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FFS : Ali Laskri nargue à nouveau les membres du « cabinet noir »  

Le puissant membre de l’instance présidentielle du front des forces socialistes (FFS), Ali Laskri nargue à nouveau les partisans de l’ancien « cabinet noir » qui ont crié au scandale après l’exclusion de la députée Salima Ghozali, la suspension de Chafaa Bouaïche.

Melissa NAIT ALI

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Intervenant, ce matin à l’ouverture de la conférence nationale des élus du parti, il nie carrément l’existence d’une crise politique au FFS. « Il n’y a aucune crise au FFS. Pour le moment, notre priorité est la mobilisation politique du parti et de la société », lance-t-il.

« L’audience et la crédibilité du FFS dans la société est devenue forte (organisation de meetings et marches). Pour nos adversaires et la police politique, c’est cela qu’il faut détruire, c’est cet élan qu’il faut briser. Au final, seuls les actes et les positions politiques permettent la décantation », déclare-t-il.

Ali Laskri réaffirme, dans la foulée, que la direction du parti est déterminée à faire respecter les règles du jeu. «Le FFS s’est fixé comme tradition de libérer les débats et de respecter les règles du jeu démocratique. Il doit respecter et faire respecter sa différence qui est d’éviter les pratiques que nous ne cessons de condamner chez les autres formations qui ont vendu leur âme aux maîtres de l’heure », indique-t-il.

« Une campagne de déstabilisation »

Sans citer les noms des personnes ayant fait l’objet de mesure disciplinaire, le nouvel homme fort du FFS condamne « une campagne de déstabilisation ». « Notre parti a fait l’objet et fera l’objet d’une campagne de déstabilisation. Cette campagne a un lien avec les futures échéances électorales », dit-il.

Et d’ajouter : «Ce n’est pas la première fois que ça nous arrive, car à l’approche de chaque échéance, nous avons connu et fait face aux manœuvres programmées par nos adversaires et la police politique. Cette stratégie a pour objectif de nous affaiblir et d’empêcher notre parti de s’ouvrir sur la société ».

Abordant la situation politique nationale, Ali Laskri charge violement le pouvoir en place. «Encore une fois, des orages de saison ont mis à nu des chiffres énormes des dépenses destinées à finir dans les comptes des affairistes véreux, barons criminels de la corruption qui gangrène toutes les institutions du pays », lance-t-il.

Selon lui, le droit à l’autodétermination est nié au peuple algérien, « alors que le droit d’avoir des droits constitue la raison d’être et la légitimité fondatrice de l’État algérien ». « Le régime s’affirme et se drape d’une façade démocratique avec un Parlement illégitime qui a terni et mis à mal l’image du pays à l’étranger, la Constitution amendée a mis en place un système présidentiel ne laissant aucune initiative au Parlement », déplore-t-il.

Evoquant les prochaines sénatoriales, Ali Laskri annonce la participation du FFS à cette échéance. « Le conseil national du FFS a voté l’option de participation aux prochaines sénatoriales en tenant compte de l’engagement de remettre le parti à ses militants, d’où le choix des candidats à l’élection sera tranché par les élus à travers l’organisation des primaires », indique-t-il.

 

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Boudjemaa Talaï devant la Cour suprême ce lundi

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L’ancien ministre des transports et des travaux publics, Boudjemaa Talaï, comparait ce lundi, devant le juge enquêteur près la Cour suprême pour être entendu sur des affaires liées à la corruption.

 

Boudjmaa Talaï qui est cité dans des affaires de malversation enregistrées dans le secteur des travaux publics, doit répondre aux chefs d’accusation d’octroi d’indus avantages dans les marchés et contrats publics, de dilapidation de deniers publics, d’abus de fonction et conflit d’intérêt et corruption dans l’octroi des marchés publics.

Pour rappel,  le ministère de la Justice avait demandé, en juin dernier, la levée de son immunité parlementaire.

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Béjaïa : Les citoyens empêchent une conférence soupçonnée d’être en faveur de l’Instance de dialogue

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Le Panel de Karim Younes continue à s’attirer les foudres des citoyens. Après avoir subi le rejet populaire à Oran, Chlef et Boumerdes, voila qu’il vient d’être une nouvelle fois récusé par les habitants de Béjaia.

 

Ce mardi matin, de nombreux citoyens se sont rassemblés devant la bibliothèque principale de la lecture publique de la wilaya pour empêcher la tenue d’une conférence organisée par l’Association pour la renaissance de la medersa El Kheldounia de Bejaia, sur la crise politique que connait le pays depuis plus de six mois.

Selon la page Facebook Bejaia sois l’observateur, les manifestants soupçonnent ces conférences d’être en faveur de l’Instance de dialogue de Karim Younes surtout que celles-ci devaient être animées par Salah Derradji, ex-sénateur FLN, Mustapha Mekideche, vice-président du CNES et Walid Laggoune, professeur en droit institutionnel.

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28e mardi. Les étudiants répondent à Gaid Salah: « Il n’y aura pas de vote avec la bande au pouvoir »

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Les indomptables parmi la communauté ont réinvesti les rues d’Alger pour le 28e mardi contre le pouvoir en place. Les étudiants, dont la mobilisation reprend de plus belle, n’entendent pas céder notamment avec le dernier discours du chef d’état-major qui a suggéré lundi la convocation du corps électoral le 15 septembre.

 

Leur voix vibrent une nouvelle fois, ce mardi 3 septembre, pour réitérer leurs revendications et dénoncer l’entêtement du pouvoir à imposer sa feuille de route quand bien même récusée par les manifestants. Aujourd’hui, les étudiants promettent une mobilisation de force aussi longtemps que leur voix peine à trouver oreille attentive.

Comme les mardis derniers,  les jeunes hirakistes décident encore une fois d’investir la rue pour porter à bras-le-corps les revendication populaires, qui sont aussi les leurs et auxquelles le chef de corps d’armée vient d’opposer « une fin de non-recevoir ». « Dawla madania, machi askaria », « Les généraux à la poubelle, et l’Algérie accèdera à l’indépendance ! », a-t-on scandé en guise de réponse à Gaïd Salah qui, pour démontrer sa volonté à imposer sa feuille de route allant à contre sens des aspirations des Algériens, souhaite la convocation le corps électoral le 15 du mois en cours. Mais les étudiants, appuyés par la participation des têtes grisonnantes, ont donné leur réponse « makanch intikhabat m3a l’issabat » (pas d’élections avec la bande),  « les généraux lazam ytirou », crient à gorges-déployées les manifestants.

Force est de souligner que la plupart des manifestants sont des non-étudiants qui ont décidé de participer à la marche pour réaffirmer leur soutien à la contestation estudiantine, considérée comme le fer de lance du hirak. « Nous les soutenons (étudiants) chaque mardi pour donner force à leur mouvement. Ce sont nos enfants, nous restons toujours à leur côtés. Il s’agit de leur avenir et l’avenir de notre maison commune, l’Algérie. Les Algériens doivent rester mobilisés, la bande au pouvoir est très difficile à manier et a montré son mépris aux aspirations populaire. Maintenant c’est eux ou nous. Mais nous aurons, si dieu le veut, notre indépendance », témoigne un sexagénaire les yeux embués par la confiance et la colère.

Cependant, les manifestants doivent également faire face à la machine répressive que le pouvoir ne semble pas vouloir l’arrêter afin de fragiliser le hirak et étouffer les voix discordantes. Ce mardi, des policiers en civil déployés en force dans les rues d’Alger, ont arraché des pancartes aux manifestants à la place des martyrs. Imperturbables, les hirakistes ne cédent pas à la provocation et poursuivent pacifiquement leur mouvement, selon des témoins sur place.

Aujourd’hui, les étudiants ont répondu clairement aux tenants du pouvoir. « Il n y’aura pas de vote tant que les symboles du régime en l’occurence, Abdelkader Bensalah et Noureddine Bedoui sont toujours au sommet de l’Etat ». « Nous allons poursuivre les marches et nous jurons que nul ne peut nous arrêter », scandent les voix vibrantes et harmonieuses à Alger et dans les autres villes du pays.

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