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Politique

Gaïd Salah félicite Abdelmadjid Tebboune, « l’homme qui convient »

Ahmed Gaid Salah n’a pas trop tardé pour féliciter le président Abdelmadjid Tebboune, déclaré, hier, vainqueur du scrutin présidentiel organisé jeudi dernier.

Melissa NAIT ALI

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Le chef de corps d'armée, vice ministre de a défense nationale, Ahmed Gaid Salah
© DR | « Le général de Corps d’Armée, Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale

Mais ce qui attire l’attention dans le message envoyé, aujourd’hui, au nouveau chef de l’Etat, non encore investi, est le nouveau titre que s’est octroyé le premier militaire du pays. Il est désormais aussi « président du Comité d’état-major opérationnel ».

Ce titre vient d’être utilisé pour la première fois par le MDN dans un message de félicitation adressé à Abdelmadjid Tebboune. « Le général de Corps d’Armée, Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, Chef d’Etat-major de l’ANP, président du Comité d’Etat-major opérationnel, a félicité samedi le président de la République élu, Abdelmadjid Tebboune », indique un communiqué du MDN, repris par l’agence APS.

Dans ce message, Ahmed Gaïd Salah qualifie le nouveau président « de l’homme qui convient et expérimenté, apte à mener l’Algérie vers un avenir meilleur ». « En cette louable occasion, je tiens à exprimer à tous les fidèles citoyens du peuple algérien, attachés aux principes et valeurs éternelles de Novembre, les plus hautes marques de considération, de gratitude et de reconnaissance pour leur participation massive dans cette importante échéance électorale et leur choix réussi, en toute transparence, intégrité et conscience, de Monsieur Abdelmadjid Tebboune, en tant que Président de la République, l’homme qui convient et expérimenté, apte à mener notre pays l’Algérie vers un avenir meilleur », ajoute-t-il dans son message.

Ahmed Gaïd Salah, ajoute la même source, « a souhaité au président Tebboune toute la réussite et le succès dans ses nobles missions nationales », affirmant « que l’ANP demeurera mobilisée et appuiera le président que le peuple a élit, et ne déviera jamais de ses engagements constitutionnels, tout en restant aux aguets contre les ennemis de la patrie, afin de préserver le legs des vaillants Chouhada ».

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1 commentaire

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  1. Avatar

    Cheikh Saïd Mecherri

    14 décembre 2019 à 20:48

    Ce n’est pas “”l’homme qui convient”” c’est bien l’homme “”le con qui vient”” Tout simplement !

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Politique

49e vendredi du hirak : « non à l’exploitation du gaz du schiste »

Melissa NAIT ALI

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© INTERLIGNES | 49e vendredi du Hirak à Alger
© INTERLIGNES | 49e vendredi du Hirak à Alger

Les vendredis se suivent et se ressemble pour le mouvement populaire. Les manifestants reviennent toujours dans la rue avec le même entrain et le même engagement. Inlassables ! C’était le cas aujourd’hui, à l’occasion du 49 vendredi du Hirak. Des milliers de manifestants ont battu le pavé dans la capitale et dans de nombreuses villes du pays pour exprimer, une fois de plus, leur opposition au régime en place et ses politiques.

C’est ainsi qu’ils ont exprimé, ce jour, leur rejet de l’idée d’exploiter le Gaz de schiste, évoqué mercredi par Abdelmadjid Tebboune, lors de sa première rencontre avec des représentants de certains titres de la presse, dont des organes publics et privés.

« Dites à Total de le faire à Paris (France) », lancent les manifestants dans plusieurs villes en référence à l’éventuelle exploration par la compagnie française du gaz du schiste. Effectivement, les manifestants à Alger, à Annaba, à Constantine, à Jijel, à Sétif, à Bordj Bou Arreridj, à Bejaia, à Tizi Ouzou, à Bouira, à Oran, à Mostaganem n’ont pas manqué également de charger le chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune.

« Un président en mal de légitimité et qui veut vendre le Sahara », scandent les foules compactes de manifestants à Alger. Les rues du centre de la capitale ont été noires de monde. Démarrant de la place du 1er mai, de Bab El Oued et de la rue Didouche, les processions de marcheurs démontrent que le hirak est loin de s’essouffler, tellement la détermination et l’engagement étaient visibles sur leurs visages.

Brandissant, comme d’habitude, emblèmes, pancartes et banderoles, les protestataires s’en prennent violement au pouvoir, aux généraux et au président Tebboune. « Tebboune illégitime ! C’est au peuple de décider ! Etat civil », lancent-t-ils, en progressant lentement vers la place de Grande-Poste, quadrillée comme d’habitude, par un impressionnant dispositif policier dépêché sur les lieux dès le début de la matinée.      

Le carré du RCD gazé

Après une semaine de polémique autour de la note du wali d’Alger voulant fermer le siège régional d’Alger du RCD, la décision s’est confirmée aujourd’hui. Même si les agents de police n’ont pas réussi à empêcher le RCD et ses militants de rejoindre le Hirak.

Alors qu’à d’autres endroits, la police s’était contentée de fermer les espaces, devant le siège du RCD, sis sur les hauteurs de la rue Didouche Mourad, elle a fait carrément dans l’excès de zèle. Les agents en uniforme ont tenté d’empêcher, durant plusieurs heures, tout rassemblement devant ce siège que le wali d’Alger voulait fermer les vendredis, on ne sait pour quelle raison.

Vers 14h00, au moment même où le président du RCD, Mohcine Belabbas et les militants du partis s’apprêtaient à sortir, le dispositif policier s’est mis à l’écart. Mais le carré du RCD a été ciblé à une centaine de mètres plus bas. Sans raison, les responsables de la police ont ordonné à leurs subalternes de rétrécir la chaussée en formant deux haies rapprochés des deux côtés de la route.

Ils utilisent alors le gaz lacrymogène pour tenter de disperser les militants du parti mobilisés en force, pour la journée. Mais en vain. Ces derniers refusent de céder et répliquent par des slogans hostiles aux policiers, au wali d’Alger et aux généraux.

A la Rue Asslah Hocine également, la police a fait dans la provocation. Alors que la foule des manifestants, plus compacte, avançait vers la Grande Poste, des policiers, excédés par les critiques qui les cibles directement en raison de leurs attitudes face aux jeunes du hirak, se sont attaques à des manifestants et ont tenté de procéder à l’arrestation de certains d’entre-eux.

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Politique

La wilaya d’Alger refuse d’autoriser la tenue des assises nationales du PAD

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La wilaya d’Alger a refusé de délivrer l’autorisation pour l’organisation, samedi 25 janvier, des assises nationales pour l’alternative démocratique initiée par le PAD prévue dans moins de 24 heures, à la Safex d’Alger.

Constatant que la demande d’autorisation formulée dans les délais n’a toujours pas reçu une réponse des services de la wilaya d’Alger, le PAD a rendu un communiqué dans lequel il affirment clairement le refus des autorités pour l’organisation des assises.

“A 24h de la tenue des assises nationales pour l’alternative démocratique et la souveraineté populaire, les autorités de fait viennent de signifier tacitement le refus de l’organisation de ces assises malgré l’accord écrit de l’administration de la SAFEX délivré à l’UCP (Union pour le Changement et le Progrès)”,indique le communiqué du PAD qui regroupe, outre le RCD, le PT, le PST, le FFS, le MDS, l’UCP et la LADDH.

Tout en “dénonçant et condamnant énergiquement ce refus supplémentaire”, en prenant à témoin l’opinion publique nationale quant aux « atteintes répétées » aux libertés, les forces du PAD soulignent qu’« aujourd’hui les professions de foi du pouvoir se heurtent à la réalité de son autoritarisme”.

Le PAD estime que “Comme par le passé les autorités de fait continuent d’user du « double langage » : un discours officiel teinté « d’ouverture et d’apaisement » qui contraste avec les faits sur le terrain marqué par le dispositif répressif toujours en place et par la fermeture hermétique du champ politique et médiatique”.

Le PAD exige la « levée immédiate » de toutes les entraves à l’exercice politique pacifique et que « cessent immédiatement » les atteintes aux libertés démocratiques.

Faute d’autorisation, ces assises auront lieu au siège du RCD à El Biar.

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Politique

Autorisation des assises du PAD : Le silence intrigant de l’administration

Melissa NAIT ALI

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Ayant miroité depuis son investiture à la tête de l’Etat sa volonté de respecter toutes les libertés, Abdelmadjid Tebboune et son pouvoir est en passe d’enregistrer sa première entrave à la liberté de réunion. Son administration, fonctionnant visiblement selon les mêmes pratiques, refuse toujours d’autoriser la tenue des assises de l’alternative démocratique, prévu dans moins de 24 heures, à la Safex d’Alger.

Jusqu’à ce matin, la demande d’autorisation formulée dans les délais n’a toujours pas reçu une réponse des services de la wilaya d’Alger qui observent un silence intrigant. « A moins de 24 h de la tenue des assises nationales pour la transition démocratique prévues pour demain 25 janvier, les services de la wilaya d’Alger n’ont toujours pas répondu à la demande d’autorisation », souligne Mohamed Khendak, membre du secrétariat national du RCD sur sa page Facebook. Il rappelle, dans ce sens, « qu’à l’époque de Bouteflika et de son clan, le pouvoir constant dans sa démarche avait le courage de répondre 48h avant par la négative. Ce qu’on pourrait appeler, assumer ses dérives et ses responsabilités ».

« Aujourd’hui ce même régime avec changement de personnes assume une politique sournoise du mépris. Mon écrit s’adresse surtout aux démocrates de la 25ème heure qui ont trouvé chez les nouveaux tenants du pouvoir ouverture et compréhension. Ils s’évertuent aussi à nous donner des leçons de morale comme si nous refusons que notre pays retrouve stabilité et quiétude. Nous avons l’habitude de nous adapter à ces refus. Nos assises nationales se tiendront. Nous laissons ces donneurs de leçons à leur conscience », indique-t-il.

Jeudi soir, Atmane Mazouz, chargé de communication du RCD, avait indiqué que « le représentant du PAD vient de sortir du siège de la wilaya d’Alger (jeudi soir) où il est allé s’enquérir de la suite qui est donnée à la demande d’autorisation pour la tenue des assises de l’alternative démocratique qui se tiendront samedi le 25. Le responsable de la DRAG lui a signifié qu’il attend toujours les instructions d’en haut et qu’il le contacterait par téléphone dès qu’il sera instruit de la suite à donner ». « La démocratie made in Teboune en marche », dénonce-t-il.

Contacté, Nabil Aït Ahmed, chargé de communication du FFS, confirme aussi que jusqu’à ce matin aucune réponse n’a été donné par les services de la wilaya d’Alger. « Nous allons certainement tenir la rencontre au siège du RCD », dit-il.

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