Selon les auteurs de ce texte, « rien ne peut justifier qu’un gouvernement traite avec une telle brutalité les citoyens de son pays ». « Ni son impuissance face à la crise économique, ni son entêtement à tenir un agenda électoral rejeté par l’immense majorité du peuple, ni le naufrage de son calendrier vaccinal contre la pandémie », indique-t-on.

Le refus depuis deux ans d’accéder aux revendications du Hirak populaire pacifique en faveur d’un changement vers la démocratie, ajoute-t-on, enfonce le pouvoir de plus en plus dangereusement dans une aventure sécuritaire au très lourd prix.

« En criminalisant le Hirak il se met lui même sur la pente glissante des crimes d’Etat. Cette escalade d’avril 2021 piétine un peu plus les engagements pris par les conventions internationales signées par les autorités algériennes et protégeant, tout autant que la constitution du pays, les droits qui sont aujourd’hui attaqués massivement et sans retenue. L’Algérie se met au ban des Nations pour son mépris des droits fondamentaux de l’homme », dénoncent encore les signataires.

« Nous citoyens et organisations signataires de cette déclaration appelons à l’arrêt immédiat de cette inacceptable agression contre l’intégrité physique et morale des Algériens. Nous rendons pour responsables les autorités algériennes des conséquences funestes de cette dérive répressive et nous en prenons à témoin les opinions nationale et internationale », lit-on dans le même document.

Et d’ajouter : « Nous appelons à la libération de tous les détenus politiques, à la cessation des poursuites et au rétablissement de tous les droits et libertés garantis par la constitution et par les conventions internationales signées par l’Algérie. Le recours obsessionnel à la répression n’a pas stoppé depuis deux ans la marche du peuple algérien vers le changement démocratique pacifique. Il ne l’arrêtera pas cette fois non plus »

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