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Société

France: une algérienne brulée vive par son mari

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Chahinez, une Algérienne de 31 ans et mère de trois enfants, a été brûlée vive par son mari le mardi 4 mai en pleine rue à Bordeaux en France. Son mari a été déjà été condamné en 2020 pour “violence conjugales” avant de bénéficier d’une remise en liberté provisoire.

L’acte criminel a eu lieu vers 18h10, selon l’AFP qui cite le parquet de bordeaux et la police.
Mounir, 44 ans, poursuivait sa femme en pleine rue avant de lui tirer plusieurs coups de feu dans ses jambes. Après s’être effondrée par terre et alors qu’elle était encore en vie, Mounir, qui a déjà été emprisonné en 2020 pour “violences conjugales”, l’a aspergée d’un liquide inflammable et l’a immolée par le feu.

Le mari a ensuite mis le feu à la maison, selon les déclarations d’une voisine à l’AFP. « Il est venu brûler la maison, il tirait n’importe où (…) On s’est dit que c’était des pétards, », a raconté Anne à l’AFP.

Le 25 juin 2020, Mounir, avait été condamné à dix-huit mois de prison dont neuf mois avec sursis et mandat de dépôt à l’audience pour “violences volontaires par conjoint” en récidive, sur la même victime, selon le parquet.

Il “avait obtenu à compter du 5 octobre” une mesure de placement extérieur spécifique pour les auteurs de violences conjugales. Il a été libéré le 9 décembre 2020, et était “depuis suivi par le service pénitentiaire d’insertion et de probation de la Gironde”. Cette mesure “comprenait notamment une obligation de soins, l’interdiction d’entrer en contact avec la victime et l’interdiction de paraître à son domicile”, selon le parquet.

“C’était un monstre”

Selon des témoignages récoltés auprès des voisins de Chahinez, la défunte était souvent violentée par son conjoint.

“Cela se voyait qu’elle se faisait battre. Mais elle était très discrète, elle disait à nos mères que c’était compliqué”, explique Chahima, 19 ans, qui a ouvert une cagnotte via Instagram (TousavecChahinez) “pour qu’elle puisse être enterrée en Algérie auprès de sa famille”.

« Chahinez disait que c’était un monstre. En juin, elle avait eu le larynx écrasé. Il n’a fait que trois mois de prison et il continuait à circuler dans le quartier », ajoute Anne, qui se souvient d’avoir vu la victime avec « deux yeux au beurre noir ».

Au mois de mars dernier, Chahinez avait porté plainte au commissariat de Mérignac contre son conjoint pour une agression mais, selon le parque, l’intéressé, recherché par la police, était « introuvable ».

Selon des données officielles, Chahinez est la 39e victime d’un meurtre conjugal en France depuis le début de l’année 2021. En 2020, 90 féminicides ont été officiellement recensés en France, contre 146 l’année précédente.

Avec AFP

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