Forte mobilisation pour soutenir les journalistes d’Algérie Part

C’est aujourd’hui 08 novembre que le procès des journalistes de la rédaction d’Algérie Part va se dérouler au tribunal de Sais Hamdine à Alger.

Crédit photo : SevenDZ | Rassemblement devant le tribunal de Said Hamdine

C’est aujourd’hui 08 novembre que le procès des journalistes de la rédaction d’Algérie Part va se dérouler au tribunal de Sais Hamdine à Alger.

Plusieurs dizaines de personnes ont répondu à l’appel lancé par le comité de soutien à ces journalistes relayés par plusieurs organisations. Dès 09 heures du matin, une délégation dépêchée par la direction du FFS est arrivée pour se constituer en défense des journalistes accusé. Pour Jugurtha Abbou, porte-parole désigné pour ce procès « il est du devoir du parti de ne pas rester silencieux devant une telle situation. Il s’agit d’un acte politique qui a pour but de museler toute voix qui s’élève pour dénoncer ». « C’est le caractère démocratique qui est menacé dans notre pays ».

 Les membres présents du parti de Jil Jadid partagent les mêmes positions : il est de notre devoir de défendre ces journalistes, car ce sont eux qui nous informent en continu. Un pays sans presse libre n’est rien d’autre qu’une dictature » déclare Meriem Saidani, militante du parti de Sofiane Djilali. Amnesty internationale, RAJ et plusieurs autres organisations ont répondu à l’appel.

Le rassemblement s’est tenu dans le calme sans l’intervention des services de sécurité. Deux militants ont été interpeller vers midi sans connaitre les raisons.

Said Boudour, éditeur et membre du syndicat algérien de la presse électronique explique que « cette action était nécessaire afin d’exprimer, notre soutien aux collègues arrêtés et demander notamment la libération de tous les journalistes détenus ».

Dans le tribunal, les agents de la police ont du mal à gérer la situation, au point où ils interdisent l’accès aux journalistes dans la salle. Il a fallu l’intervention des avocats de la défense et le procureur de la république pour qu’il aient enfin l’accès à la salle qui est pleine à craquer.

Zoubida Assoul, avocate qui s’est constitué avec plus de 27 autres avocats estime que « cette mobilisation est un bon signe. Il faut continuer à défendre les causes justes » nouis confie l’avocate et membre du mouvement Mouwatana.

Pour le moment, le juge a annoncé que l’audience sera la dernière pour libérer la salle. Les accusés seront jugés vers 14H30 selon les dernières informations partagées par les avocats des accusés.