FFS : Ali Laskri nargue à nouveau les membres du « cabinet noir »  

Le puissant membre de l’instance présidentielle du front des forces socialistes (FFS), Ali Laskri nargue à nouveau les partisans de l’ancien « cabinet noir » qui ont crié au scandale après l’exclusion de la députée Salima Ghozali, la suspension de Chafaa Bouaïche.

Intervenant, ce matin à l’ouverture de la conférence nationale des élus du parti, il nie carrément l’existence d’une crise politique au FFS. « Il n’y a aucune crise au FFS. Pour le moment, notre priorité est la mobilisation politique du parti et de la société », lance-t-il.

« L’audience et la crédibilité du FFS dans la société est devenue forte (organisation de meetings et marches). Pour nos adversaires et la police politique, c’est cela qu’il faut détruire, c’est cet élan qu’il faut briser. Au final, seuls les actes et les positions politiques permettent la décantation », déclare-t-il.

Ali Laskri réaffirme, dans la foulée, que la direction du parti est déterminée à faire respecter les règles du jeu. «Le FFS s’est fixé comme tradition de libérer les débats et de respecter les règles du jeu démocratique. Il doit respecter et faire respecter sa différence qui est d’éviter les pratiques que nous ne cessons de condamner chez les autres formations qui ont vendu leur âme aux maîtres de l’heure », indique-t-il.

« Une campagne de déstabilisation »

Sans citer les noms des personnes ayant fait l’objet de mesure disciplinaire, le nouvel homme fort du FFS condamne « une campagne de déstabilisation ». « Notre parti a fait l’objet et fera l’objet d’une campagne de déstabilisation. Cette campagne a un lien avec les futures échéances électorales », dit-il.

Et d’ajouter : «Ce n’est pas la première fois que ça nous arrive, car à l’approche de chaque échéance, nous avons connu et fait face aux manœuvres programmées par nos adversaires et la police politique. Cette stratégie a pour objectif de nous affaiblir et d’empêcher notre parti de s’ouvrir sur la société ».

Abordant la situation politique nationale, Ali Laskri charge violement le pouvoir en place. «Encore une fois, des orages de saison ont mis à nu des chiffres énormes des dépenses destinées à finir dans les comptes des affairistes véreux, barons criminels de la corruption qui gangrène toutes les institutions du pays », lance-t-il.

Selon lui, le droit à l’autodétermination est nié au peuple algérien, « alors que le droit d’avoir des droits constitue la raison d’être et la légitimité fondatrice de l’État algérien ». « Le régime s’affirme et se drape d’une façade démocratique avec un Parlement illégitime qui a terni et mis à mal l’image du pays à l’étranger, la Constitution amendée a mis en place un système présidentiel ne laissant aucune initiative au Parlement », déplore-t-il.

Evoquant les prochaines sénatoriales, Ali Laskri annonce la participation du FFS à cette échéance. « Le conseil national du FFS a voté l’option de participation aux prochaines sénatoriales en tenant compte de l’engagement de remettre le parti à ses militants, d’où le choix des candidats à l’élection sera tranché par les élus à travers l’organisation des primaires », indique-t-il.

 

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