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France: un ministre du nouveau gouvernement accusé de «viol»

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À peine nommé, le nouveau gouvernement Borne du président Emmanuel Macron est au cœur d’un scandale. Son ministre de la Solidarité, Damien Abad, est accusé de viol. L’affaire a, d’ores et déjà, pris un large espace du débat dans les milieux politiques et médiatiques en France.

Une enquête publiée samedi 21 mai par Mediapart, révèle que l’ex-patron des députés Les Républicains (LR), nommé au poste de ministre des solidarités, de l’autonomie et des personnes handicapées, est visé par des accusations de « viols ». Un signalement s’appuyant sur les témoignages de deux femmes, a été adressé, par mail, aux partis La République en marche (LRM) et LR, par l’Observatoire des violences sexistes et sexuelles en politique, entre le 16 et le 20 mai, affirme la même source.  

Agée aujourd’hui de 41 ans, une femme décrit le viol qu’elle dit avoir subi en 2010 et évoque l’existence d’une plainte pour viol déposée par une autre femme contre Damien Abad, déposée en 2017 et classée sans suite.

Deux femmes, deux témoignages  

Dans son témoignage à Mediapart, elle dit avoir rencontré Abad le 7 août 2010 à l’occasion du mariage d’amis communs. Les deux échangent ensuite via les réseaux sociaux, et se voient au cours de l’automne à l’initiative insistante de l’élu, alors eurodéputé, dans un restaurant puis un bar parisien. «Il propose du champagne, j’ai bu une coupe. Et là, black-out, jusqu’au lendemain matin. Ça ne m’était jamais arrivé, surtout pas après un seul verre», raconte-t-elle. Et d’ajouter s’être réveillée aux côtés de Damien Abad «dans une chambre d’hôtel proche du bar».

L’autre femme, une ancienne militante centriste de 35 ans, raconte des faits qui remontent au 12 janvier 2012. Après quelques échanges par texto avec Damien Abad, et des salves de SMS insistants, retranscrits par le média qui «a pu avoir accès à la plainte», elle accepte un rendez-vous à Paris avec l’élu qui lui demanda de mettre une “belle robe”, “avec un décolleté”. Elle décrit ensuite une relation sexuelle empreinte “d’irrespect, d’injonction et d’insistance”.

Damien Abad dénonce « une tentative de déstabilisation »

En réaction, le nouveau ministre dénonce «une tentative évidente de déstabilisation à un moment clé de (son) parcours politique». «Je conteste avec la plus grande force ces accusations de violences sexuelles. Je conteste avoir exercé quelque forme de contrainte que ce soit sur aucune femme. Je conteste enfin tout abus de pouvoir lié aux fonctions que j’ai occupées. Les relations sexuelles que j’ai pu avoir tout au long de ma vie ont toujours été mutuellement consenties», écrit-il dans un communiqué publié dimanche à la mi-journée. 

La Première ministre met en garde

Pour justifier ses dires, Damien Abad explique qu’en raison de son handicap (Atteint d’arthrogrypose, une maladie congénitale qui affecte la mobilité de ses quatre membres), il lui est «impossible physiquement de commettre les actes décrits».

Interrogée ce matin alors qu’elle était en déplacement dans le Calvados, la Première ministre, Elisabeth Borne, a déclaré qu’elle n’était «pas au courant». Cependant, «sur tous ces sujets de harcèlement, d’agression sexuelle, il ne peut y avoir aucune impunité», a-t-elle ajouté dans une forme de mise en garde.

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