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Politique

grave atteinte aux libertés: stratégie de la terreur du pouvoir

Sale temps pour les libertés. Jamais, depuis la fin des années 1990, l’Algérie n’a connu un tel climat de tension politique extrême. “Le régime en place est revenu aux pratiques datant de l’époque du parti unique”, dénonce les avocats et les défenseurs des droits de l’homme. En effet, le pouvoir en place, en pleine opération de forcing pour imposer son élection présidentielle, semble être décidé à remplir les prisons de militants et de jeunes du mouvement populaire.

Melissa NAIT ALI

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Sa stratégie se résume à une triptyque diabolique : répression, arrestation arbitraire et incarcération pour des chefs d’accusation imaginaires. Cette politique est mise en œuvre graduellement, avant  d’augmenter crescendo la cadence de l’arbitraire. Dans la foulée de la grande traque de ce qu’il appelle “les têtes de la corruption”, le régime a d’abord procédé à l’arrestation de quelques “grosses gueules” qui commençaient déjà à remettre en cause les actions du pouvoir de fait.

On arrête alors le général à la retraite, Hocine Benhadid pour un point de vue publié dans la presse nationale. Il est suivi, quelques semaines, plus tard par un autre haut gradé de l’armée à la retraite, en l’occurrence le général Ali Ghediri, qui a commis le crime de lèse-majesté en s’exprimant aussi dans une conférence sur la stratégie du véritable tenant des pouvoirs actuellement.

Ces deux anciens militaires, sont rejoints, dès le début du mois de juillet dernier par un ex-commandant de la wilaya IV historique et moudjahid, Lakhdar Bouregaa. Il est accusé d’atteinte au moral de l’armée, après ses déclarations faites à l’occasion de la réunion des forces de l’Alternative démocratique, tenue le 26 juin dernier au siège du RCD.

Mais à partir du début du mois de juillet dernier, la répression a commencé à prendre de l’ampleur. Et selon divers arguments. D’abord, on sort l’histoire de l’emblème amazigh, dont le port est devenu, du jour au lendemain, un délit. Voyant que l’appât visant à diviser le mouvement populaire n’a pas donné de fruits, la chambre noire de régime a décidé de passer à une autre étape en ordonnant des arrestations ciblées des militants politiques et associatifs.

Pacifier Alger !

Des dizaines de personnes, dont même un cancéreux, ont été placés en détention rien parce qu’ils ont participé, ou voulu prendre part aux marches hebdomadaires. C’est notamment à Alger que les forces de police et le tribunal qui fait parler de lui depuis quelques temps, à savoir Sidi M’hamed, joue le jeu du pouvoir en multipliant les arrestations et les détentions arbitraires. Tout cela, dans le but de pacifier Alger, considérée comme une véritable vitrine du Hirak.

Pour ce faire, l’ordre a été donné aux forces de sécurité d’arrêter ceux qu’ils considèrent comme des leaders du mouvement : Karim Tabbou, Foudil Boumala et Samir Belarbi. Cette situation fait, en tout cas, réagir les défenseurs des droits de l’homme et les avocats.

Dans un communiqué rendu public, hier, la LADDH s’inquiète de la répression qui frappe les activistes et militants des mouvement populaire, associatif et politique pour avoir manifesté ou exprimé une opinion de manière pacifique.

“Le nombre des personnes poursuivis ou emprisonné a dépassé la centaine. Pour les mêmes chefs d’inculpation, certains tribunaux à l’intérieur du pays ont prononcé des relaxes alors que d’autres ont recouru à la mise en détention souvent systématiquement confirmées par la chambre d’accusation”, dénonce l’organisation dans un communiqué.

La LADDH, lit-on dans le même document, “s’interroge sur une justice à deux vitesses et rappelle que le droit d’exprimer pacifiquement une opinion n’est ni un crime ni un délit ». Selon l’organisation que préside Nourredine Benissad, “le rôle de la justice est de protéger les libertés collectives consacrées par la constitution et les conventions internationales relatives aux droits de l’homme ratifiées par notre pays, notamment le pacte international relatif aux droits civils et politiques qui garantissent les libertés à toute personne de circuler, de manifester, de se réunir, de s’exprimer et de participer aux affaires publiques de son pays”.

“L’escalade des poursuites et de la répression comme réponse à l’exercice des libertés, outre qu’elles transgressent les textes fondamentaux protégeant les libertés sont une fausse solution à des questions éminemment politiques qui appellent le dialogue et un consensus national qui jettent les jalons de la construction de l’état de droit”, ajoute la LADDH qui « appelle les autorités au respect des libertés fondamentales et à la libération immédiate de tous les détenus d’opinion ».

Des avocats préparent aussi des réactions communes contre cette situation dangereuse “où les lois du pays ne sont pas appliquées de la même manière sur le territoire national”.

Politique

La chaine française M6 désormais interdite d’opérer en Algérie

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© DR | La chaine M6 interdite d'opérer en Algérie

Le ministère de la Communication a annoncé lundi sa décision de “ne plus autoriser” la chaine française de télévision “M6” à opérer en Algérie après la diffusion dimanche soir par cette chaine d’un documentaire “portant un regard biaisé sur le Hirak”, réalisé par une équipe munie d’une “fausse autorisation de tournage”.

“Ce précédent nous conduit à décider de ne plus autoriser M6 à opérer en Algérie, sous quelle que forme que ce soit”, a indiqué le ministère dans un communiqué.Selon la même source, “une journaliste franco-algérienne a assuré la réalisation du film, avec l’aide d’un +fixeur algérien+, munis d’une fausse autorisation de tournage”.

“Force est de constater qu’à l’approche de chaque rendez-vous électoral, crucial pour l’Algérie et son avenir, des médias français s’adonnent à la réalisation et la diffusion de reportages filmés et autres produits journalistiques, dans le vil but de tenter de démotiver le peuple algérien, notamment sa jeunesse”, déplore la même source.

Le ministère a relevé, à ce titre, qu’il “n’est pas fortuit que ces médias, outillés pour exécuter un agenda visant à ternir l’image de l’Algérie et à fissurer la confiance indéfectible établie entre le peuple algérien et ses institutions, agissent de concert et à différents niveaux et supports”.Le ministère de la Communication a rappelé, dans ce contexte, que la rédaction de la chaine française M6 avait introduit, le 6 mars 2020, une demande d’accréditation de presse pour les membres de l’équipe de l’émission “Enquête Exclusive”, en vue du tournage d’un documentaire sur “la valorisation de l’essor économique et touristique de la ville d’Oran, ainsi que le multiculturalisme qui fait la richesse de notre pays”.

“Cette demande a reçu une suite défavorable des services des ministères de la Communication et des Affaires étrangères”, a-t-il souligné, relevant qu”au final, l’équipe a produit un tout autre documentaire diffusé hier 20 septembre 2020 à 23h10 (heure française) sous le titre: +Algérie, le Pays des Révoltes+, portant un regard biaisé sur le Hirak”.

“D’une durée de 75 minutes, ce film documentaire réalisé par le dénommé Dahmane Ziane, traite du +Hirak+ et de la jeunesse algérienne, à partir de témoignages de trois jeunes algériens sur l’avenir dans leur pays”, rappelle-t-on.

“Selon le synopsis dudit documentaire, il est également question de relater le +désespoir+ de certains Algériens, qui n’envisagent qu’une option : fuir le pays. Un pays où +filmer est très difficile+, subodore le producteur-présentateur Bernard De la Villardière”, a-t-on ajouté.

Selon le ministère de la Communication, “ce dernier a reconnu avoir eu recours à l’usage +de caméras discrètes+ avant de souligner le choix +de nombreux journalistes anonymes+ ayant travaillé pour ce qu’il prétend être une +enquête+”.

Ensuite, Nardjes qui, elle, a décidé de vivre à l’occidentale dans un pays jugé +ultraconservateur+. Enfin, Ayoub qui +rêve de voir un Etat islamique naître en Algérie et s’est engagé à cette fin en politique”, a-t-il ajouté.

La ministère a fait savoir, à ce propos, que “les principaux concernés ont pris contact avec le Conseil supérieur de l’audiovisuel français (CSA) et ont saisi les services de l’ambassade de France en Algérie, afin de porter plainte pour avoir été manipulés, hors de tout professionnalisme, de toute déontologie et de toute morale”.

“Dans une mise au point publiée aujourd’hui sur les réseaux sociaux, Noor déplore +le manque de professionnalisme+ de la chaine et +regrette vraiment d’avoir participé au reportage+”, a-t-on indiqué, soulignant que celle-ci “rapporte avoir été contactéepar un journaliste algérien pour un reportage traitant de +l’émancipation de la femme algérienne+ et qu’elle était +loin d’imaginer qu’elle allait être utilisée, elle et son mari, pour donner une mauvaise image des femmes et des hommes de notre pays+”. 

“Un tournage clandestin supposé révéler +la face cachée+ de notre pays s’est avéré être une somme d’anecdotes sans profondeur et sans rapport avec la réalité socio-économique (en amélioration constante) et politique (d’ouverture démocratique)”, conclut le ministère de la Communication.

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Politique

Demande de remise en liberté provisoire rejetée pour Brahim Laalami et ses co-détenus

Yasmine Marouf-Araibi

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La demande de remise en liberté provisoire introduite en faveur de Brahim Laalami et ses co-détenus a été rejetée ce lundi par la chambre d’accusation près la Cour de Bordj Bou Arreridj, selon le comité national pour la libération des détenus (CNLD).

Selon la même source, ce refus concerne également le frère de Brahim, Moussa Laalami, qui est qui est âgé de 17 ans ainsi que son ami Mourad Chelika.

Rappelons que les trois détenus ont été placés sous mandat de dépôt le 10 septembre. Ils ont été arrêtés le 08 septembre.

Notons, par ailleurs, que l’activiste Brahim Laalami été électrocuté avec un Taser lors de son interpellation. Admis aux urgences, le jour même, où il aurait subit une intervention chirurgicale, Brahim a quand même été présenté devant le tribunal de Bordj Bou Arreiridj le lendemain puis placé sous mandat de dépôt.

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Politique

5ème sit-in de solidarité avec Khaled Drareni: la mobilisation pour la liberté de la presse se poursuit

Meriem Nait Lounis

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Encore un appel lancé sur Facebook pour une action de solidarité avec le journaliste prisonnier Khaled Drareni, mais aussi avec les autres journalistes incarcérés “pour avoir fait leur travail”, ce midi, au sein de la maison de la presse Taher Djaout à Alger.

C’est le cinquième de son genre, ce rassemblement a encore attiré des dizaines de personnes. Des hirakistes accompagnés d’avocats, militants politiques, jeunes étudiants et plusieurs journalistes.

Les manifestants, scandalisés pas la condamnation en appel du journaliste Khaled Drareni mardi dernier à deux ans de prison ferme, sont venus témoigner leur soutien au journaliste et réclamer “une presse libre et une Justice indépendante”.

En réponse au propos tenus par le président Tebboune hier soir concernant le dossier du journaliste Drareni, maitre Aouicha Bekhti, membre du collectif d’avocats de Khaled Drareni, affirme qu'”on lui reproche rien d’autre que d’avoir couvert le hirak et donc exercer son métier de journaliste”. Elle ajoute: ” il peuvent dire ce qu’ils veulent, mais c’est le journaliste qui est poursuivi”.

De son coté, le journaliste Mustapha Benfodil estime que cette condamnation ” repose sur un dossier complètement vide”. ” Le verdict n’ajoute rien de nouveau si ce n’est que la Justice est parfaitement acquise au côté de l’arbitraire”, s’est-il insurgé.

“On continuera à exprimer notre entière solidarité avec le journaliste Khaled Drareni et nous continuerons à nous mobiliser jusqu’à obtenir sa libération et aussi la libération de l’ensemble de la presse algérienne”, a-t-il dit.

Durant cette journée de mobilisation, les partisans de la liberté de la presse ont également exprimé leur solidarité avec “tous les détenus d’opinion” à travers plusieurs slogans dont “libérez les détenus, libérez l’Algérie”.

Pour rappel, le journaliste Khaled Drareni a été condamné en première instance, le 10 août 2020, à trois ans de prison ferme. Il avait comparu, le 8 septembre, devant la cour d’appel, en même temps que Samir Benlarbi et Slimane Hamitouche, tous les trois sont poursuivis pour «incitation à un attroupement non armé» et «atteinte à l’unité nationale». Le verdict a été prononcé le 15 septembre. Il condamne le journaliste à deux ans de prison ferme et ses co-prévenus à quatre mois de prison ferme.

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