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Politique

Grève générale : des marches pour rallier les commerçants à Alger

L’opposition à la tenue de la présidentielle du 12 décembre prochain prend de nouvelles formes. La grève générale, enclenchée depuis dimanche dernier, revêt un enjeu majeur pour les Hirakistes. C’est pourquoi, ils tentent de convaincre les commerçants à adhérer à ce mot d’ordre qui a été respecté massivement, notamment en Kabylie.

Melissa NAIT ALI

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Manifestation 29 novembre 2019 à Alger
© INTERLIGNES | Manifestation 29 novembre 2019 à Alger

A Alger, ville où la grève générale n’a connu qu’un suivi mitigé, les partisans de cette action ont improvisé des marches pour tenter de convaincre les commerçants hésitants à rejoindre le mouvement. Des citoyens acquis au principe de la grève générale comme moyen de pression pacifique pour exiger l’annulation de ce scrutin, imposé contre la volonté de la majorité du peuple, ont investi les rues de la capitale à cet effet.

Arborant l’emblème national, les manifestants ont scandé des slogans hostiles à la présidentielle et aux tenants de cette solution. Ils ont défilé dans les rues en brandissant des pancartes et en entonnant à vive voix des chansons du Hirak dans l’espoir de rallier les commerçants hésitants à baisser rideaux et de les convaincre à rejoindre le mouvement de grève largement suivi dans les autres wilayas, pas uniquement en Kabylie, comme certaines voix tentent de le faire croire à l’opinion.

Au premier jour du débrayage, plusieurs marches en soutien à cette action ont été organisées dans différents quartier de la capitale. A El Harrach, les étudiants de l’Ecole nationale polytechnique, l’Ecole nationale supérieure d’informatique et l’Institut national supérieur d’agronomie ont organisé une marche dans ce quartier de la banlieue d’Alger. Au centre de la capitale, des manifestants ont entamé une marche à la Grande poste et à la place Audin pour appeler les commerçants à baisser rideau. Ils ont été vite dispersés par la police.

A Ben Aknoun, un groupe de citoyens a tenu un rassemblement appelant au suivi de la grève. Aujourd’hui encore, les partisans du mouvement de grève, particulièrement les étudiants qui sont à l’avant-garde de cette action civique, ont organisé des marches et des rassemblements pour exiger le respect du mot d’ordre de la grève. Les étudiants de l’université des sciences et technologies, USTHB, ont organisé une marche contre l’élection présidentielle à l’intérieur même de la faculté.

De leur coté, les étudiants de la fac centrale ont entamé une marche en direction de la Grande poste pour contrecarrer une marche des pros-élection. Mais ils ont été vite dispersés violemment par la police. Il y a eu de nombreuses arrestations, selon des témoins sur places.

Malgré le taux de suivi mitigé de la grève générale, la situation dans la capitale demeure tendue. Les services de sécurité, en civil et en uniforme, sont sur le qui-vive. Au moindre mouvement ou attroupement, ils interviennent pour disperser les manifestants et interpeller des citoyens qui sont systématiquement embarqués.

Politique

Le chef d’Al Qaïda au Maghreb Droukdel “tué au Mali” annonce l’armée française

Bouzid ICHALALENE

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© DR | Le leader d'Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), Abdelmalek Droukdal

Le leader d’Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), Abdelmalek Droukdal, a été “neutralisé” par les forces françaises dans le nord du Mali, près de la frontière algérienne, a affirmé vendredi sur Twitter la ministre des Armées Florence Parly, confirmant des informations obtenues par l’AFP.

Ce chef historique du jihad au Maghreb, commandant de plusieurs groupes jihadistes sahéliens, a été tué jeudi au nord-ouest de la ville malienne de Tessalit, a appris l’AFP. “Plusieurs de ses proches collaborateurs” ont également été “neutralisés”, selon Mme Parly.

La ministre de la défense française rappelle que “les opérations contre l’État islamique au Grand Sahara, l’autre grande menace terroriste dans la région, se poursuivent également” tout en soulignant que “le 19 mai dernier, les forces armées françaises ont capturé Mohamed el Mrabat, vétéran du djihad au Sahel et cadre important de l’EIGS”.

Avec AFP

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Politique

Des ONG appellent les autorités algériennes à libérer « immédiatement et sans conditions » le journaliste Khaled Drareni

Farid BOUHATTA

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© DR | Khaled Drareni placé sous mandat de dépôt

La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ), Reporters Sans Frontières (RSF) et l’Union Internationale de la Presse Francophone (UPF) ont appelé, ce vendredi 5 juin, les autorités algériennes à libérer « immédiatement et sans conditions » le journaliste Khaled Drareni.

Privé de liberté depuis le 29 mars 2020, le journaliste indépendant Khalid Drareni, correspondant de TV5 Monde, de RSF et représentant de l’UPF en Algérie, s’est vu refuser, le 27 mai dernier, sa demande de mise en liberté par la justice algérienne.

« Pour avoir revendiqué courageusement son droit d’exercer librement son métier de journaliste, pour avoir osé poursuivre, malgré les intimidations multiples des autorités algériennes, la couverture, en toute transparence, du Hirak qui secoue le pays depuis plus d’un an, Khaled Drareni a été jeté en prison le 29 mars 2020, au plus fort de la pandémie du Covid-19 », ont écrit les trois ONG dans un appel solennel, rendu public.

Pour les signataires de cet appel, « le sort du journaliste Khaled Drareni, jeté injustement en prison, ne doit laisser personne indifférent. Son incarcération scandaleuse est un coup porté à la liberté de la presse ».

Elles joignent « leurs efforts et sonnent la mobilisation de leurs membres jusqu’à ce que la justice soit rendue et que notre confrère puisse retrouver sa liberté et son droit à exercer en toute indépendance son métier de journaliste ».

Par ailleurs, mis en détention provisoire depuis 68 jours, Khaled Drareni est accusé d’incitation à « attroupement non-armé » et d’« atteinte à l’unité nationale ». Des charges très lourdes pour le journaliste dont le seul crime est de faire honnêtement son métier.

« Ni l’appel du père de Khaled, grand combattant pour la libération de l’Algérie, qui vit très mal l’accusation de son propre fils d’atteinte à l’unité de son pays, ni les appels des confrères en Algérie et dans le monde n’ont eu raison de la détermination et l’acharnement des autorités judiciaires à l’encontre du journaliste », s’indignent la FIJ, RSF et l’UPF.

« L’injustice que subit mon fils est d’autant plus insupportable qu’elle s’accompagne d’une campagne odieuse qui est orchestrée contre lui pour mettre en doute son patriotisme. C’est indigne, c’est ignoble », avait écrit, le 31 mars dernier, le père de Khaled Drareni, dans une lettre adressée au Président algérien, Abdelmadjid Tebboune.

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Détournement de foncier agricole : Abdelghani Hamel condamné à 12 ans de prison ferme

Achour Nait Tahar

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© DR |
© DR | Abdelghani Hamel, ancien patron de la DGSN, condamné à 12 ans de prison

Le juge près le tribunal de Boumerdes a condamné, ce jeudi 4 juin, l’ancien directeur général de la sûreté nationale (DGSN) Abdelghani Hamel et l’ancien wali de Tipaza, Moussa Ghelai à 12 années de prison pour chacun pour détournement de foncier agricole et trafic d’influence.

Au cour du même procès, la présidente du tribunal a également condamné les deux anciens de Tipaza, Abdelkader Kadi et Layadi Mustapha à 10 ans de prison pou chacun.

Par ailleurs, le tribunal a rendu son verdict à l’encontre de Chafik Hamel, fils de l’ex. DG du DGSN, qui a écopé de 3 ans de prison ferme, ainsi que l’ancien ministre des finances Hadji Baba Ammi à 4 ans de prison et l’ancien chef de sûreté de wilaya de Tipaza, Djaydjay Salim à trois ans de prison ferme.

Toujours au même procès, une peine de 5 ans de prison ferme a été prononcé à l’encontre de l’ancien directeur des domaines de la la wilaya de Tipaza, Bouamrane Ali. D’autres part, deux autres cadre la même wilaya ont écopé d’une peine de deux ans de prison ferme, il s’agit, en effet, de l’ancien directeur de l’industrie et des mines, Hadoud Abderrazak , ainsi que l’ancien conservateur foncier de Koléa, Bouamama Mohamed. Pour sa part Zerad Abdelhakim, un investisseur privé a écopé d’une année de prison ferme.

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