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FFS: “Le système persiste dans le statu quo” et “préfère gérer la population par la carotte et le bâton”

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Le Coordinateur de l’instance présidentielle du Front des forces socialistes (FFS), Ali Laskri, a estimé, ce mercredi 15 mai, que le système persiste dans le statu-quo, “refusant tout processus démocratique transparent et préférant gérer la population par la carotte et le bâton”.

 

Dans un communiqué rendu publique, Ali Laskri que le système qui a été “mis en place au lendemain de l’indépendance n’a pas évolué alors que le contexte national et international, lui, a complètement changé”.

Ce système (institutions- hommes) très centralisé, a fonctionné avec des institutions conçues d’en haut, non élues démocratiquement, et des hommes cooptés, laissant peu d’espace à la participation de la population”, indique le Coordinateur de l’instance présidentielle du FFS.

Et d’ajouter: “En vérité, le système servi par des ressources naturelles abondantes a duré en s’achetant une légitimité sociale pour ne pas dire la paix sociale à défaut d’une légitimité politique”.

Pour Ali Laskri, “L’Exécutif n’est pas parvenu à décentraliser l’administration et à diversifier l’économie en l’ancrant au plan régional et mondial, afin de créer des emplois en nombre suffisant et des infrastructures sociales en rapport avec les besoins croissants de la population”.

Le Coordinateur de l’instance présidentielle du Front des forces socialistes (FFS) a mis l’accent sur la faillite des appareils de l’Etat dans la construction d’un Etat de droit. Pour lui, “le Législatif en mal de légitimité n’a pas constitué un contre-pouvoir crédible en mesure d’être le porte-voix des aspirations réelles de la population”, soulignant que l’appareil Judiciaire, quant à lui, “sa dépendance à l’égard de l’exécutif, son silence devant la violation des lois, y compris de la Constitution, l’a rendu inapte à construire l’Etat de droit”.

“L’utilisation de la violence et de la répression contre toute expression de rejet du système et de démocratisation a ouvert la voie à la crise de confiance voire une défiance de la population à l’égard des gouvernants. Le mouvement révolutionnaire du 22 février est venu consacrer le rejet de ce système”, souligne Ali Laskri.

Ali Laskri estime que “pour ceux qui sont dans le système, la crainte d’un changement du système par des forces extérieures autonomes est perçue comme une menace pour la survie du régime, c’est-à-dire pour les positions, les privilèges, les patrimoines, voire la sécurité des uns et des autres”, affirmant que “cette peur a conduit le système à persister dans le statu-quo, refusant tout processus démocratique transparent et préférant gérer la population par la carotte et le bâton”.

“Le FFS et les forces d’opposition les plus représentatives, la société civile autonome et la population qui dans sa majorité n’attend plus rien de ce régime, ils considèrent que le système est usé”, affirme l’auteur du communiqué.

“Ils ne croient plus que les institutions et les hommes de ce système, qui ne sont pas élus démocratiquement et qui ne peuvent donc pas s’exprimer en leur nom, soient en mesure de faire évoluer le système pour améliorer leurs conditions de vie et de travail. Bien plus les citoyens, mieux avertis des progrès politiques, économiques, sociaux et culturels, réalisés dans le monde, grâce aux réseaux sociaux et les nouvelles technologies d’information et de communication, rejettent en bloque ce système corrompu et corrupteur”, indique le FFS

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