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FFS: le maintien de Youcef Aouchiche relance la crise  

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La stabilité dont se vante la direction nationale du Front des forces socialistes (FFS), n’est que de façade ! Le parti est miné de l’intérieur. Et pour cause, la dernière décision de l’Instance présidentielle (IP), de reconduire Youcef Aouchiche, comme Premier secrétaire national, ne fait pas l’unanimité. Elle n’a pas eu le consensus des cinq membres. La crise est plus que jamais relancée.

Deux membres de l’IP, à savoir Soufiane Chioukh et Mohamed Hadji, dénoncent «une décision non consensuelle» et interpellent les membres du Conseil national du FFS, les invitant à «chercher les moyens de sortir le parti de cette situation».

Dans une lettre interne adressée aux membres de cette instance suprême entre deux congrès, dont interlignes détient une copie, les deux dirigeants expliquent voir été «surpris» par la décision des trois autres membres de l’IP (Hakim Belahcel, Brahim Meziani et Nora Touahri, Ndlr) du 26 février, mettant fin au Secrétariat national et chargeant Youcef Aouchiche d’en former un nouveau.

Situation anti-statutaire

Or, le mandat du Premier secrétaire national désigné officiellement en date du 31 aout 2020 a pris fin «après un an», selon les statuts, rappellent les deux responsables qui disent avoir demandé à leurs trois camarades d’inviter Aouchiche «à présenter son bilan devant le Conseil national». Un nouveau premier secrétaire national devait, par la suite être désigné «avec un secrétariat réduit pour préparer le prochain Congrès national». Mais, la demande de Chioukh et Hadji «s’est toujours heurtée au refus» de Belahcel, Meziani et Touahri.

Sénatoriales: Un coup de force?

Ce n’est pas, à en croire les deux dirigeants. La décision du parti de prendre part aux élections sénatoriales du 5 février n’a été prise ni par consensus ni dans le respect des statuts.  «Nous étions catégoriques à ce que la décision soit prise par l’organe habilité à le faire, à savoir le Conseil national. Or, trois membres de l’Instance présidentielle ont pris la décision de prendre part, sans le respect de ces indications statutaires», assènent les rédacteurs de la lettre.

Et comme par hasard, le candidat du FFS à Tizi-Ouzou, lors de ces élections, n’est autre que Youcef aouchiche qui, d’ailleurs, a été élu sénateur, au même titre que Mhenni Haddadou, ex-P/APW de Bejaia.

Même en prévision du 6e Congrès ordinaire, Chioukh et Hadji accusent leurs trois camarades de «vouloir faire dans la précipitation en faisant fi de la situation organique du parti et du contexte politique».

L’enjeu du prochain congrès

Devant ce qui semble être une situation d’impasse, les deux dirigeants n’ont trouvé de recours que d’interpeller les membres du Conseil national. «Devant cette situation ubuesque et après avoir vainement tenté de dissuader nos trois camarades de l’IP des conséquences néfastes de ces prises de décisions, non consensuelles, nous avons pris nos responsabilités pour vous informer, en premier lieu, pour que tous ensemble, nous allions examiner et chercher le voies et moyens de sortir le parti de cette situation», écrivent-ils.

Consensus: l’echec!

Depuis 2017 avec l’explosion de l’affaire Rachid Halet, le FFS a organisé deux congrès extraordinaires, pour changer l’Instance présidentielle (IP). Cette instance a été créée lors du 5e congrès tenu en 2013, suite au retrait du chef charismatique, feu Hocine Aït Ahmed de la présidence du parti. Ces changements prouvent, sans doute l’échec de la gestion collégiale. Mais, surtout l’échec de la direction du FFS à instaurer le ‘’consensus’’ en interne ; elle qui ne cesse d’appeler «à la construction d’un consensus national» pour sortir le pays de la crise…

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