FFS : « 2018 est l’année d’atteinte aux  droits et libertés »

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Le Front des Forces Socialistes(FFS) a organisé, aujourd’hui samedi à Alger une rencontre à l’occasion  de la journée internationale des droits de l’homme portant sur «  la Réalité des droits de l’Homme en Algérie ». Le premier secrétaire nationale du parti, Mohamed Hadj Djilani qui a donné le coup d’envoie à la rencontre a brossé un tableau  peu reluisant de la situation des droits de l’homme en Algérie.

Il donnera le ton d’emblée en indiquant que « 2018 est l’année de la répression et de l’atteinte aux droits et libertés ». Son argument est que  « la situation des droits de l’Homme en Algérie s’est caractérisée en 2018 par une violation des droits de l’Homme et des libertés ».

« Ni l’avocat ni le militant politique, ni même le journaliste, l’artiste et le syndicaliste n’ont échappé à des poursuites judiciaires pour des accusations fallacieuses et traitées d’une manière portant atteinte à la dignité humaine » a-t-il lancé pour illustrer ses propos.

Aussi et tout en expliquant que  cette situation a atteint même les avocats et les défenseurs des droits de l’Homme, dont  Me Ahmine et Maitre Chalabi , Hadj Djilani fait observer que « l’appareil judiciaire est devenu un outil aux mains du pouvoir pour réprimer les droits et les libertés au lieu d’en être le garant, et l’utilisation de la politique de terreur et de peur à l’égard des familles des disparus qui continuent à réclamer vérité et justice ».

Dans le même ordre d’idées, le premier secrétaire national du parti pointe  l’atteinte au droit d’association en déplorant le fait que « la création d’association est toujours soumise à des procédures bureaucratiques restrictives ».

Dans le même ordre d’idées, Hadji Djilani s’élèvera contre l’interdiction des manifestations publiques : « le peuple algérien est interdit de son droit élémentaire d’exprimer son avis, les rassemblements sont réprimes, la presse est étouffée et les syndicats autonomes souffrent de contraintes et de menaces persistantes ».

Plus grave encore note le conférencier, des militants politiques et des droits de l’Homme « croupissent dans les prisons et poursuivis en justice pour leurs activités politiques, syndicales et associatives ». Les institutions de l’état « répriment tous les mouvements de contestation et le mouvement syndical, les associations et les militants des droits de l’Homme » fustige tout autant l’orateur sous les applaudissements de la salle.

Il citera à ce propos l’exemple « du comportement du régime face aux manifestations des retraités de l’ANP, des médecins résidents, des militants des droits de l’Homme des syndicalistes et des rassemblements des familles des disparus ».

L’année 2018 a également été marquée par un « précédent grave dans l’histoire de notre pays » fait remarquer Hadj Djilani qui le décline à travers le fait que le parlement algérien « ne peut exercer ni le pouvoir législatif ni le pouvoir de contrôle sur le gouvernement sous le système actuel, sa mission ne consiste qu’à servir de décor ».

sur sa lancé, il tonnera que « les institutions ne constituent  qu’une caisse résonance  et des instruments  au profit des intérêts et des équilibres claniques  d’un Etat  qui n’existe  que par  ses démembrements sécuritaires  qu’en veut mettre  au service de la répression des forces  contestatrices du système de gouvernance obsolète incapable  de répondre  aux aspirations populaires ».

En définitif,   le respect des droits de l’Homme en Algérie « ne sont qu’une façade vidée de son sens, et ce depuis l’indépendance du pays » conclu Hadj Djilani arguant que « le pouvoir refuse d’instaurer le dialogue et les solutions consensuelles qui garantissent les intérêts des citoyens et de l’état, et instaurent la confiance entre le peuple et les institutions de l’Etat ».

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