Groupe Médias Temps Nouveaux  : des journalistes et travailleurs protestent contre la mise à mort de leur outil de travail  

Crédit photo: Khaled Drareni. Rassemblement des journalistes et travailleurs du groupe de presse Médias temps nouveaux devant la Maison de la presse

Des journalistes et des travailleurs du groupe médiatique de l’homme d’affaire incarcéré, Ali Haddad, se rebellent contre la mise à mort de leur outil de travail. Privé de la publicité publique depuis plusieurs mois, le groupe risque la disparition. Et les travailleurs, sans salaires depuis plusieurs mois, pourraient se retrouver en chômage dans les jours à venir.

 

Certains le sont déjà. C’est le cas de nombreux travailleurs de la deuxième chaîne du groupe, Dzairnews, fermée dès aujourd’hui et sans préavis. Pour dénoncer cette grave situation, les travailleurs ont tenu un rassemblement devant la maison de la presse Tahar Djaout à Alger.

Ils étaient environ une cinquantaine de personnes à participer à ce rassemblement, en scandant des slogans hostiles à ceux qui ont conduit le groupe à cette situation catastrophique. Ils ont décidé de sortir sur la place publique pour exprimer leur désarroi face à cette situation et devant le risque de se retrouver sans emplois.

« Nous voulons nos droits », « non à la politique visant à affamer les journalistes » et « quel est le sort de 400 travailleurs », ont écrit les contestataires sur des pancartes brandies à cette occasion.

Sur d’autres pancartes, on pouvait lire aussi d’autres slogans : « Non aux licenciements collectifs ! », « Non à la politisation du travail de journaliste ! », « C’est la «Issaba» qui a organisé la confusion dans l’audiovisuel… « .

 Au moment du rassemblement qui aura duré plus d’une heure, les protestataires ont appris la mauvaise nouvelle de la fermeture surprise de la chaîne Dzair News, après cinq d’existence.

La consternation est exprimé par un des présentateurs de la cette chaine sur sa page Facebook. «Sans aucune annonce préalable, l’écran de Dzair news a subitement disparu après cinq années de travail, d’effort et de résistance suite à une décision de l’administration du groupe Temps Nouveaux. Ils nous ont privés de faire nos adieux au logo rouge de la chaîne. C’est un crime contre la profession et un crime contre les travailleurs et les journalistes», écrit-il.

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