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Economie

Gaid Salah: « le MDN détient des informations avérées concernant plusieurs dossiers lourds de corruption » (Texte intégral)

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Ahmed Gaid Salah, vice ministre de la défense.

Le chef d’état-major de l’ANP, le général Ahmed Gaid Salah est revenu dans son discours prononcé ce mardi 30 avril en 5e région militaire sur la lutte contre la corruption. Le chef de corps d’armée à indiqué que « les services du Ministère de la Défense Nationale détiennent des informations avérées concernant plusieurs dossiers lourds de corruption, dont je me suis enquis personnellement, dévoilant des faits de spoliation des fonds publics avec des chiffres et des montants faramineux ».

 

«Concernant la poursuite en justice de tous ceux impliqués dans le pillage du denier public et la dilapidation des richesses du pays, qui fait partie des principales revendications que le peuple a exprimé avec insistance, depuis le début de ses marches pacifiques, je voudrais indiquer que les services du Ministère de la Défense Nationale détiennent des informations avérées concernant plusieurs dossiers lourds de corruption, dont je me suis enquis personnellement, dévoilant des faits de spoliation des fonds publics avec des chiffres et des montants faramineux. Aussi et partant de notre souci profond de protéger l’économie nationale, les services de sécurité se sont chargés de mettre ces dossiers à la disposition de la justice pour les étudier et enquêter pour poursuivre tous ceux qui y sont impliqués.

L’Armée Nationale Populaire demeurera vigilante, conformément aux revendications insistantes du peuple et de ce que lui confèrent la Constitution et les lois de la République, assumant sa responsabilité face à l’Histoire. Aussi, le Commandement de l’Armée Nationale Populaire a donné les garanties suffisantes et s’est engagé à accompagner la justice dans l’accomplissement de ses missions nobles et sensibles, après s’être affranchie de toutes les contraintes, pressions et diktats, loin de toute démarche sélective et conjoncturelle, sans exclure aucun dossier et en se gardant de toute mesures arbitraire ou de règlement de comptes. Nous insistons également sur la nécessité d’éviter tout retard dans le traitement de ces dossiers, sous le prétexte de révision des procédures légales, laquelle requière beaucoup de temps, ce qui donne la possibilité à certains à échapper à la justice.

Il y a lieu d’indiquer que l’opération n’est qu’à son début et, par la grâce de Dieu, notre pays sera assaini définitivement de la corruption et des corrupteurs. Au sein de l’Armée Nationale Populaire, nous n’avons jamais toléré la corruption ; nous étions même les précurseurs dans ce domaine en présentant de hauts cadres militaires par devant la justice militaire, à savoir les anciens Commandants des 1ère, 2e et 4e RM et de la Gendarmerie Nationale et l’ancien Directeur des Services Financiers, dont l’implication dans des affaires de corruption a été confirmée par des preuves tangibles».

Monsieur le Général de Corps d’Armée a mis l’accent sur l’attachement de l’Armée Nationale Populaire à la voie constitutionnelle, qui exige de réunir les conditions appropriées pour l’organisation des élections présidentielles dans les meilleurs délais possibles, dans la mesure où elles constituent la solution idoine pour sortir de la crise:

 

«L’attachement profond du Commandement de l’Armée Nationale Populaire à la Constitution, cautionnée par le peuple à travers ses représentants au Parlement, émane du fait que tout changement ou amendement de ses dispositions ne relève pas des prérogatives de l’Armée Nationale Populaire, mais de celles du Président qui sera élu conformément à la volonté du peuple. Cette position de principe est un signe manifeste et constant de la détermination de l’Armée Nationale Populaire à ne pas s’écarter de la voie constitutionnelle, quelles que soient les conditions et les circonstances, et quiconque prétend le contraire fait preuve d’ingratitude envers l’Armée et ses positions de principes constantes, en particulier ces arrivistes qui ont profité des richesses du pays à bien des égards et veulent aujourd’hui donner des leçons à l’Armée Nationale Populaire et son Commandement. Nous récusons catégoriquement ces comportements opportunistes qui ne servent en rien l’Algérie et ne contribuent aucunement à résoudre sa crise. Aussi, il nous appartient à tous de faire preuve de bon sens et de clairvoyance et d’éviter de s’égarer dans des dédales et des conflits secondaires inutiles qui ne servent nullement l’intérêt suprême de la nation et qui sont à même de faire perdurer la crise. Nous comptons sur tous les citoyens jaloux pour l’avenir de leur pays de conjuguer leurs efforts sincères afin d’aboutir aux meilleurs moyens pour mener le pays vers la paix.

Dans cette optique, et dans le respect de la Constitution et des institutions de l’Etat, il nous incombe d’œuvrer à réunir les conditions idoines pour l’organisation des élections présidentielles le plutôt possible, du fait qu’elles constituent la solution idéale pour sortir de la crise, faire face à toutes les menaces et dangers qui guettent notre pays et déjouer les desseins hostiles visant à nous mener vers le vide constitutionnel et entrainer le pays dans les spirales de l’anarchie et la déstabilisation. Ce mécanisme constitutionnel permettra d’élire un président de la République ayant la légitimité et les prérogatives pour concrétiser le reste des revendications populaires légitimes et constitue la règle de base pour que notre pays reprenne le cours du développement et de l’édification.

A cet effet, j’ai affirmé dans une rencontre antérieure que nous étions en cours de démantèlement des bombes à retardement que le peuple algérien sait pertinemment qui les a plantées au sein de toutes les institutions de l’Etat, et que cette crise, dont nous n’avions guère besoin, a été inventée dans le but de semer les graines de la déstabilisation en Algérie, en créant un environnement propice au vide constitutionnel. Ces individus là, qui ont intentionnellement causé cette crise sont ceux-là même qui tentent aujourd’hui d’infiltrer les marches, brandissant des slogans suspects et tendancieux qui incitent à entraver toutes les initiatives constructives permettant le dénouement de la crise. Ils ont ainsi démontré qu’ils sont l’ennemi du peuple, lequel sait pertinemment comment mettre en échec, en compagnie de son armée, ces complots et mener le pays vers un havre de pai

Economie

Cevital dément l’interdiction de la commercialisation de sa marque d’eau minérale « Lalla Khedidja »

Le Groupe Cevital a démenti, hier mercredi, l’information relayée par certains médias selon laquelle l’Organisation algérienne de protection du consommateur (APOCE) avait annoncé l’interdiction de la commercialisation de quatre marques d’eau minérale « pour non-conformité ».

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Dans une déclaration publiée hier mercredi sur les réseaux sociaux, le groupe Cevital a démenti l’information faisant état de l’interdiction par les autorités compétentes de sa marque d’eau minérale « Lalla Khedidja ».

« Le groupe Cevital dément cette information et assure ses clients que ses produits n’ont fait l’objet d’aucune interdiction de la part des autorités compétentes », précise le Groupe Cevital. 

Certains médias ont annoncé, hier, l’interdiction par l’Organisation algérienne de protection du consommateur de quatre marques d’eau minérale à savoir: « Nestlé », « Mouzaia », « Lalla Khedidja » et « Sidi Rached ». Selon la même source, « le ministère du Commerce a effectué des analyses de la qualité de l’eau des quatre produits, et les résultats ont conduit à une non-conformité ».

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Economie

Mohamed Loukal : « chute des réserves de change à 51,6 Milliards de dollars au mois de décembre 2020 »

Les réserves de change « pourraient s’épuiser d’ici 2022 » selon les prévisions du gouvernement Bedoui annoncées par le ministre des finances Mohamed Loukal, lors de son passage à l’Assemblée Nationale Populaire (APN) aujourd’hui 06 novembre 2019.

Achour Nait Tahar

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Les réserves de change de l’Algérie (or non compris) ont baissé à 82,12 milliards de dollars à fin novembre 2018 contre 97,33 milliards de dollars à fin 2017, soit une érosion de 15,21 milliards de dollars en 11 mois, a indiqué dimanche le Gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Loukal, devant l’Assemblée Populaire Nationale (APN).
© DR | Billets du dollar américain

Le ministre des finances qui a pris la parole devant les député durant la plénière consacrée à la présentation et le débat de la loi de finances 2020, a annoncé que « le gouvernement prévoit la chute des réserves de change au seuil de 51,6 Milliards de dollars au mois de décembre 2020 ». Le ministre précise que « ce montant représente l’équivalent de 12,4 mois d’importation  de marchandises et de services ».

Mohamed Loukal préconise que « l’Algérie doit s’orienter vers des réformes économiques pour éviter de puiser davantage dans ce fond ». Et d’enchainer que « c’est dans cette optique le gouvernement a opté pour la mise en place d’une politique de précaution, notamment la rationalisation des dépenses publiques et continuer les activités commerciales avec les permis d’importation ».  Il met l’accent sur « le secteur des services qui engendre un déficit de 16% de la balance de paiements,  ainsi que certain produit qui causent un déficit de 12% ».

Il convient de rappeler, que le fond des réserves de change était 82,12 à la fin du mois de novembre 2018, puis elles ont atteint 72,6 milliards de dollars fin avril 2019.

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Projet de loi sur les hydrocarbures : la balle est dans le camp des députés

La chambre basse du parlement devra entamer, demain, l’examen du projet de loi controversé sur les hydrocarbures. Malgré la polémique suscitée par le contenu de ce texte et les réserves émises par l’ensemble de la classe politique nationale, le projet a fini par être programmé à l’APN.

Melissa NAIT ALI

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Le secteur algérien des hydrocarbures a vu sa production décroître de 3,6% au premier semestre de 2018 par rapport à la même période de l'année écoulée, indiquent les dernières évaluations de l’Office national des statistiques (ONS), diffusées hier via l’agence APS.
© DR | Champs de production pétrolier dans le sud algérien

Les députés, particulièrement ceux de la majorité FLN-RND, seront face à un véritable test. Seront-ils à l’écoute de l’opinion nationale qui a exprimé son rejet total de ce document ? Quelles sont les consignes qui leurs sont données par leurs partis respectifs ? Pour rappel, les formations politiques proches du pouvoir ont toutes appelé à l’ajournement des débats sur ce projet.

Effectivement, la direction du RND, dont le secrétaire général par intérim, Azzeddine Mihoubi, est officiellement candidat à la présidentielle du 12 décembre prochain, avait affirmé que l’examen et la validation relève du ressort « du prochain président ». « Il s’agit de la principale source de l’économie nationale (…), nous devons donc retarder son adoption quels que soient les arguments », avait expliqué le RND, au lendemain de l’adoption de ce projet par le Conseil des ministres. Le FLN avait également exprimé des réserves et demande à retarder la présentation de ce projet au Parlement. De même pour le groupe des indépendants, réputé être proche du pouvoir.

«Reporter sa présentation à l’après élection présidentielle»

« Compte tenu des évolutions politiques et économiques du pays, notamment la protestation populaire contre le projet de loi sur les hydrocarbures et les rumeurs autour de ce document, le groupe parlementaire des «Indépendants» demande au Premier ministre de reporter sa présentation à l’après élection présidentielle», explique ce groupe dans un communiqué.

Outre l’ensemble des partis d’opposition, le président du parti Talaie El Hourriyat et candidat à la prochaine présidentielle, Ali Benflis, estime « inconcevable la révision de cette loi dans la situation actuelle, caractérisée par l’illégitimité des institutions, particulièrement le Gouvernement et le Parlement ». « La sagesse, la raison, la prévoyance, les échanges d’opinions et l’écoute de la volonté du peuple commandent à tous de reporter l’émission de ce dossier déterminant jusqu’à la mise en place d’institutions légitimes capables d’ouvrir un dialogue sérieux et approfondi sur cette question décisive pour la nation », indique-t-il.

« Bradage du sous-sol algérien »

L’UGTA, à travers sa fédération des pétroliers, a aussi dénoncé ce texte en exigeant son retrait. Avant la classe politique, les citoyens ont même organisé une marche vers le siège de l’APN pour dénoncer ce texte qualifié de « bradage du sous-sol algérien ». Mais toutes ces constations n’ont pas trouvé d’échos auprès du pouvoir en place qui a, semble-t-il, pressé le bureau de l’APN pour activer l’examen de ce texte en vue de sa mise en œuvre. Le dernier mot revient désormais aux députés qui sont devant une responsabilité historique. La balle est dans leur camp…

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